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dimanche 2 novembre 2025

Maternité des Lilas : effacement d’un symbole

 Maternité des Lilas : effacement d’un symbole

Menacée de fermeture depuis des années, la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, a cessé toute activité le 31octobre.

Publié le 29/10/2025

Le prétexte est que les conditions de sécurité ne seraient pas optimales, mais il s’agit surtout, en réalité, de faire des économies.

L’ARS a donc supprimé cette structure estimée trop chère et fermé une maternité qui a été pendant 61 ans un symbole dans la lutte pour les droits des femmes. Créée en 1964, cette maternité a été pionnière pour aider les femmes à accoucher dans les meilleures conditions. Cela fut d’abord en pratiquant les accouchements sans douleur, et plus tard, après la légalisation de l’avortement, en pratiquant aussi des IVG, quoi qu’en pensaient les réactionnaires qui n’étaient pas avares de menaces. Mais surtout, la maternité des Lilas était célèbre bien au-delà de la ville pour la bienveillance déployée par les sages-femmes, les infirmières et l’ensemble du personnel envers les femmes qui accouchaient, les accompagnant tant qu’elles en avaient besoin au lieu de les renvoyer chez elles le plus vite possible pour faire des économies.

C’est la quatrième maternité qui ferme en Seine-Saint-Denis, un département qui connaît pourtant le plus fort taux de natalité, obligeant les femmes à accoucher plus loin de chez elles ou dans des hôpitaux déjà surchargés. Quant aux membres du personnel, alors que l’annonce de la fermeture définitive date du 1erjuillet, ils sont toujours dans l’expectative quant à leur futur : les salaires seront-ils payés après cette date et comment s’effectueront les reclassements ? Pour l’instant, on ne leur propose que des postes comportant des conditions de travail dégradées ou n’ayant rien à voir avec leurs compétences, le tout s’ajoutant à une baisse du salaire. Une marche de protestation devait avoir lieu aux Lilas le 30octobre.

                                  Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2987)

 


 

jeudi 23 octobre 2025

Retraites complémentaires : mesure de rétorsion ridicule du patronat

Des caisses pourtant pleines

 

 

Les retraites complémentaires des salariés du privé seront gelées jusqu’au 31 octobre 2026. Le patronat a refusé l’augmentation pourtant dérisoire de 1 % que demandaient les syndicats. Il prend pour prétexte la suspension de la réforme des retraites : si elle est confirmée, elle permettra à des travailleurs de partir un peu plus tôt, et il faudra donc leur verser un peu plus en retraite complémentaire.

         Les caisses de l’Agirc-Arrco, qui gère ces prestations, sont pleines. Mais pour le patronat, il faut dès à présent reprendre de la main droite beaucoup plus que ce qu’il devra peut-être concéder de la main gauche.

 

mercredi 22 octobre 2025

Guerre sociale contre les familles

Et pourquoi pas taxer les bébés ?

 

 

Le gouvernement envisage de passer de 14 à 18 ans l’âge de revalorisation des allocations familiales versées à partir du deuxième enfant. Cette mesure lui permettrait de voler 200 millions d’euros aux familles populaires pour qui la perte pourrait aller, par exemple, jusqu’à 2700 euros par an si elles ont trois enfants.

         Pour donner toujours plus aux capitalistes, ils sont prêts à nous enlever tout ce qui nous permet de vivre. Ne les laissons pas faire !

 

mardi 21 octobre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 octobre 2025 : un budget de guerre contre le monde du travail

 UN BUDGET DE GUERRE CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL !

 Publié le 20/10/2025

 

Pour ne pas être censuré, Lecornu n’avait pas d’autre choix que de jeter un os à ronger au Parti socialiste. Il l’a fait en promettant de mettre sur pause une partie de la réforme des retraites.

Les travailleurs nés en 1964 et 1965 pourraient donc gagner quelques mois de retraite. Mais rien n’est encore fait. Les politiciens s’empaillent encore sur la manière d’acter cela dans la loi. Et si cela se fait, le gouvernement nous le fera payer au prix fort, avec la complicité du PS.

