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dimanche 8 mars 2026

Le Chili et le « droit » impérialiste

Concurrence et préguerre sous-marines

 


 

Les États-Unis ont suspendu les visas de trois membres du gouvernement chilien dont le ministre des Télécommunications. Leur faute ? Accepter la construction par l'opérateur China Mobile d'un câble optique sous-marin reliant le port chilien de Valparaiso à Hong Kong.

         L'impérialisme nord-américain ne veut pas de la concurrence chinoise, en particulier dans une région qu'il considère comme faisant partie de sa chasse gardée. Il veut imposer le projet de câble sous-marin de la société Google.

         La guerre commerciale que mènent les États-Unis contre la Chine se poursuit. Jusqu'à ce qu'elle débouche sur la guerre tout court, comme contre l’Iran.

samedi 7 mars 2026

États-Unis : l’affirmation d’une domination

 États-Unis : l’affirmation d’une domination

L’impérialisme américain a, peu après l’instauration du régime des mollahs en 1979, marqué son hostilité à un pouvoir iranien qui, aussi réactionnaire et dictatorial soit-il, refusait de s’aligner sans broncher derrière Washington et ses intérêts.

Publié le 04/03/2026

Au cours de ces 47 années, la politique américaine a pris des formes plus ou moins belliqueuses. Rien que dans la période récente, c’est le même Trump qui, avec son comparse israélien Netanyahou, a fait bombarder l’Iran en juin 2025, avant, cette année, d’ouvrir des pourparlers avec Téhéran sur la question de son programme nucléaire. C’était quelques jours à peine avant l’attaque américano-israélienne du 28 février, lancée au prétexte que ledit nucléaire iranien serait une menace pour l’ordre mondial dans une région capitale pour l’impérialisme.

Et n’oublions pas que c’est Trump, durant son premier mandat, et non pas le régime des mollahs, qui avait décidé en mai 2018 de se retirer de l’accord de Vienne. Signé par les États- Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine, cet accord avait pour tâche de neutraliser le volet militaire du programme nucléaire iranien !

Certains y voient un des habituels revirements, sinon une manifestation des propos souvent inconséquents de Trump. Certes, ce dernier peut paraître incohérent. Mais cela n’empêche pas l’impérialisme américain, ses dirigeants, son appareil d’État civil et militaire, de savoir ce qu’ils veulent et où ils vont.

Chasses gardées

Derrière le grand spectacle de l’enlèvement du président Maduro au Venezuela, il y avait un avertissement adressé à Cuba et au-delà à toute l’Amérique latine pour leur signifier qu’elle est et doit rester l’arrière-cour des États-Unis, et que la Chine, qui y a pris pied, doit en décamper. Même chose avec l’Iran : il n’est pas question de tolérer un régime qui ne respecte pas la domination américaine sur le Moyen-Orient, qui s’en prend aux alliés locaux de Washington, et qui, sanctions occidentales ou pas, reste le premier pourvoyeur en pétrole de la Chine.

Ce sont là autant de cas montrant que les États- Unis entendent reprendre la main dans ce qu’ils considèrent comme leur pré carré, qui peut s’étendre très loin, et y réaffermir leur domination militaro-politique et leur prépondérance économique. En Asie, on a ainsi vu de façon spectaculaire l’Inde s’aligner sur les États-Unis dès le début des bombardements sur l’Iran, alors que, ces dernières années, New-Delhi avait, comme d’autres, voulu se donner une certaine marge d’indépendance.

Washington adresse également cette démonstration de force à grande échelle aux autres puissances impérialistes. Il est vrai qu’il n’a fallu que quelques heures aux dirigeant français et britanniques pour se remettre d’avoir été placés devant le fait accompli et pour s’aligner derrière l’Amérique en l’assurant de leur soutien militaire.

La Chine dans le viseur

Dans cette reconfiguration de l’organisation mondiale entreprise par l’impérialisme, il lui reste le problème de deux puissances d’une certaine importance. S’agissant de la Russie, affaiblie sur le long terme suite à l’effondrement de l’URSS et, dernièrement, aux conséquences économiques, politiques et humaines de la guerre en Ukraine, Washington estime qu’elle ne représente plus un souci majeur. Reste la Chine. Certes, comme la Russie, elle s’est gardée de prendre une position marquée sur l’intervention contre l’Iran. Mais, si Washington s’efforce de reprendre la main dans toutes les grandes régions du globe et d’y conforter sa domination, la seule puissance susceptible de la contester reste Pékin, et pas seulement dans l’immense région dite indo-pacifique, ni parce que la Chine achète 90 % du pétrole iranien.

L’avertissement guerrier que lance l’impérialisme au monde entier avec son intervention contre l’Iran, qui suit de peu celle contre le Venezuela, et les propos récurrents de Trump sur le besoin que l’Amérique a de mettre la main sur le Groenland, sinon sur le Canada, tout cela est bien loin de l’image du « faiseur de paix » candidat au prix Nobel que Trump se flattait d’incarner. Si contradiction il y a, elle n’est que dans les apparences, car dans la société capitaliste à l’âge de l’impérialisme, il n’y aura jamais de paix qu’en tant qu’intermède entre des conflits plus ou moins généralisés.

