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vendredi 1 mai 2026

Rafle policière contre les travailleurs : une éducation pour la jeunesse

 Nos lecteurs écrivent : Rafle policière dans les Yvelines

Publié le 28/04/2026

Le matin, je prends la ligne de bus qui part des Mureaux, dans les Yvelines, vers la Défense, pour me rendre à l’école où je suis élève. À 7 h 30, les personnes qui prennent ce bus pour se rendre sur leurs lieux de travail sont en majorité des travailleurs d’origine immigrée.

Il y a un mois, fin mars, alors que nous passions un péage sur l’A14, une quinzaine de policiers ont arrêté le bus pendant un quart d’heure, et ont procédé à un contrôle des papiers de tous les passagers. Ils ont embarqué avec eux trois personnes, leur disant que leurs papiers n’étaient pas en règle. Certains travailleurs leur ont demandé des justificatifs de retard, qu’ils ont refusé de donner.

En fait de tels contrôles semblent fréquents, visant clairement les travailleurs immigrés.

                                          Un lecteur révolté  (Lutte ouvrière n°3013)

samedi 25 avril 2026

Rima Hassan : tracas et traçage à son encontre

 Police : grandes oreilles, petite tête

Publié le 22/04/2026

Dans la procédure lancée contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme, la police n’a pas lésiné sur les moyens. Alors qu’elle était accusée pour un simple post édité le 26 mars, post qu’elle a retiré très vite, les policiers traçaient depuis janvier sa géolocalisation sur son téléphone portable, suivant tous ses déplacements.

Ainsi, ils ont pu effectuer des recherches auprès de l’Agence nationale des données de voyage (ANDV), auprès de la SNCF pour connaître l’intégralité des voyages de la députée. Mais à leur grand désespoir, ils n’ont rien découvert de compromettant, tout comme ils n’avaient rien trouvé lors de son audition. Et c’est le policier qui a reçu Rima Hassan à sa convocation qui a vendu la mèche quand il lui a benoîtement demandé pourquoi elle n’avait pas son téléphone portable, précisant qu’il savait qu’elle l’avait cinq minutes avant. Cela a mis la puce à l’oreille de Rima Hassan et de son avocat qui ont demandé des explications et découvert le traçage effectué par la police.

                                              A. U. (Lutte ouvrière n°3012)

samedi 11 avril 2026

Argenteuil, la police, un sujet à ne pas discuter ? Eh bien si, parlons-en quand c’est nécessaire

 

Quand la disproportion est au rendez-vous, il faut la discuter

 


 

Si vous voulez que votre post sur Facebook soit retenu par les algorithmes et diffusé largement, il y a un sujet qui y contribue : la police ! C’est ce que j’ai pu vérifier une nouvelle fois à propos de la brève portant sur la présence policière disproportionnée aux abords de la mairie d’Argenteuil mardi dernier alors que moins d’une centaine de membres du service municipal des écoles protestait contre leurs conditions de travail.

         Certes si vous écrivez sur la police, ne vous attendez pas à recevoir uniquement des fleurs. C’est plutôt la tendance contraire que vous subirez. Ses défenseurs inconditionnels mèneront la charge sans guère de discernement ni de nuance. Il est vrai, en l’occurrence, la charge n’est faite que de mots et la douleur n’est que limitée.

         Dans le post en question, je ne critiquais pas la nature fondamentale de la police dont la fonction principale est de maintenir l’ordre au service de la classe dominante, aux côtés de sa tâche seconde de tenter de faire respecter la tranquillité publique. Je ne dénonçais pas une bavure telles celles qui se produisent mais dont il est très difficile de faire entendre l’écho. Non, je disais uniquement que l’engagement policier ce matin-là était disproportionné. C’est tout, mais c’était apparemment déjà trop.

         Pour terminer, je rappelle que parmi les agentes manifestant ce matin-là, il y avait de très nombreuses ATSEM, ces femmes qui jouent un rôle irremplaçable aux côtés des enseignants dans les classes des écoles maternelles. Parents policiers ou pas, tous bénéficient d’une activité essentielle de ces travailleuses pour aider à ce que les bambins prennent le meilleur départ à l’école. Se retrouver à leur côté contre les coupes claires qu’elles subissent et la dégradation de leurs conditions de travail devrait être une évidence pour tous. DM

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

 

mercredi 8 avril 2026

Argenteuil, caca nerveux à la mairie d’Argenteuil, et déploiement policier

 

Très loin pourtant encore des femmes de 1789

Menace de LBD, elles étaient menaçantes ?


 

Les manifestantes du service des écoles n’ont pas été reçues par les édiles de la Ville. Pour que des représentants syndicaux le soient, il aurait fallu donc que ce préavis de grève d’hier soit levé par eux. La force des travailleurs c’est la grève, et il faudrait brader sa force pour de belles paroles ! À d’autres.

         En revanche, si les édiles étaient absents, la mobilisation de policiers, municipaux et nationaux, était, elle, bien de la partie, et d’une façon totalement démesurée et ridicule.

         Les édiles d’Argenteuil ont donc peur, et l’on comprend leur volonté de barricader partout leur petit château. Mais comme tout cela avait un petit air vraiment dérisoire.

         Cent manifestantes, et la peur s’installe ? Mais qu’en sera-t-il demain lorsque la colère de tous les agents territoriaux et les travailleurs de la Ville les mèneront demain, tous ensemble, aux portes de la « maison commune » ? DM

dimanche 15 février 2026

Justice, police, une célérité et une exigence à géométrie variable. L’affaire de Viry-Châtillon

 Le droit de mentir et de falsifier

D’après Mediapart, la justice s’apprête à classer sans suite la plainte contre la police de six jeunes hommes accusés à tort d’avoir incendié deux voitures de police à Viry-Châtillon le 16octobre 2016.