Car le budget proposé au Parlement est un budget de guerre contre le monde du travail. Guerre contre les travailleurs de la fonction publique qui connaîtront un nouveau gel de leur salaire. Guerre contre les apprentis qui vont devoir payer des cotisations sociales sur leur maigre salaire. Guerre contre les travailleurs invalides et handicapés dont les prestations sociales seront gelées.

Guerre aussi contre les retraités qui verront leur pension bloquée, voire amputée avec la fin de l’abattement fiscal de 10 %. Et la majorité des retraités ne sont pas des privilégiés vivant sur le dos des jeunes générations. Ce sont des femmes et des hommes qui ont travaillé toute leur vie pour un petit salaire et qui se retrouvent souvent avec une pension autour de 1000 à 1300 euros pour vivre !

Guerre enfin contre les malades qui devront contribuer pour 7 milliards d’euros. Il y aura ainsi le doublement et l’extension des franchises médicales qui pourront s’élever à 350 euros par an. Double peine, aussi, pour les malades atteints d’une affection de longue durée puisqu’ils devront payer des impôts sur leurs indemnités journalières. Et s’y ajouteront les nouvelles coupes que vont connaître les hôpitaux dont l’enveloppe ne suit pas les besoins croissants du fait du vieillissement de la population.

Chaque jour révèle un nouveau coup qui nous sera porté. Et certaines de ces attaques n’ont même pas besoin d’être votées, elles peuvent être imposées par simple décret. Ainsi le gouvernement prévoit de reporter à 18 ans la majoration de l’allocation familiale aujourd'hui touchée lorsque l’enfant a 14 ans. Chaque mois, 75 euros par enfant seront perdus pour les familles les moins riches !  

Ces restrictions n’empêcheront pas les plus riches de se soigner ou d’élever une famille nombreuse. En revanche, pour les travailleurs les plus précaires et les moins bien payés, qui en sont à compter chaque euro dépensé, c’est une question de besoins vitaux.   

Lecornu ne prépare pas un budget « pour la France », mais pour la bourgeoisie. Ce budget continue d’assurer le transfert de milliards d’argent public vers ses coffres forts. Car il n’est pas question de remettre en cause les 211 milliards annuels d’aides au patronat. Et même pas question de d’obliger les ultra-riches à payer les impôts auxquels ils sont théoriquement soumis !

Les plus riches, ceux visés par le projet de la taxe Zucman, parce qu’ils possèdent plus de 100 millions de patrimoine, ont hurlé au scandale comme s’ils allaient être brûlés vifs. Et ils ont eu gain de cause !

Ils ne possèdent que des entreprises et des terrains, et ils n’ont pas d’argent liquide, disent-ils. Eh bien, que l’on fasse la transparence sur toutes leurs propriétés et l’origine de l’argent qui leur a permis de les accumuler, et nous y trouverons de quoi payer cette malheureuse taxe de 2 % !

Le budget Lecornu prépare aussi la guerre tout court. Alors que le budget des Armées est déjà passé de 30 à 57 milliards entre 2017 et aujourd’hui, une nouvelle hausse de 7 milliards est prévue par le gouvernement.  

Alors, laissons le PS ronger l’os jeté par Lecornu ! Il a prouvé depuis des décennies qu’il n’était pas du côté des travailleurs. Et ne nous laissons pas intoxiquer par la propagande patronale relayée par le gouvernement !

La classe capitaliste nous impose une vie d’exploitation. Elle jette dans la misère et le chômage une partie de plus en plus grande du monde du travail pour s’assurer des fortunes et des privilèges exorbitants. Mais nous ne sommes pas voués à subir la loi du profit et du grand capital.

Contre le parasitisme et l’irresponsabilité des dirigeants et des possédants vis-à-vis de l’ensemble de la société, affirmons nos objectifs de travailleurs.

La dette de l’État n’est pas celle des travailleurs, c’est celle des capitalistes, c’est donc à eux de payer ! Il ne faut pas un chômeur de plus dans le pays, il faut répartir le travail entre tous sans perte de salaire, en prenant sur les profits et les dividendes extravagants ! Il faut de l’argent pour les hôpitaux, pas pour Dassault, de l’argent pour les salaires, pas pour la guerre !

                                                                                    Nathalie ARTHAUD