États-Unis :
l’affirmation d’une domination
L’impérialisme américain a, peu
après l’instauration du régime des mollahs en 1979, marqué son hostilité à un
pouvoir iranien qui, aussi réactionnaire et dictatorial soit-il, refusait de
s’aligner sans broncher derrière Washington et ses intérêts.
Publié le 04/03/2026
Au cours de ces 47 années,
la politique américaine a pris des formes plus ou moins belliqueuses. Rien que
dans la période récente, c’est le même Trump qui, avec son comparse israélien
Netanyahou, a fait bombarder l’Iran en juin 2025, avant, cette année, d’ouvrir
des pourparlers avec Téhéran sur la question de son programme nucléaire.
C’était quelques jours à peine avant l’attaque américano-israélienne du
28 février, lancée au prétexte que ledit nucléaire iranien serait une
menace pour l’ordre mondial dans une région capitale pour l’impérialisme.
Et n’oublions pas que c’est
Trump, durant son premier mandat, et non pas le régime des mollahs, qui avait
décidé en mai 2018 de se retirer de l’accord de Vienne. Signé par les
États- Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine,
cet accord avait pour tâche de neutraliser le volet militaire du programme
nucléaire iranien !
Certains y voient un des
habituels revirements, sinon une manifestation des propos souvent inconséquents
de Trump. Certes, ce dernier peut paraître incohérent. Mais cela n’empêche pas
l’impérialisme américain, ses dirigeants, son appareil d’État civil et
militaire, de savoir ce qu’ils veulent et où ils vont.
Chasses
gardées
Derrière le grand spectacle de
l’enlèvement du président Maduro au Venezuela, il y avait un avertissement
adressé à Cuba et au-delà à toute l’Amérique latine pour leur signifier qu’elle
est et doit rester l’arrière-cour des États-Unis, et que la Chine, qui y a pris
pied, doit en décamper. Même chose avec l’Iran : il n’est pas question de
tolérer un régime qui ne respecte pas la domination américaine sur le
Moyen-Orient, qui s’en prend aux alliés locaux de Washington, et qui, sanctions
occidentales ou pas, reste le premier pourvoyeur en pétrole de la Chine.
Ce sont là autant de cas montrant
que les États- Unis entendent reprendre la main dans ce qu’ils considèrent
comme leur pré carré, qui peut s’étendre très loin, et y réaffermir leur
domination militaro-politique et leur prépondérance économique. En Asie, on a
ainsi vu de façon spectaculaire l’Inde s’aligner sur les États-Unis dès le
début des bombardements sur l’Iran, alors que, ces dernières années, New-Delhi
avait, comme d’autres, voulu se donner une certaine marge d’indépendance.
Washington adresse également
cette démonstration de force à grande échelle aux autres puissances impérialistes.
Il est vrai qu’il n’a fallu que quelques heures aux dirigeant français et
britanniques pour se remettre d’avoir été placés devant le fait accompli et
pour s’aligner derrière l’Amérique en l’assurant de leur soutien militaire.
La Chine
dans le viseur
Dans cette reconfiguration de
l’organisation mondiale entreprise par l’impérialisme, il lui reste le problème
de deux puissances d’une certaine importance. S’agissant de la Russie,
affaiblie sur le long terme suite à l’effondrement de l’URSS et, dernièrement,
aux conséquences économiques, politiques et humaines de la guerre en Ukraine,
Washington estime qu’elle ne représente plus un souci majeur. Reste la Chine.
Certes, comme la Russie, elle s’est gardée de prendre une position marquée sur
l’intervention contre l’Iran. Mais, si Washington s’efforce de reprendre la
main dans toutes les grandes régions du globe et d’y conforter sa domination,
la seule puissance susceptible de la contester reste Pékin, et pas seulement
dans l’immense région dite indo-pacifique, ni parce que la Chine achète 90 % du
pétrole iranien.
L’avertissement guerrier que
lance l’impérialisme au monde entier avec son intervention contre l’Iran, qui
suit de peu celle contre le Venezuela, et les propos récurrents de Trump sur le
besoin que l’Amérique a de mettre la main sur le Groenland, sinon sur le
Canada, tout cela est bien loin de l’image du « faiseur de paix » candidat au
prix Nobel que Trump se flattait d’incarner. Si contradiction il y a, elle
n’est que dans les apparences, car dans la société capitaliste à l’âge de
l’impérialisme, il n’y aura jamais de paix qu’en tant qu’intermède entre des
conflits plus ou moins généralisés.
Pierre Laffitte (Lutte ouvrière
n°3005)
Les prochaines permanences et
rendez-vous prévus à Argenteuil :
Aujourd’hui Samedi
7 mars à 8.30 au café Le départ, gare d’Argenteuil, pour organiser les
activités Jolio-Curie, centre, Colonie, Champioux ?
-de 14 à 16 heures : dans le centre,
Intermarché ;
Dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché
Héloïse,
-De 10 à 11 heures Intermarché,
-de 14 à 16 heures, Centre ;
-Lundi 9 mars :
de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,
-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,
-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;
-mardi 10 mars :
de 10 à 12 h Joliot-Curie,
-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,
-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;
-Mercredi 11
mars, de 10 à 12 heures, Centre,
-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.
Mercredi 11 mars : 19 h.
réunion à Bezons