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mardi 3 février 2026

Licenciements et indemnités de départ, les profiteurs ont de quoi payer leur dû aux travailleurs. Une grève en Moselle

Mahle Behr – Hambach : la grève fait reculer le patron

Après l’annonce brutale, fin octobre, de la fermeture, à l’été 2026, de l’usine Mahle Behr d’Hambach, en Moselle, les travailleurs ont fait grève huit jours à partir du 8 janvier.

Publié le 28/01/2026

Parmi les 186 travailleurs de ce site de fabrication des condenseurs de systèmes de climatisation pour Ford et Audi, beaucoup sont âgés de 50 ou 55 ans. La menace du chômage est d’autant plus pesante. À l’appel de l’intersyndicale (CFE/CGC, CGT et FO), ils ont arrêté le travail le 8 janvier, indignés par les propositions dérisoires faites par la direction dans le cadre du PSE. Ils exigent 30 000 euros de prime de licenciement, 2 500 euros par année d’ancienneté, ainsi que 16 mois de congé de reclassement.

Dès le premier jour de grève, l’usine était à l’arrêt complet, 20 à 50 travailleurs se relayaient au piquet et tenaient bon en dépit de la pluie, du froid et même de la neige. La direction a beau pleurer, Mahle Behr est un équipementier automobile qui compte 65 000 salariés et 130 sites de production dans le monde, alors, comme l’a affirmé un ouvrier : « des sous, ils en ont », expliquant « qu’une pièce qui ici coûte 18 euros à produire se retrouve vendue 450 euros en garage ».

Une semaine après le début de la grève, la direction a fini par en rabattre, cédant une prime de 20 000 euros et 2 000 euros par année d’ancienneté, soit le double de ce qu’elle présentait quelques jours avant comme sa dernière et meilleure offre.

Les travailleurs sont bien conscients que c’est leur grève, unanime et déterminée, qui a obligé la direction du groupe, dont un représentant s’est déplacé pour l’occasion depuis l’Allemagne, à faire ces concessions. Et si les syndicats ont accepté de signer l’accord sans même avoir consulté l’ensemble des travailleurs, nombre d’entre eux pensent que la poursuite de la grève aurait pu contraindre le groupe à lâcher davantage. Ils ont appris que seule leur lutte peut arracher les indemnités et garanties de reclassement qui leur sont dues par ce patron licencieur, mais aussi qu’elle doit être organisée et dirigée par eux-mêmes.

                                     Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3000)

 

dimanche 25 janvier 2026

Surendettement : l’explosion

 Surendettement : l’explosion

Publié le 21/01/2026

 

Selon la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement, qui a atteint 148 000, a augmenté de 10 % pour la deuxième année consécutive. Cela illustre la plongée dans la pauvreté d’une partie croissante du monde du travail.

Ces dossiers sont déposés par des personnes dans l’incapacité de faire face à leur dette et jugées par un tribunal. Celui-ci peut autoriser un rééchelonnement ou, dans certains cas, l’annulation de la dette.

Selon un bénévole d’une association d’aide aux surendettés, « jusqu’à présent, on traitait surtout le surendettement par rapport aux crédits qu’on ne pouvait pas rembourser, mais ce qu’on remarque de plus en plus aujourd’hui est une difficulté à affronter les charges journalières, loyer, chauffage, gaz, électricité… » Une perte d’emploi, le départ à la retraite, ou un simple arrêt maladie se traduisent par une baisse du pouvoir d’achat et plongent bien souvent des travailleurs dans la spirale de l’endettement.

Un ancien cheminot, à la suite d’un arrêt maladie, a par exemple vu son salaire tomber à 1 300 euros net alors que sa femme et lui doivent rembourser 3 600 euros par mois. Ayant déposé un dossier, il explique ainsi cette situation : « La chute de salaire, on commence à prendre des crédits, c’est un cercle vicieux. On se dit, non, on ne va pas y arriver, donc on reprend un crédit, mais en fait, ça nous augmente notre taux d’endettement. » Et bon nombre de vautours financiers se nourrissent des taux usuraires qu’ils peuvent imposer aux personnes surendettées.

Le gouverneur de la Banque de France s’est dit « attentif à l’augmentation inattendue du nombre de dossiers », mais surtout parce qu’il doit « mobiliser des effectifs supplémentaires pour y faire face ».

Pour qu’une telle descente aux enfers soit impossible, le minimum serait que chaque travailleur puisse vivre dignement de son salaire ou de sa retraite.

                                                   Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2999)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 25 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 26 janvier, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

vendredi 23 janvier 2026

Afrique subsaharienne : « développement » de la misère

Du "développement" à la régression

 

 

Crédit photo : RawPixel.com

D’après la Banque mondiale, 25 % des pays dits « en voie de développement » sont plus pauvres aujourd’hui qu’en 2019. Il s’agit pour l’essentiel de pays d’Afrique subsaharienne, marqués par les guerres et les famines.

         Ce que la Banque mondiale ne dit pas, c’est que ces catastrophes sont causées et entretenues par les pays riches et leurs grandes manœuvres au service de leurs multinationales respectives.

         La seule « voie de développement », c’est le renversement de cet ordre mondial inique.

 

mardi 20 janvier 2026

Découvert bancaire et racket permanent

Travailler, mais ne pas pouvoir en vivre, le capitalisme !

 

Crédit photo : RawPixel

Un récent sondage confirme qu’avoir son compte bancaire à découvert au cours du mois est inévitable pour un quart des ménages en France. Et pour 10 % des familles, c’est dès la première quinzaine.

         Les agios, que les foyers dans le rouge se voient contraints de verser aux banques, sont une ponction de plus sur leurs revenus déjà insuffisants. Et ce n’est pas le durcissement prévu de la réglementation sur les découverts qui va y arranger quoi que ce soit.

         Engendrer avec une telle constance de la misère au milieu de l’opulence, c’est bien le capitalisme : il a fait plus que son temps !