Exploitation et licenciements transfrontaliers
La direction du site de production de frites de
Mouscron en Belgique près de la frontière a renvoyé les près de 400 salariés
chez eux, puis cadenassé les portes et positionné des vigiles, avant d’annoncer
le lendemain la fermeture du site aux délégués syndicaux !
L’usine
où travaillent des travailleurs belges et frontaliers serait trop vieille et
moins rentable que les autres du groupe. Et alors ?
Le
groupe américain Simplot, qui a racheté Clarebout Patatoes en 2025, a fait 11
milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024 – il ne publie pas le
montant de ses bénéfices – il est évident qu’il a largement les moyens
d’investir pour rénover l’entreprise et maintenir les emplois. Mais dans une
période où la demande des produits de la pomme de terre serait inférieure à
leurs prévisions, les actionnaires garantissent leur profit sur le dos des
salariés.
La
direction de Clarebout dit elle-même qu’elle renvoyé tous les travailleurs chez
eux, craignant leurs réactions. Oui, c’est dans ce sens-là qu’il faut aller :
se faire craindre par les patrons ! Et pas d’une usine seule, mais toute la
filière, car d’autres sites sont menacés, et finalement tous les travailleurs.
Car
entre licenciements, travail précaire, retraites minables, chômage sous
pression, on a tous des problèmes semblables, qui nécessitent une lutte
d’ensemble.