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jeudi 13 août 2026

Inde : les étudiants contestent les autorités

 

Quand de « cafards » la jeunesse deviendra lions

 

 

Depuis plusieurs semaines, la jeunesse de l'État du Jharkhand, dans le nord-est de l'Inde, est en révolte. Confrontée à un chômage massif, elle dénonce les fraudes massives aux concours de la fonction publique, confiés à une entreprise privée. Six étudiants sont en grève de la faim depuis plus d'une semaine.

Cette révolte s'inscrit dans le sillage du mouvement des « cafards », né sur les réseaux sociaux, qui a déferlé sur tout le pays et déjà fait tomber le ministre de l'Éducation.

Au Jharkhand les gouvernants ont envoyé leurs policiers gazer les jeunes et les arroser au canon à eau. Mais la contestation ne faiblit pas.

mardi 11 août 2026

Argenteuil, jeunesse, deux fractions sociales de la jeunesse qui pourraient se rejoindre

 

Quant à la municipalité, de quelle jeunesse parle-t-elle ?

 

L’inauguration de la colonie de Saint-Hilaire de Riez en 1950

Argenteuil n’est pas une ville bourgeoise. Elle demeure une ville nettement populaire du monde du travail, avec une fraction de la population très populaire, et une autre plus aisée, avec un élément petit bourgeois au sein de cette dernière. Les gros patrimoines et autres gros actionnaires y sont une infime minorité. Ces derniers logent ailleurs.

         On naît et l’on grandit à Argenteuil dans tel ou tel de ces milieux, avec un certain nombre de conséquences. Certes, il n’y a bien sûr pas de déterminisme absolu, mais tout de même, et il n’y a pas à épiloguer sur la question. Certains enfants de familles très populaires accéderont à Louis le grand en classe préparatoire, mais ils y seront très minoritaires. Ce qui pourrait atténuer, c’est la rencontre entre les univers différents d’enfance et d’adolescence.

         Qu’en est-il aujourd’hui à Argenteuil de cette possibilité de rencontre ?

         Il y a les clubs sportifs et l’École. Il y eut les colonies de vacances.

         Le sport dans les clubs suit la même pente sociale. Il y a-t-il beaucoup de jeunes des milieux aisés dans les deux clubs importants locaux du sport phare, celui du football ? J’en doute. Il y eut certes une exception, et j’espère qu’elle perdure toujours, celle du grand club de judo, L’escale qui eut, et j’espère qui a toujours, l’ambition de s’adresser à toutes et à tous.

         Aujourd’hui, l’École à Argenteuil est devenue au fil des ans un grand facteur de ségrégation au sein de la jeunesse, partagée entre l’École publique et une École privée à l’attraction majeure. Certes, il y a des exceptions, assumées ou contraintes, mais la séparation des jeunes marque sur ce plan une tendance lourde. Les écoles privées de la Ville sont des lieux centraux pour la construction des liens entre les adultes, et leurs enfants… et des réseaux politiques locaux dominants.

         Naguère, quand l’engagement collectif et l’influence des idées de gauche irriguaient l’ensemble des éléments sociaux de la population argenteuillaise, des plus populaires aux plus aisés, les « colos » jouèrent un rôle essentiel de contacts, d’échanges, et de liens positifs pour l’ensemble de la jeunesse. Elles disparurent, et ce fut une véritable catastrophe.

         Les anciens se souviennent également, puisque c’est la question de la MJC qui nous a amené à ce genre de réflexions qu’il y eut à Argenteuil plusieurs Maisons des Jeunes, celle bien sûr de la rue des Gobelins, mais aussi celle de la cité Joliot-Curie, et même une dans le quartier du Perreux, rue d’Ascq, dans l’école provisoire d’Après-Guerre du quartier.

         Oui, pour parler de la « jeunesse d’Argenteuil », il est bon d’avoir ces différents éléments en tête. Il s’agira ensuite de voir sur lesquels d’entre eux, une municipalité pourrait peser pour contrer une séparation dommageable. À suivre donc. DM

lundi 10 août 2026

Argenteuil et sa jeunesse, la connaître d’abord, et avoir quelque chose à lui dire ensuite. Des moyens municipaux à mettre d’abord à contribution.

 

A-t-on vraiment besoin d’Opinionway pour cerner la question ?

 


 

C’est en pleine page sur le bilan des 100 premiers jours de la municipalité napoléonienne d’Argenteuil. Une pleine page pour ce genre d’annonce, alors que nous, militants de Lutte ouvrière, aurions pu l’utiliser à tout autre usage bien plus intéressant pour revenir sur les problèmes qui taraudent les habitants d’Argenteuil, anciens, entre deux âges, et jeunes.

         Mais bref, la municipalité veut donc sonder la jeunesse de la Ville en septembre. La sonder, mais est-ce vraiment si nécessaire ? Elle ne l’a connaît donc pas ? Elle qui dirige la Ville depuis 19 ans, qui dispose d’un important service jeunesse, qui a un rôle dans deux structures en rapport avec le sujet, la Structure Information Jeunesse (SIJ) pour les 12-30 ans et la Mission Locale d'Argenteuil Bezons pour les 16-25 ans. Elle chapeaute même un Conseil Municipal des Jeunes destiné aux adolescents jusqu’à 18 ans. Alors qu’est-ce qui lui faut de plus ?

         Au lieu de se lancer dans des dépenses importantes et une usine à gaz, nous aimerions bien davantage, puisque la municipalité aime notre jeunesse, qu’elle informe actuellement sur deux questions la concernant directement en cet été 2026 : l’augmentation du chômage déjà important des jeunes, et le nombre inacceptable de jeunes bacheliers qui n’ont toujours pas obtenu à ce jour de place pour la rentrée à l’issue de la première phase de Parcoursup.

         Sans avoir besoin de faire appel à Opinionway, que l’on me permette d’aborder dans les jours qui viennent quelques aspects de la question de la jeunesse, concernant Argenteuil of course ! DM