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jeudi 6 août 2026

Cuba : la population étranglée par l'impérialisme

 

Les diktats de l’impérialisme

 

 

Cuba a de nouveau subi une coupure générale d’électricité sur toute l’île par faute d’approvisionnement en pétrole. L’État américain impose un embargo quasi-total sur le pétrole. Cuba n’a reçu la cargaison que d’un seul pétrolier russe en mars dernier.

La situation est de plus en plus catastrophique pour l’économie et la population : transports à l’arrêt, hôpitaux obligés d’annuler des opérations, secteur du tourisme totalement sinistré.

Après le Venezuela, l’impérialisme américain veut mettre à genoux le régime cubain. Il n’a jamais supporté de perdre le contrôle sur cette île et qu’un régime puisse remettre en cause sa domination.

dimanche 26 juillet 2026

Etats-Unis et Cuba : pompiers pyromanes

 

Un embargo économique responsable de la catastrophe actuelle

  


Le gouvernement américain a annoncé avoir envoyé à Cuba un vol humanitaire, prétendant avoir un plan pour distribuer 100 millions de dollars d'aide humanitaire au peuple cubain. En réalité, ce vol contient à peine de quoi satisfaire 700 familles, et son contenu sera distribué sous le contrôle de l'Église.

Washington essaie de jouer le rôle du bon samaritain à peu de frais. Peut-être pour faire oublier c'est son embargo économique depuis 1962 qui a créé la catastrophe actuelle.

samedi 11 juillet 2026

Cuba : sous la pression de l’impérialisme

 Cuba : sous la pression de l’impérialisme

Le 18 juin, l’Assemblée nationale cubaine a adopté à l’unanimité un arsenal de 176 mesures économiques visant à ouvrir le marché de l’île aux capitalistes locaux et étrangers.

Publié le 08/07/2026

Ces mesures permettront à des capitalistes d’acheter les entreprises étatiques une fois qu’elles seront devenues des sociétés commerciales et de développer des entreprises sans limitation du nombre des salariés. Les banques privées, nationales ou étrangères, pourront ouvrir et opérer sur l’île, mettant fin ainsi au monopole bancaire d’État. Par ces mesures, le régime cubain invite les capitaux étrangers, ceux de la diaspora, de la bourgeoisie cubaine émigrée aux États-Unis en particulier, à venir s’investir sur l’île, livrant l’économie cubaine à leur rapacité. Si les États-Unis décident sur la base de ces mesures de renouer des relations avec le régime cubain, elles entraîneront un vrai recul pour la population.

Parmi les autres mauvais coups annoncés, les subventions pour l’eau, l’électricité, les loyers, seront supprimées pour l’ensemble des Cubains et réservées uniquement aux plus pauvres. L’Assemblée nationale a aussi prévu que les entreprises publiques et les administrations puissent licencier. Si un salaire minimum est établi et indexé sur l’inflation, les entreprises seront ensuite libres de décider des rémunérations.

Le régime cubain espère avec cette ouverture sauver sa propre position alors que la pression impérialiste est de plus en plus forte. Depuis janvier, les États-Unis ont d’abord bloqué les importations de pétrole avec pour effet que seul un pétrolier russe a pu faire des livraisons. Toutes les entreprises rattachées directement ou indirectement à l’armée cubaine, ce qui représente la moitié de l’économie de l’île, sont menacées de perdre leurs avoirs ainsi que l’accès aux banques américaines, ce qui les couperait du marché mondial et dégraderait encore l’économie cubaine. Résultat de cette campagne menée pour provoquer l’effondrement économique de Cuba, trois chaînes hôtelières internationales et une banque traitant les transactions Visa et Mastercard pour le compte de la banque d’État se sont retirées du pays. Deux grandes compagnies maritimes, la française CMA CGM et l’allemande Hapag-Lloyd, ont annoncé leur intention de cesser leurs activités à Cuba. Pour les travailleurs cubains, le quotidien se résume bien souvent à la survie, sous la pression du chômage et de l’inflation galopante, sans électricité autrement que deux ou trois heures par jour, ni transports. Alors que Cuba était un modèle en matière de santé publique, les opérations dans les hôpitaux, les dialyses deviennent problématiques faute d’électricité ou de pétrole pour les groupes électrogènes.

