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mercredi 14 janvier 2026

Macron et l'Afrique : impérialisme sans fard

 

Les ogres du profit

 

 

Dans son discours annuel aux ambassadeurs, Macron a appelé à renforcer la présence économique française en Afrique en disant : « Amenons des groupes français de plus en plus nombreux en Afrique, mais amenons ceux qui ont faim ».

         La « faim » dont il parle, c’est celle de profits, bien sûr. La vraie faim qui ravage le continent africain, ce n’est pas son problème.

lundi 12 janvier 2026

Somaliland : au cœur des manœuvres impérialistes

Somaliland : au cœur des manœuvres impérialistes

Le 26 décembre, Israël a été le premier État – et pour le moment le seul – à reconnaître le Somaliland, plus de trente ans après que celui-ci a fait sécession de la Somalie, en 1991.

Publié le 07/01/2026

Le territoire du Somaliland correspond à celui de l’ancienne colonie britannique, dont les frontières ont été fixées lors du partage de l’Afrique entre puissances européennes dans les années 1880. Rien ne distingue ses 5,7 millions d’habitants de ceux du reste de la Somalie, ex-colonie italienne, de ceux de Djibouti, ex-colonie française, et des Somalis d’Éthiopie ou du Kenya. Après avoir acquis leur indépendance à quelques semaines d’intervalle en 1960, les territoires italien et britannique coexistèrent au sein d’un même État, la République de Somalie, jusqu’à son éclatement en 1991, suite aux rivalités opposant une multitude de seigneurs de guerre. L’ancien Somaliland britannique proclama alors son indépendance. Il fut d’emblée au cœur de nombreuses convoitises, étant situé sur la côte africaine du golfe d’Aden, sur l’une des principales routes commerciales du monde, reliant la Chine et l’océan Indien au canal de Suez.

De son côté, la Somalie fut le théâtre d’une intervention armée américaine, fin 1992, qui ne fit qu’aggraver encore le chaos.

Ces dernières années, les tensions au Moyen-Orient ont renforcé l’importance stratégique du Somaliland qui se trouve à 200 kilomètres des côtes du Yémen où les rebelles houthistes s’opposent non seulement à l’Arabie saoudite, mais aussi à Israël. Pour ce dernier, établir des liens avec le Somaliland présente donc un intérêt militaire et commercial, lui permettant de surveiller cet axe maritime. Netanyahou a aussi le projet, ouvertement évoqué, d’y déporter des Palestiniens de Gaza.

Quant aux États-Unis, ils n’ont pas jusqu’à présent reconnu le Somaliland, notamment parce qu’ils tiennent à leurs relations avec la Somalie voisine où ils disposent d’une base militaire alors que le groupe islamiste des Chabbi, affilié à Al-Qaida, contrôle près d’un quart du territoire. Mais une délégation militaire américaine était sur place le 26 décembre, jour de la reconnaissance par Israël. Il est question d’y installer une base américaine, une de plus dans la région.

La reconnaissance du Somaliland par Israël accentuera encore les oppositions entre puissances régionales. Ainsi l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Turquie, qui soutiennent la Somalie, ont exprimé leur hostilité à la prise de position israélienne, tandis que les Émirats arabes unis ont, eux, appuyé ce rapprochement.

Les manœuvres diplomatico-militaires de l’impérialisme américain et d’États qui lui sont liés tout en étant rivaux, ne peuvent qu’alimenter encore les guerres qui ensanglantent la région.

                                                                   Jean Sanday (Lutte ouvrière n°2997)

 

mercredi 10 décembre 2025

Minerais, RDC : quand la richesse et la diversité des ressources conduit à l’horreur

 

RDC : le pillage continue

 

Côté misère... 

Trump a réuni les présidents du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC), pour finaliser les accords de paix entre les deux pays.

         Les rivalités entre grandes puissances sont responsables de millions de morts dans la région, lors de guerres pour les ressources minières menées par des milices locales armées par leurs protecteurs impérialistes.

         Ces accords comportent un volet accordant aux entreprises américaines des facilités d'exploitation pour les minerais stratégiques, et ce dans les deux pays. Ainsi cette paix, si jamais elle se concrétise, verra simplement le pillage se concrétiser d’une autre façon.