                                                   Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

 

Aujourd’hui Samedi 7 mars à 8.30 au café Le départ, gare d’Argenteuil, pour organiser les activités Jolio-Curie, centre, Colonie, Champioux ?

-de 14 à 16 heures : dans le centre, Intermarché ;

Dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,

-De 10 à 11 heures Intermarché,

-de 14 à 16 heures, Centre ;

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

dimanche 1 mars 2026

Iran : Non à la guerre menée par les États-Unis

Si tu veux un monde pacifié, prépare la révolution

 

 

Conjointement avec Israël, les États-Unis ont commencé à bombarder l'Iran. Depuis des jours, l'armée américaine massait des forces dans la région, et plusieurs pays, dont la France, avaient conseillé de quitter le territoire israélien. Ces préparatifs étaient ceux d'une guerre dont l'Iran est victime pour la seconde fois en moins d'un an.

         Pendant qu'il jouait la comédie d'une négociation pour la paix avec les dirigeants iraniens à Genève, l'impérialisme américain ourdissait une guerre dont le maintien et l'extension de sa domination au Moyen-Orient sont l'enjeu principal, au prix d'un chaos permanent au Moyen-Orient.

         Les classe   populaires iraniennes, israéliennes et arabes, tout autant que celles des États-Unis, n'ont aucun intérêt à ces guerres qui les plongent toutes dans l'insécurité.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui -dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.


lundi 23 février 2026

Cuba : étranglée par l’impérialisme

 

Cuba : étranglée par l’impérialisme

Le blocus économique permanent que les États-Unis imposent à Cuba s’est renforcé ces dernières semaines par l’interruption presque totale de la livraison de pétrole.

Publié le 18/02/2026 

Un pétrolier russe dans un port de Cuba

Le pétrole du Venezuela n’est plus livré depuis que, début janvier, les États-Unis ont enlevé le président et menacent sa remplaçante d’un sort pire si elle ne se soumet pas à leurs diktats. La marine américaine arraisonne les pétroliers qui ne respectent pas l’embargo décrété par les États-Unis. Autre fournisseur de Cuba, le Mexique est de même obligé d’arrêter ses exportations de pétrole vers l’ile des Caraïbes.

Cuba vit donc au rythme d’économies énergétiques forcées qui rendent la vie de ses 11 millions d’habitants très difficile. Les transports et l’électricité fonctionnent de façon intermittente. Il devient très compliqué de faire le plein. Le fonctionnement des hôpitaux est réduit. L’économie tout entière est étouffée, de ce qu’il reste du tourisme à l’agriculture et aux usines qui transforment la canne en sucre.

L’hostilité de l’État américain envers Cuba n’est pas une des lubies de Trump. Elle a été constante sous tous les présidents des États-Unis, républicains comme démocrates, depuis 67 ans. Car en 1959, sans avoir la permission de l’impérialisme américain qui considère les Caraïbes comme son arrière- cour, une guérilla s’était transformée en révolution populaire pour renverser le dictateur à la botte de Washington qui dirigeait Cuba.

Fidel Castro, Che Guevara et leurs compagnons avaient pris le pouvoir et, appuyés par la population cubaine, ils avaient pu refuser de céder aux pressions des États-Unis au cours des années suivantes. Ils avaient résisté à des tentatives d’assassinat, de corruption et même à une tentative de débarquement, à la grande satisfaction de nombreux opprimés de par le monde.

Soumis à un embargo économique, le régime castriste avait pu faire fonctionner l’économie et même développer l’accès à l’éducation et à la santé en nationalisant certaines entreprises américaines. Il s’était tourné vers l’URSS, le rival des États-Unis à l’époque de la guerre froide, pour survivre économiquement. Certains pays d’Amérique latine l’avaient aussi aidé à rompre son isolement pour signifier au puissant impérialisme américain qu’il ne pouvait pas tout se permettre. En échange Cuba avait fourni des médecins que sa priorité donnée à la santé lui permettait de former en bien plus grand nombre que ses voisins soumis aux multinationales américaines.

Depuis la disparition de l’URSS, il y a 35 ans, les difficultés économiques se sont aggravées dans cette île, marquée par le sous-développement dû à des siècles d’oppression coloniale, d’exploitation esclavagiste et des décennies de soumission au puissant voisin américain. Malheureusement, les efforts du régime castriste pour se maintenir malgré tout l’ont conduit à renforcer ses côtés autoritaires.

Les États-Unis utilisent le prétexte du manque de démocratie dans cette île assiégée par un ennemi infiniment plus puissant, prétendant agir dans l’intérêt de la population. C’est un mensonge accrédité par les plus réactionnaires des Cubains émigrés en Floride. Mais tout en privant Cuba de pétrole, Trump fait aussi pression sur le Nicaragua pour qu’il empêche les Cubains fuyant le désastre économique en cours de passer par son territoire pour rejoindre les États-Unis.

L’objectif de l’impérialisme n’est évidemment pas la défense de la liberté et de la démocratie à Cuba. Il est de réaffirmer sa prédominance sur tout le continent américain, si possible en faisant tomber le régime issu de la révolution de 1959 pour le remplacer par des dirigeants qu’il choisira. Il veut refaire de l’île ce qu’elle était avant cette date : une de ses semi-colonies.

                                            Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°3003)