En invitant la diaspora cubaine, anticastriste, à revenir faire des affaires dans l’île et à exploiter ses travailleurs, le gouvernement cubain espère amadouer l’impérialisme américain pour qu’il relâche sa pression tout en lui permettant de rester au pouvoir. Il n’est pas dit que cela suffise à l’impérialisme, qui a d’ores et déjà répondu en qualifiant ces réformes d’« écran de fumée superficiel ». Il est donc probable qu’il maintienne sa pression car, au fond, ce qu’il reproche au régime cubain est simplement d’exister depuis 1959 comme un régime indépendant, qu’il ne contrôle pas, un caillou dans la chaussure des États-Unis.

                                             Serge Benham (Lutte ouvrière n°3023)

lundi 18 mai 2026

Cuba : un peuple étranglé par les États-Unis

 Cuba : un peuple étranglé par les États-Unis

Au moment où Trump est empêtré dans la guerre qu’il a déclenchée contre le régime iranien, il s’acharne contre la petite île de Cuba. Après avoir suggéré qu’un porte-avions américain pourrait l’assiéger « sur le chemin du retour d’Iran », il a signé le 1er mai un décret rallongeant la liste des sanctions.

Publié le 12/05/2026

Sous embargo depuis 1962, Cuba est asphyxiée depuis janvier par le blocus pétrolier américain qui la prive d’énergie en plus de toutes les autres denrées, dont les médicaments. Faute de pétrole, Cuba ne peut plus produire l’électricité indispensable à la vie quotidienne et au fonctionnement des hôpitaux. Les stations-service sont à sec et les transports réduits au minimum. Les principales compagnies aériennes internationales ont supprimé tous leurs vols, privant l’île de sa principale source de revenus et de son seul apport en dollars : le tourisme.

Déjà frappée de plein fouet par l’arrêt du tourisme provoqué en 2020 par la pandémie de Covid, l’économie cubaine, qui ne s’en était pas remise, est de nouveau à l’arrêt. Des dizaines de milliers de Cubains ont ainsi perdu leur emploi, ne pouvant plus faire vivre leur famille alors que les prix des rares denrées disponibles ont explosé. Un litre d’huile de tournesol coûte ainsi un quart du salaire moyen. La misère et l’absence de perspective accélèrent l’exil de la population : depuis 2020, deux millions de personnes, un quart de la population, ont quitté l’île, souvent de façon clandestine, pour tenter leur chance dans un pays d’Amérique Latine.

Si Trump s’acharne contre Cuba, et d’abord contre la fraction la plus pauvre de sa population qui subit de plein fouet l’embargo, ce n’est pas parce que le pays représenterait « une menace extraordinaire » comme il le répète. Depuis l’épisode des missiles soviétiques installés en 1962, rapidement démontés, Cuba n’a pas de force balistique et son armée ne dispose que de vieux équipements. Ce que Trump ne digère pas, dans le sillage de tous les présidents américains depuis Kennedy, c’est que le peuple d’un pays situé à 150 kilomètres de la Floride ait pu chasser une dictature pro-américaine pour la remplacer par un régime tenant tête à l’impérialisme qui a apporté quelques progrès et de la dignité à la population.

C’était il y a plus de 65 ans. Depuis, Fidel Castro et la génération qui avait alors pris le pouvoir et incarné aux yeux du monde entier cette indépendance vis-à-vis des États-Unis, ont disparu. Privée du soutien de l’Union soviétique, asphyxiée par l’embargo américain, subissant un régime autoritaire, l’île n’a cessé de s’enfoncer dans la pauvreté. Mais pour Trump et son administration, cela ne suffit pas. Ils veulent abattre un régime qui est l’héritier d’une révolte populaire, quitte à ce que Cuba redevienne « le bordel des États-Unis » que le pays était avant 1959.

                                                       Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3015)

mercredi 6 mai 2026

Cuba étranglé par l'impérialisme

 

Le crime d’avoir voulu imposer son indépendance et sa dignité

 

 

Le taux de mortalité infantile à Cuba a augmenté de 148 % depuis le durcissement de l'embargo décidé par Trump en 2017. Et celui décidé sur les produits pétroliers de ces derniers mois aggrave la situation : en plus d'une situation alimentaire qui devient catastrophique, 96 000 interventions chirurgicales ont été reportées, 32 000 femmes enceintes sont désormais jugées à risque. 

Quel crime a commis la population de Cuba pour l'impérialisme américain ? D'avoir, par une révolution, voulu imposer son indépendance et sa dignité contre Washington.