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lundi 3 août 2026

Sida : les milliards qui manquent pour le combattre

 

Virus toujours mortel faute de crédits, virus du capitalisme

 

Hôpital Kabinda de Kinshasa, en République démocratique du Congo.

 

Onusida, l’agence de l’ONU qui combat l’épidémie de VIH, dénonce la chute brutale de son financement. Les coupes imposées par les États-Unis, premier donateur, suivis de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni entraînent une réduction de 18 % de son budget. Faute de moyens, des millions de personnes pourraient être infectées dans les prochaines années, en particulier dans des pays en guerre comme la République démocratique du Congo. 

Pendant que les puissances impérialistes dépensent sans compter pour leur armement, elles privent des populations, qui subissent des guerres dont ces puissances sont responsables, de moyens de lutter contre ce virus mortel.

Le capitalisme, voilà le virus le plus virulent dont souffre l’humanité. 

mercredi 22 juillet 2026

RDC : les soignants d’Ebola protestent

 RDC : les soignants d’Ebola protestent

Autour du 10juillet, les soignants de la région dIturi, épicentre de l’épidémie dEbola en République démocratique du Congo (RDC), se sont mis en grève pour recevoir leurs salaires et dénoncer leurs conditions de travail.

Publié le 15/07/2026

La nouvelle épidémie a démarré fin avril dans l’est de la RDC, en Ituri, dans le Nord et le Sud Kivu, et menace l’Ouganda et le Soudan du Sud, voisins.

Ces régions connaissent une guerre depuis 30 ans, où différentes factions, armée congolaise comprise, se disputent le contrôle de minerais pour le compte de grands groupes occidentaux. La ville de Mongwalu, d’où est partie l’épidémie, abrite pour sa part d’importantes mines d’or où des mineurs artisanaux accourus d’autres régions et des pays voisins tentent leur chance. L’exploitation y continue aujourd’hui du matin au soir, comme si de rien n’était.

L’épidémie a fait à ce jour plus de 600 morts recensés, et certainement bien plus. Elle se propage vite. Les soignants manquent de moyens pour prendre en charge les malades. Leur suivi et celui des cas contacts se fait sur papier, ce qui complique la circulation des informations, et les tests de diagnostic prennent plusieurs jours car les laboratoires sont débordés. La plupart des centres médicaux ne sont pas équipés pour recevoir les malades, et les ambulances pour les transférer manquent. Dans les débuts de l’épidémie, les soignants manquaient d’équipements de protections. Certains ont même été contaminés et 35 en sont morts.

Dans ces conditions, soigner les malades d’Ebola signifiait non seulement risquer sa vie, mais aussi devenir un vecteur de l’épidémie. Il n’y avait pas d’eau de Javel dans les centres de soin, ni même d’eau potable. Sans doute en est-il encore de même aujourd’hui dans bien des centres de secours.

La population, habituée aux exactions des autorités, se méfie des soignants, ce qui ne fait bien sûr qu’ajouter une difficulté à la lutte contre l’épidémie. Les soignants font face à des malades qui se cachent, qui fuient les hôpitaux, à des cas contacts qui se dissimulent, par ignorance ou par peur. Ils ont même subi des agressions, l’un d’entre eux explique avoir perdu une dent pendant une intervention, son véhicule ayant été attaqué à coups de pierres. Et pour couronner le tout, les soignants d’Ituri n’ont pas reçu de salaire depuis mi-mai et l’émergence de l’épidémie.

Face à cette situation catastrophique, ceux de la ville de Buna étaient en grève, réclamant d’être payés pour le travail qu’ils font, mais aussi d’avoir de quoi soigner sans risquer leur vie. Ils ont été rejoints par d’autres travailleurs, notamment ceux qui organisent les enterrements sécurisés, et la grève s’est étendue à la ville de Rwampara.

Le gouvernement congolais, à 1 700km de là, affirme avoir pris la mesure de la situation, mais cette grève pourrait bien l’obliger à changer son discours et à cacher le mépris manifesté envers ceux qu’il a envoyés au front. Dans son arrogance et celle de toutes les autorités, gouverneurs, chefs militaires, corrompus jusqu’à la moelle et coutumiers des détournements de fonds, on retrouve celle des grandes puissances qui se disputent les richesses du sous-sol.

                                                         Antoine Stein (Lutte ouvrière n°3024)

vendredi 19 juin 2026

Françafrique un jour, Françafrique toujours

 

L'impérialisme français revient par la fenêtre

  


Une enclave française pour engins de guerre va être réinstallée à l'aéroport de N'Djamena, capitale du Tchad. Dans cette ex-colonie, l'armée française avait protégé le dictateur Idriss Déby pendant 30 ans, puis son fils, Mahamat Déby, depuis 2021. Après une brouille d'un an et demi, le régime tchadien est prêt à reprendre la « coopération militaire ».

         Cela sera sans doute utile aux trusts français présents en Afrique, mais cela n’apportera rien aux populations du Tchad et du Sahel qui continueront à vivre dans la pauvreté, héritage de la colonisation.

mercredi 20 mai 2026

Ebola : pas assez rentable pour être combattue

 

Épidémie dévastatrice, mais les affaires continuent

 

 

L’épidémie du virus Ebola en République démocratique du Congo est en train de devenir incontrôlable. Cette fièvre hémorragique est très souvent mortelle. Mais les victimes sont des populations trop pauvres pour constituer un marché rentable pour les groupes pharmaceutiques. Les moyens consacrés à la prévention et à la recherche restent donc dérisoires.

         Le capitalisme condamne ainsi des millions d’êtres humains à affronter une épidémie dévastatrice qui s’ajoute, dans cette région, aux guerres pour le contrôle des richesses du sous-sol et au sous-développement.