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mercredi 12 août 2026

Violences faites aux mineurs : un rapport accablant

Une preuve du mépris de l’État pour ces questions

 

 

Les procureurs, en visite dans les commissariats et les gendarmeries, ont examiné une petite partie des plus de 85 000 plaintes pour violences faites aux mineurs. Ils ont révélé un manque d’effectifs permanent, un « stock fantôme » de dossiers non transmis à la justice ou perdus, ainsi que des auditions d’enfants mal faites par des enquêteurs sans formation, et un outil informatique vétuste.

Une preuve du mépris de l’État pour ces problèmes, malgré les discours gouvernementaux, entre autres de Darmanin, ministre de la Justice après avoir été celui de la police.

 

samedi 25 juillet 2026

Dictature et « démocratie » : La dictature, c’est ferme ta gueule ; la démocratie, c’est cause toujours

 

Loi, et loi à la trappe

 

 

La pétition contre la loi de présomption de légitime défense pour les policiers a atteint 720 000 signatures.

Légalement toute pétition dépassant les 500 000 signatures peut voir son sujet mis à l’ordre du jour au parlement. Mais la commission des lois de l’Assemblée a décidé que ce ne serait pas le cas.

La loi c’est la loi, sauf quand ça ne plait pas à la commission des lois.

samedi 18 juillet 2026

Présomption de légitime défense : le droit de tuer

 Présomption de légitime défense : le droit de tuer

Une pétition contre la loi sur la « présomption de légitime défense » pour les policiers et gendarmes, adoptée à l’Assemblée nationale le 7juillet, avait reçu, lundi 13juillet, plus de 600 000 signatures.

Publié le 15/07/2026

 

La pétition a été déposée par le père d’un jeune homme de 19 ans, tué en 2021 à Marseille par un tir policier lors d’un contrôle routier.

Avec cette nouvelle loi, les policiers et gendarmes seront présumés avoir agi en respectant la réglementation, qui leur permettait déjà de tirer sur des personnes ou des véhicules dans certaines circonstances, par exemple s’ils prennent la fuite et sont susceptibles de menacer la vie d’autrui. Mais ils n’auront plus à prouver que leur tir était légitime. En outre, la garde à vue immédiate des policiers ayant tiré n’aura plus lieu d’être. Les agents mis en cause auront donc tout le temps de se concerter sur une version « acceptable » des faits.

La loi a été proposée par un député Les Républicains, Éric Pauget, et soutenue par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le gouvernement. Elle a évidemment été votée par les députés d’extrême droite, pour qui la présomption de légitime défense était une revendication depuis l’époque de Jean-Marie LePen, mais aussi par ceux de droite et une très large majorité de ceux du camp présidentiel. Les députés de gauche ont voté contre.

Après le vote, des familles et des proches de victimes de tirs policiers qui assistaient au débat depuis les tribunes de l’Assemblée, dont Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré, tué par la police en 2016, ont manifesté leur colère en reprenant le slogan : « Pas de justice, pas de paix », et ont été évacués.

La France est le pays de l’Union européenne qui compte déjà le plus de tués et de blessés par les forces de répression : 49 morts en 2025, dont 19 par des tirs d’armes à feu ; 22 morts depuis le début de 2026. Preuve s’il en faut que la loi était loin, jusqu’à aujourd’hui, d’empêcher la police de tirer, mais le gouvernement veut aller encore plus loin en garantissant par avance l’impunité à ceux qui ont la gâchette facile.

                                            Hélène Comte (Lutte ouvrière n°3024)

samedi 11 juillet 2026

Forces de répression : tout est permis

 Forces de répression : tout est permis

Une proposition de loi, portée par les députés de droite et mise à l’ordre du jour par le gouvernement, a été votée le 7 juillet. Elle prévoit d’élargir la possibilité, pour les policiers et gendarmes, de faire usage de leurs armes.

Publié le 08/07/2026

 

49 personnes ont été tuées au cours d’interventions policières en 2025, dont 19 par des tirs d’arme à feu. Au cours des cinq premiers mois de 2026, 22 personnes ont déjà perdu la vie. Bien sûr, ces chiffres recouvrent des situations très diverses, depuis celle, plutôt rare, où la police réplique à des malfrats lourdement armés, à celle, malheureusement bien plus courante, où elle tire sur des gens désarmés.

Le cadre actuel permet déjà aux excités de la gâchette sous l’uniforme de tirer sans trop tergiverser. Il autorise par exemple le tir sur des personnes ou des véhicules qui prennent la fuite s’ils sont « susceptibles » de menacer la vie d’autrui. La loi propose d’aller plus loin et d’assurer aux policiers et gendarmes une « présomption de légitime défense ». Cette mesure leur permettrait de tirer sans avoir à prouver que c’était justifié, ce serait au contraire à la Justice, et en fait le plus souvent à la famille de la victime, de prouver que le tir policier n’était pas légitime.

L’État et ses lois étaient déjà du côté des forces de répression. Le gouvernement veut aller plus loin en garantissant par avance l’impunité à tous ceux qui ont envie de jouer les cow-boys. C’est loin d’être une bonne nouvelle pour la sécurité, en particulier dans les quartiers populaires.

                                                Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3023)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 11 juillet, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 juillet, de 11 h. à midi au marché Héloïse.

mardi 7 juillet 2026

Tirs policiers : Tuer serait encore plus permis

 

Encore plus d’impunité et à droite toute

 

 

Le gouvernement veut faire passer une loi qui présumerait légal tout tir de policier ou de gendarme. Alors qu’aujourd’hui, s’ils tuent quelqu’un, c’est à l’État de démontrer que le tir mortel était nécessaire, ce serait désormais aux familles des victimes de prouver le contraire.

         Ce tout petit garde-fou n’a pas empêché nombre de policiers ou de gendarmes de se prendre pour des cow-boys : 49 personnes ont été tuées en France en 2025 suite à leur intervention. Mais en supprimant cette limite juridique, le gouvernement leur promet encore plus d’impunité, tout en faisant un gros clin d’œil à l’électorat le plus à droite.