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lundi 10 août 2026

Argenteuil et sa jeunesse, la connaître d’abord, et avoir quelque chose à lui dire ensuite. Des moyens municipaux à mettre d’abord à contribution.

 

A-t-on vraiment besoin d’Opinionway pour cerner la question ?

 


 

C’est en pleine page sur le bilan des 100 premiers jours de la municipalité napoléonienne d’Argenteuil. Une pleine page pour ce genre d’annonce, alors que nous, militants de Lutte ouvrière, aurions pu l’utiliser à tout autre usage bien plus intéressant pour revenir sur les problèmes qui taraudent les habitants d’Argenteuil, anciens, entre deux âges, et jeunes.

         Mais bref, la municipalité veut donc sonder la jeunesse de la Ville en septembre. La sonder, mais est-ce vraiment si nécessaire ? Elle ne l’a connaît donc pas ? Elle qui dirige la Ville depuis 19 ans, qui dispose d’un important service jeunesse, qui a un rôle dans deux structures en rapport avec le sujet, la Structure Information Jeunesse (SIJ) pour les 12-30 ans et la Mission Locale d'Argenteuil Bezons pour les 16-25 ans. Elle chapeaute même un Conseil Municipal des Jeunes destiné aux adolescents jusqu’à 18 ans. Alors qu’est-ce qui lui faut de plus ?

         Au lieu de se lancer dans des dépenses importantes et une usine à gaz, nous aimerions bien davantage, puisque la municipalité aime notre jeunesse, qu’elle informe actuellement sur deux questions la concernant directement en cet été 2026 : l’augmentation du chômage déjà important des jeunes, et le nombre inacceptable de jeunes bacheliers qui n’ont toujours pas obtenu à ce jour de place pour la rentrée à l’issue de la première phase de Parcoursup.

         Sans avoir besoin de faire appel à Opinionway, que l’on me permette d’aborder dans les jours qui viennent quelques aspects de la question de la jeunesse, concernant Argenteuil of course ! DM

dimanche 17 mai 2026

Argenteuil, travailleurs des entreprises et des services, une solidarité et des intérêts communs avec les petits commerçants

Commerçants du petit commerce et du marché, le monde ouvrier


 

En se creusant, il y a toujours une solution

Si nous nous nous intéressons au petit commerce et aux marchés forains de la Ville comme le prouvent les nombreuses brèves de notre blog, ce n’est pas seulement pour l’intérêt général des habitants et l’allure de la Ville. Les commerçants et les travailleuses et travailleurs des commerces et des marchés appartiennent au monde du travail. Ils en partagent bien des problèmes. La situation des uns engage celle-des autres. Que les revenus des travailleurs de l’industrie et des services se resserrent, et c’est les achats qui se restreignent. Que le chiffre d’affaires des commerces chute, et ce sont ces derniers qui ferment, rendant les achats plus difficiles, et une allure en déclin de la Ville. L’histoire d’Argenteuil des dernières décennies en est une manifestation éclatante.

         Du point de vue de la dynamique commerciale, une suite de plusieurs commerces florissant la développe. Lorsqu’elle se brise, une dynamique négative vers des fermetures se précise.

         Sur l’avenue Gabriel Péri, il y a deux noyaux du premier type, celui autour du Picolo et du marchand de fruits, et sur le même trottoir, en descendant l’avenue, celui centré sur la Librairie Le Presse-papier.

         Je parlerai aujourd’hui de ce dernier noyau, plus précisément du « Brunch » qui s’est ouvert à droite de la « Table de Mona » qui est aussi au cœur de ce noyau commercial dynamique. Beaucoup de monde mangeant lorsque je passais. Vendredi, je m’y suis arrêté pour « bruncher ».

         Il s’agit d’un brunch du Maghreb. Moi qui ai le projet d’aller découvrir Alger (où je me rendrai malgré tout), je me suis dit : pas la peine d’y aller, ou à Marrakech. J’y suis, et avec plaisir. Ce qui me plaît particulièrement, voilà un lieu où la population d’Argenteuil marquée par les origines multiples, nord-africaine en particulier pourrait se retrouver. Nous avons besoin de lieux de mélange. En voilà un. La librairie des livres du monde, la Table de Mona, cuisine d’un ailleurs savoureux, et ce Brunch.

         Des lieux pour s’y retrouver, et pour y discuter l’idée essentielle que petits commerçants et clientèle de travailleurs, nos intérêts se rejoignent. DM

 

dimanche 18 janvier 2026

Argenteuil et la « réindustrialisation » (!) dans le Bilan municipal 2020-2026 (12) : ou quand le souriceau se prend pour un hippopotame)

 

« Argenteuil, moteur de la réindustrialisation. Rien que ça !?

 

Démolition de l’usine Semperit, localisation peut-être, réindustrialisation, certainement pas

S’il est un domaine où la marge de manœuvre d’une municipalité est très étroite, c’est bien celui des implantations d’entreprises privées, et parallèlement des déprises économiques. On ne peut pas à la fois se réclamer de la propriété privée et à la fois regretter ses conséquences. Les conseils d’administration et les actionnaires décident ce qu’ils veulent, un point c’est tout. La géographique continuelle des localisations et des délocalisations en fait foi. L’échelle communale n’y échappe pas, Argenteuil comme les autres.

         Ainsi, sur ce plan, la commune a une histoire. Le mandat municipal qui s’achève a été marqué justement par une délocalisation majeure qui marque un tournant dans l’histoire d’Argenteuil. La présence de Dassault dans la commune ne sera plus bientôt pour l’essentiel  qu’un lointain souvenir. Le départ vers Cergy met un terme à l’histoire véritablement industrielle de la Ville qui connut un essor majeur au tournant des XIXème et XXème siècles.

         Pour cette industrie, ce ne sont pas les « 120 » employés de chez Yamaha (implanté là où trouvait General Motors naguère, si je ne me trompe) ou ceux du traiteur Potel et Chabot qui effaceront ceux de Dassault, Semperit, ou Otis (dont on évoque la mue, mais il ne reste que quelques dizaines d’employés, et qui a vu la disparition du centre d’appel dont on nous avait pourtant assuré le maintien…)… Alors le grandiloquent « Argenteuil, moteur de la réindustrialisation » fait pour le moins sourire, mais ce n’est pas sérieux.

         Les communes et leurs édiles comptent pour du beurre dans ce genre d’affaire. Le maire d’Argenteuil en a pourtant fait l’expérience ces dernières années, lorsque le PDG qui lui avait pourtant promis le maintien du site sur la Ville s’est déjugé en prenant le chemin de Cergy… Alors la prudence devrait s’imposer à nos grands réindustrialisateurs. DM (À suivre : Argenteuil, la capitale des « winners » ? dans le Bilan municipal 2020-2026 (13). À voir.) Extrait du blog « lo argenteuil » du 16.8.25.