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lundi 16 février 2026

Tueur adolescent : les coupables courent toujours

Enfance abandonnée, délinquance pronostiquée

 

Faire que la société leur offre un autre avenir
                                                Crédit photo : PxHere

L’adolescent de 14 ans recruté à Marseille comme tueur à gages a été condamné à 17 ans de prison pour le meurtre d’un conducteur de VTC. À droite et à l’extrême droite, cette sinistre histoire a donné lieu à un torrent de démagogie sécuritaire.

         Mais ce que l’affaire met crûment en lumière, c’est l’abandon de ce jeune et de tant d’autres par des services sociaux débordés, et l’absence de perspectives que cette société offre à la jeunesse populaire.

 

dimanche 15 février 2026

Justice, police, une célérité et une exigence à géométrie variable. L’affaire de Viry-Châtillon

 Le droit de mentir et de falsifier

D’après Mediapart, la justice s’apprête à classer sans suite la plainte contre la police de six jeunes hommes accusés à tort d’avoir incendié deux voitures de police à Viry-Châtillon le 16octobre 2016.

Publié le 11/02/2026

Lors de cet incendie criminel, quatre policiers avaient été blessés dont un grièvement brûlé. L’enquête, largement médiatisée, menée par leurs collègues avait été bâclée pour incriminer des jeunes de la cité de La Grande Borne à Grigny. En première instance, puis en appel, sur les treize accusés, cinq jeunes ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison et huit ont été acquittés. Une partie d’entre eux ont alors porté plainte contre la police pour falsification de procédure.

En effet, ils ont, pour trois d’entre eux, passé quatre ans en prison pour rien, d’autres ayant écopé d’un an de détention provisoire, alors qu’ils étaient innocents. Comme a témoigné l’un des jeunes arrêtés à tort et qui a fait quatre ans et trois mois de prison : « Ils ne cherchaient pas les coupables mais des coupables. »

Et de fait, les policiers ont tronqué les interrogatoires, allant même jusqu’à les falsifier. Ils ont harcelé les jeunes en garde à vue pour leur faire avouer leur présence et leur complicité. Les audiences, qui sont nécessairement filmées, n’ont été que partiellement retranscrites. Un des jeunes a nié pendant des heures avoir été présent lors de l’attaque mais, à l’issue de la garde à vue, il a fini par dire, sur les conseils de son avocat commis d’office, qu’il ne se souvenait plus de rien. C’est cela qui a été retenu contre lui lors du premier procès. Pire, un témoignage qui le disculpait n’a même pas été versé au dossier.

En 2021, malgré les éléments qui incriminaient les policiers, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, leur avait renouvelé son soutien. « Quoi qu’il arrive et quoi qu’on dise […], je les défends et je les défendrai. » Et c’est exactement ce qui s’est passé. Alors que quatre plaintes pour « faux en écritures publiques », « violences volontaires » et « escroquerie au jugement » ont été déposées par les avocats des jeunes innocentés, la justice ne s’est pas du tout hâtée pour entendre les policiers incriminés.

Depuis 2021, l’affaire est passée entre les mains de cinq juges successifs. Il a fallu attendre 2023 pour que les policiers soient enfin auditionnés. Aucun d’entre eux n’a été mis en examen. Le principal témoin dont les policiers s’étaient servi pour accuser les jeunes n’a même pas été entendu. C’est ainsi que la procédure va certainement aboutir à un non-lieu.

Selon qu’il s’agit de prouver la culpabilité des jeunes des quartiers ou celle des policiers, la justice n’a ni la même célérité, ni la même exigence.

                                                    Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3002)

mercredi 4 février 2026

Smic jeunes : ils remettent ça, remettons ça aussi !

La jeunesse peut le mettre à la poubelle

 

Manifestation en 1994

Le Medef a proposé la création d’un CDI à destination des jeunes pouvant être rompu sans motif pendant les premières années et payé moins que le Smic. C’est un mélange du CIP de Balladur en 1994 et du CPE de Villepin et Chirac en 2006. Ces deux projets avaient dû être remballés sous la pression des manifestations massives de la jeunesse. C’est la seule réaction que mérite cette nouvelle tentative d’aggraver l’exploitation des jeunes !

 

mercredi 28 janvier 2026

Argenteuil, la situation de la Jeunesse, un enjeu majeur pour une municipalité, une place pourtant largement escamotée dans le Bilan 2020-2026 de celle d’Argenteuil. (15). Le 19.8.25.

 

La Jeunesse devrait être le cœur de l’action municipale

  

De l’information, un service Jeunesse, mais quel véritable bilan ?

Un tiers de texte seulement pour les deux pages du Bilan qui lui sont consacrées concernant la jeunesse. C’est bien peu. Cette jeunesse -de 11 ans à 30 aujourd’hui comme l’indique la municipalité elle-même- représente non seulement un segment notable de la population d’Argenteuil, mais surtout un moment transitoire de la vie des individus gros de soucis pour qu’elle trouve sa voie, son équilibre, ses valeurs, son bonheur. Cette réalité à appréhender est bien plus prégnante que d’en rester à un lieu commun en affirmant que la jeunesse « est pleine d’idées, d’énergie et d’envie » et qu’il faut comme le déclare la municipalité lui donner « les moyens de s’exprimer, de progresser et de réussir.

         On ne peut se limiter à la révélation du « talent de nos jeunes » et se revendiquer d’avoir mis en place du travail d’apprentissage oratoire, un Conseil Municipal des Jeunes sur lequel il y aurait beaucoup à dire, d’ajouter que « 55 » jeunes ont bénéficié d’un « mentorat », ou encore d’être satisfait de la réussite d’évènements tels la « soirée réussite des banlieues » ou le « Bal de promo ».

         La pauvreté de la réflexion sur l’axe « Jeunesse » est résumé par la dernière phrase de ce texte bien limité : « Un agent référant insertion va également à la rencontre des jeunes décrocheurs pour leur proposer un accompagnement personnalisé ». Vous avez bien lu « UN agent » !

         Pauvreté du texte, mais également là, d’indices, de chiffres, de pourcentage qui nous donneraient une idée des problèmes et de la difficulté. Combien d’élèves décrocheurs ? Quels chiffres concernant la « délinquance » parmi les  jeunes d’Argenteuil ? Quelle évolution ? Quelle place les addictions ont-t-elles parmi les difficultés de la jeunesse ? Quelle est l’état de sa santé, en particulier au niveau de la santé mentale ? Quel est le bilan des associations d’éducateurs de rue qui interviennent sur la Ville et bénéficient d’importantes subventions municipales ? Pourquoi l’ampleur des évènements de fin juin 2023 à Argenteuil ? Etc. Etc. Et après les questions, les pistes entreprises par l’action municipale, et ses résultats, même s’ils sont limités !

         Car nous ne reprochons pas à la municipalité les résultats de son action que, finalement, sur la base de nos questions, nous ne connaissons pas, mais nous constatons simplement l’escamotage de problèmes certes difficiles et compliqués où l’action de l’État et de la société toute entière devrait avoir la responsabilité principale avec les moyens afférents. Mais quand on voit l’état de la structure la plus adaptée en la matière, l’éducation nationale, on ne peut qu’être très inquiet. DM. (À suivre. Argenteuil, l’action municipale en direction des anciens, une action aux résultats limités qui laisse une majorité de « séniors » très loin du lien et de l’empathie sociale. Bilan de la municipalité 2020-2026. (16).