Publié le 11/02/2026

Lors de cet incendie criminel, quatre policiers avaient été blessés dont un grièvement brûlé. L’enquête, largement médiatisée, menée par leurs collègues avait été bâclée pour incriminer des jeunes de la cité de La Grande Borne à Grigny. En première instance, puis en appel, sur les treize accusés, cinq jeunes ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison et huit ont été acquittés. Une partie d’entre eux ont alors porté plainte contre la police pour falsification de procédure.

En effet, ils ont, pour trois d’entre eux, passé quatre ans en prison pour rien, d’autres ayant écopé d’un an de détention provisoire, alors qu’ils étaient innocents. Comme a témoigné l’un des jeunes arrêtés à tort et qui a fait quatre ans et trois mois de prison : « Ils ne cherchaient pas les coupables mais des coupables. »

Et de fait, les policiers ont tronqué les interrogatoires, allant même jusqu’à les falsifier. Ils ont harcelé les jeunes en garde à vue pour leur faire avouer leur présence et leur complicité. Les audiences, qui sont nécessairement filmées, n’ont été que partiellement retranscrites. Un des jeunes a nié pendant des heures avoir été présent lors de l’attaque mais, à l’issue de la garde à vue, il a fini par dire, sur les conseils de son avocat commis d’office, qu’il ne se souvenait plus de rien. C’est cela qui a été retenu contre lui lors du premier procès. Pire, un témoignage qui le disculpait n’a même pas été versé au dossier.

En 2021, malgré les éléments qui incriminaient les policiers, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, leur avait renouvelé son soutien. « Quoi qu’il arrive et quoi qu’on dise […], je les défends et je les défendrai. » Et c’est exactement ce qui s’est passé. Alors que quatre plaintes pour « faux en écritures publiques », « violences volontaires » et « escroquerie au jugement » ont été déposées par les avocats des jeunes innocentés, la justice ne s’est pas du tout hâtée pour entendre les policiers incriminés.

Depuis 2021, l’affaire est passée entre les mains de cinq juges successifs. Il a fallu attendre 2023 pour que les policiers soient enfin auditionnés. Aucun d’entre eux n’a été mis en examen. Le principal témoin dont les policiers s’étaient servi pour accuser les jeunes n’a même pas été entendu. C’est ainsi que la procédure va certainement aboutir à un non-lieu.

Selon qu’il s’agit de prouver la culpabilité des jeunes des quartiers ou celle des policiers, la justice n’a ni la même célérité, ni la même exigence.

                                                    Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3002)

samedi 7 février 2026

Police : Sainte Alliance avec l’extrême droite

 Police : Sainte Alliance avec l’extrême droite

Samedi 31 janvier, le syndicat majoritaire Alliance-Police nationale appelait ses troupes à manifester dans une vingtaine de villes. Pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs, Alliance appelait aussi les citoyens à soutenir le « combat de la police contre l’insécurité et l’impunité ».

Publié le 04/02/2026

Il n’y a eu nulle part de raz-de-marée. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté au total en France. Les organisateurs avancent le chiffre de 15 000 à 20 000 manifestants à Paris, sans que la Préfecture en ait fait connaître d’autres. Peut-être pour ne pas se contredire entre collègues…

L’appel à manifester d’Alliance, classé à l’extrême droite, n’avait rien d’inédit. Il n’est cependant pas anodin qu’un syndicat de police se pose en pôle de contestation et que des policiers agissent, en dehors de leur service, pour s’adresser à la population en distribuant des tracts, à la sortie du métro ou devant les gares. La concurrence syndicale dans les commissariats – puisque 2026 sera une année d’élections professionnelles – n’est sûrement pas étrangère à l’opération. Mais surtout, en pleine campagne pour les élections municipales, les cortèges du 31 janvier s’inscrivaient dans la démagogie sécuritaire qui a le vent en poupe et dont Alliance est un des chefs de file. À Paris, Sarah Knafo, la candidate à la mairie de Reconquête, le parti de Zemmour, et le candidat du RN, Thierry Mariani, étaient en tête de cortège avec Marion Maréchal et Dupont-Aignan pour dénoncer une justice prétendument laxiste et des policiers bridés par le manque de moyens.

Face au caractère politique indiscutable des manifestations, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a répliqué par une tribune dans Le Journal du dimanche – un hebdomadaire de la galaxie Bolloré classé à l’extrême droite – pour rappeler que le budget 2026 se montrait généreux pour la police. Il a surtout redit son amour inconditionnel pour ses troupes : « Les policiers ont tout mon soutien et ils le savent bien. […] Voilà des années que je le leur manifeste, et pas seulement le samedi. » Nunez lui- même n’est pas d’extrême droite, mais, comme tous les ministres de l’Intérieur, il ménage et couvre les forces de répression.

Des commissariats miteux et des véhicules fatigués sont certainement le quotidien de bien des policiers. Car si beaucoup de politiciens ne sont pas avares de discours sécuritaires démagogiques, quand ils sont au gouvernement, ils arrosent de milliards les classes riches et le grand patronat au détriment de tout le reste, sans égards particuliers pour ceux qui défendent l’ordre social.

La vie dans les quartiers populaires est rendue de plus en plus difficile par le développement de la délinquance liée à la montée de la misère. Mais ce n’est certainement pas la politique de la matraque qui pourra apporter des solutions. Au contraire, elle est lourde de menaces contre les travailleurs eux-mêmes, comme l’a rappelé le tabassage à mort par des policiers, à la mi-janvier, d’un homme, El Hacen Diarra, dans le vingtième arrondissement de Paris.

                                                    Boris Savin (Lutte ouvrière n°3001)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.