Surendettement :
l’explosion
Publié le 21/01/2026
Selon la Banque de France, le nombre de dossiers
de surendettement, qui a atteint 148 000, a augmenté de 10 % pour la deuxième
année consécutive. Cela illustre la plongée dans la pauvreté d’une partie
croissante du monde du travail.
Ces dossiers sont déposés par des personnes dans
l’incapacité de faire face à leur dette et jugées par un tribunal. Celui-ci
peut autoriser un rééchelonnement ou, dans certains cas, l’annulation de la
dette.
Selon un bénévole d’une association d’aide aux
surendettés, « jusqu’à présent, on traitait surtout le surendettement par
rapport aux crédits qu’on ne pouvait pas rembourser, mais ce qu’on remarque de
plus en plus aujourd’hui est une difficulté à affronter les charges
journalières, loyer, chauffage, gaz, électricité… » Une perte d’emploi, le
départ à la retraite, ou un simple arrêt maladie se traduisent par une baisse
du pouvoir d’achat et plongent bien souvent des travailleurs dans la spirale de
l’endettement.
Un ancien cheminot, à la suite d’un arrêt maladie,
a par exemple vu son salaire tomber à 1 300 euros net alors que sa femme
et lui doivent rembourser 3 600 euros par mois. Ayant déposé un dossier,
il explique ainsi cette situation : « La chute de salaire, on commence à
prendre des crédits, c’est un cercle vicieux. On se dit, non, on ne va pas y
arriver, donc on reprend un crédit, mais en fait, ça nous augmente notre taux
d’endettement. » Et bon nombre de vautours financiers se nourrissent des
taux usuraires qu’ils peuvent imposer aux personnes surendettées.
Le gouverneur de la Banque de France s’est dit « attentif
à l’augmentation inattendue du nombre de dossiers », mais surtout parce
qu’il doit « mobiliser des effectifs supplémentaires pour y faire face
».
Pour qu’une telle descente aux enfers soit
impossible, le minimum serait que chaque travailleur puisse vivre dignement de
son salaire ou de sa retraite.
Christian
Bernac (Lutte ouvrière n°2999)
Les prochaines permanences et
rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui dimanche 25 janvier, de
10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre (sous réserve) ;
-et de 11 h. à midi au marché
Héloïse ;
-lundi 26 janvier, de 18 h. à 19
heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.