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samedi 25 octobre 2025

Argenteuil, le blog « lo argenteuil », une obstinée volonté d’information et de discussion

Quand l’information est faible, la discussion l’est tout autant

 

Le conseil municipal de la Ville : si partiel, si pauvre de vrais débats 

Argenteuil est une grande ville de 110 000 habitants. Des évènements méritant d’être connus sont très nombreux. Finalement très peu d’entre eux réussissent à l'être, en tout cas d’une fraction notable des habitants. Ne parlons pas des discussions entre ces derniers qui devraient s’imposer à leur suite, dans la différence des points de vue, et c’est bien normal.

         Les réseaux dits « sociaux » ne peuvent répondre que très partiellement à cette situation dommageable et aider à la surmonter.

         Le blog quotidien « lo argenteuil » est une contribution, certes très modeste, pour répondre au problème. Il existe depuis novembre 2010. Puis j’ai utilisé Facebook depuis une dizaine d’années pour donner la liste des brèves journalières du blog, et les liens pour les rejoindre. Depuis plusieurs mois, je poste chaque jour sur F un article concernant Argenteuil.

         Je ne m’attarde pas en général sur ce qui fonctionne dans la Ville. Pour ce qui est de l’action municipale, on n’imagine pas que disposant d’un énorme budget, de 2500 employés communaux, et de plus de 45 conseillers communaux et autres membres du Cabinet plus ou moins permanents (en tout cas considérés en tant que tels au vue de leurs indemnités, en tout cas pour certains), il n’y ait pas du travail de fait. Et la municipalité a tous les moyens de les promouvoir, et ne s’en prive pas.

         Mais bien des sujets restés dans l’ombre méritent pourtant information et discussion.

         Je rappelle que naguère, il y eut des moyens substantiels d’information locale en particulier dans les pages locales du Parisien, et plus important, avec l’existence d’un hebdomadaire du PCF, Le Prolétaire qui devint La Renaissance. Mais aujourd’hui, il n’y a pour l’essentiel plus rien. Nous avons déjà dit ce que nous pensions de Ma Ville.

         Oui, la discussion est nécessaire, n’en déplaise aux partisans du scotch sur la bouche et de l’autoritarisme trumpiste. Il y a bien des sujets locaux qui la méritent. Il en va de l’argent de tous, et de conditions qui concernent localement la vie de chacun.

         Pour ma part, je tente de les aborder d’un point de vue du collectif, soucieux du bien-être de tous, et en particulier des plus modestes, en ayant en tête que la réalité vécue pourrait être bien meilleures. À toutes les échelles bien sûr, mais aussi à l’échelle locale, en fonction de bonnes décisions, même limitées, à ce niveau.

         Bien évidemment, n’en déplaise aux grincheux, je continuerai sur cette voie. DM

 

jeudi 29 décembre 2022

Argenteuil, Boucle Nord de la Seine, « démocratie locale » ou « démocratie intercommunale », du pareil au même, c’est du bidon

 

La vraie démocratie, ce sera le pouvoir des travailleurs eux-mêmes !

 

Décider, Agir, Contrôle, la démocratie directe

« Démocratie locale » ou « démocratie intercommunale », doit-il y avoir une préférence de la population ? C’est une question qui est posée à propos de l’élaboration des PLU qui doit dorénavant s’établir au niveau des établissements de la Métropole du Grand Paris.

         Certes, plus on s’éloigne du pouvoir local, celui des municipalités, plus la distance grandit entre les habitants et les édiles. Mais il faut ajouter à cela un autre critère, celui de l’importance de la commune. À Argenteuil, la population est bien placée pour savoir que plus la commune est grande, plus le pouvoir échappe aux habitants. La liaison possible est forte dans une commune de quelques centaines d’habitants, où l’édile est en contact humain direct. Cela se complique dans une commune de quelques milliers d’habitants, et encore davantage dans une de dizaines de milliers. Dans une commune telle Argenteuil et ses 115 000 habitants, le pouvoir échappe totalement aux habitants.

         Cela s’aggrave encore si l’on peut dire puisque le mal définitif est fait lorsque l’on passe à une autre échelle, en l’occurrence de la commune à l’entité métropolitaine Boucle Nord de la Seine. Et nous pourrions continuer notre raisonnement jusqu’au niveau ultime, celui de l’État.

         Conclusion, le mal est sans appel, et je ne crois pas qu’il faille se réclamer de la démocratie locale sur celle, intercommunale, de Boucle Nord. Bien davantage, il s’agit de diffuser l’idée qu’il faudra un jour que les habitants bazardent tout cela. Le monde du travail sera au cœur de cette dynamique. C’est lui qui aura la tâche non pas seulement de contrôler le pouvoir, mais d’être le pouvoir lui-même. DM

mardi 22 novembre 2022

Argenteuil, vive la politique, la vraie, celle des échanges parmi la population, les habitants et les travailleurs

 

La politique, c’est parler de toute notre vie dans la société

 

Un débat à la fête de Lutte ouvrière de Presles

Les articles que j’ai postés sur notre blog « lo argenteuil » et Facebook ces jours derniers, ont suscité des réactions et de la discussion. C’est nouveau mais c’est tant mieux. Je dirais même « pourvu que ça dure ».

         Il est vrai que la situation de la Santé ou celle de la fermeture de la Ferme du Spahi étaient propices à la discussion. Et je remercie avant tout ceux qui à propos de ce dernier point m’ont permis de voir plus clair en fournissant des informations. Cette fermeture administrative concernait effectivement des problèmes de « papiers » comme une de nos proches nous l’avait indiqué dès vendredi soir à l’occasion de notre permanence de l’avenue Gabriel Péri. Mais s’il y avait des problèmes de papiers, nous ne savons toujours précisément pas de quoi il s’agissait.

         À ce propos, je répéterai une dernière fois que l’angle essentiel qui est le mien sur cette question, est que l’on ne peut priver un travailleur de son gagne-pain sous prétexte d’un problème de « papiers ». Que de nombreux patrons profitent de cette situation, qui le niera ? Personne. Mais comme il était rappelé en incidente dans l’excellentissime film sur les attentats du Bataclan « Revoir Paris », « Sans les Sénégalais, les Maliens, et les Sri-Lankais, il n’y aurait pas de restauration à Paris ». Et que ceux qui ont contesté mon point de vue sur les travailleurs « sans-papiers » unissent leurs forces aux miennes pour réclamer « des papiers pour tous », et il n’y aura plus de patrons qui en profitent, etc.

         Dans les échanges qui ont eu lieu, des participants ont récusé l’action politique. Comme si toute expression qui porte sur tel ou tel aspect de la société n’était pas une prise de position politique. Certes bien loin de ces joutes politiciennes et électorales dont tous nous avons raison d’être écœurés, mais la vraie politique, celle qui veut comprendre, car elle concerne la vie et son devenir.

         Dans tous les cas, il nous faut discuter, échanger, défendre nos points de vue. Loin des insultes et des anathèmes, et avec courtoisie, on voit bien que cela, malgré les temps gris actuels qui courent, est possible et fait du bien à chacun. DM