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vendredi 24 avril 2026

Budget : dérapage ciblé

 

Défense des services publics utiles à la population

 

 

Le gouvernement a annoncé le gel de 4 milliards d'euros de dépenses prévues dans le budget 2026 de l’État. Deux autres milliards pourraient aussi être amputés du budget de la Sécurité sociale.

Le gouvernement parle d’éviter un dérapage budgétaire à cause de la guerre au Moyen-Orient et des aides prévues sur les carburants.

Mais c’est surtout pour financer une augmentation du budget militaire de 35 milliards jusqu'en 2030, soit 7 milliards par an. Mais pour la guerre, il ne se soucie pas de dérapage.

lundi 2 mars 2026

Fauteuils roulants : des annonces sans moyens

 Fauteuils roulants : des annonces sans moyens

En avril 2023, Macron avait promis le remboursement à 100 % de tous les fauteuils roulants, manuels ou électriques, sans avance de frais et sans reste à charge.

Publié le 25/02/2026

 

Près de trois ans plus tard, des milliers de personnes sont toujours en attente d’un accord préalable à l’obtention de leur fauteuil. La loi n’est entrée en application que le 1er décembre 2025 et, depuis, le retard dans le traitement des dossiers s’accumule. Il faut parfois des mois pour obtenir un rendez-vous avec le médecin qui fait la prescription ; puis, si l’on a besoin d’un fauteuil électrique, il faut, depuis la réforme, passer par une équipe constituée d’un ergothérapeute et d’un médecin rééducateur, qui ne sont pas plus nombreux qu’auparavant et croulent sous les demandes. Ensuite, il faut encore que la Sécurité sociale, qui a reçu un afflux de demandes depuis l’entrée en vigueur de la réforme, traite la demande.

Après ce parcours du combattant, près d’un tiers des demandes d’entente préalables sont refusées et, parmi celles qui ont été acceptées, un quart voient leurs factures rejetées par la Sécurité sociale. La raison est souvent purement administrative, utilisation d’un mauvais code pour référencer le fauteuil ou présentation d’un devis pas assez détaillé.

Ne pas mettre les moyens nécessaires à l’application d’une réforme est évidemment un moyen bien pratique pour l’entraver. Mais le pire est que ce qui a fait réagir la ministre et donc l’État, n’est pas que des milliers des gens n’aient pas les moyens d’obtenir un fauteuil nécessaire à leur mobilité. C’est la mobilisation des organisations patronales du secteur qui trépignent, parce qu’elles aimeraient vendre le maximum de fauteuils roulants aux frais de la Sécurité sociale, et le plus vite possible.

                                                         P. R. (Lutte ouvrière n°3004)

samedi 21 février 2026

Logement social : diminution programmée

 Logement social : diminution programmée

Un décret publié fin janvier réduit, pour les trois prochaines années, les obligations de certaines communes en matière de construction de logements sociaux.

Publié le 18/02/2026

Ce texte concerne les communes soumises à la loi de Solidarité et renouvellement urbain (SRU), c’est-à-dire celles de plus de 3 500 habitants, ou de 1 500 en Île-de-France, situées dans des agglomérations ou intercommunalités de plus de 50 000 habitants. Jusqu’à présent, le taux minimal de logements sociaux, fixé en principe à 20 %, était relevé à 25 % dans les agglomérations où la demande était particulièrement forte, c’est-à-dire lorsqu’on comptait plus de quatre demandes pour une attribution annuelle de logement. Désormais, ce ratio, appelé « seuil de tension », est porté à 5,5. Concrètement, cela signifie qu’un nombre encore plus important de demandes pourront rester insatisfaites sans que les collectivités soient tenues d’augmenter leurs objectifs de construction.

Cette mesure concerne 87 agglomérations et 144 intercommunalités, parmi lesquelles Toulouse, Avignon, Rouen, Dijon, Caen, Orléans, Pointe-à-Pitre-Les Abymes en Guadeloupe. « Le changement de seuil a été décidé afin de s’adapter aux réalités locales et à la tension croissante partout sur le territoire en matière de logement social », a justifié le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun. En clair, cette réforme allège les règles au lieu d’accélérer la construction : par la magie d’un décret, des collectivités qui étaient auparavant en infraction se retrouvent désormais en conformité.

         À quelques semaines des élections municipales, cette décision est un coup de pouce aux maires qui ne veulent pas voir s’installer davantage de familles populaires dans leur commune et peuvent désormais déclarer qu’ils respectent la loi. Et c’est surtout un coup bas contre les 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social.

                                                     Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3003)

vendredi 6 février 2026

Permis de conduire : circulez, il n’y a rien à voir !

 Permis de conduire : circulez, il n’y a rien à voir !

Un amendement au budget, voté en catimini par les sénateurs, supprime pour un grand nombre de travailleurs la possibilité de financer l’obtention du permis de conduire en utilisant leur compte personnel de formation (CPF).

Publié le 04/02/2026

Désormais, la possibilité d’utiliser le CPF ne sera plus accordée qu’aux demandeurs d’emplois ou en cofinancement avec l’entreprise, sans qu’on sache très bien à quelle hauteur et sous quelles modalités. La restriction va au-delà puisque l’aide de 500 euros aux apprentis inscrits aux cours de conduite disparait également et que le dispositif d’aide de 1 200 euros par France Travail, pour passer le permis, devrait être supprimé le 1er avril prochain.

Avoir le permis B est indispensable pour trouver du travail dans bien des secteurs ruraux et des petites villes, et même dans les grandes agglomérations, mieux desservies en transports en commun ; c’est un critère de recrutement des agences d’intérim et de nombreux employeurs. Le permis B, qui revient en moyenne à 1 500 à 2 000 euros, est la première formation demandée via le CPF. En 2023, il représentait 23 % des formations financées, soit 1,5 million de demandes.

Les sénateurs qui ont présenté cet amendement, et le gouvernement qui l’a intégré au budget, osent justifier la suppression de cette possibilité au prétexte qu’elle « crée un effet d’aubaine » et ne servirait pas vraiment à l’insertion des chômeurs car une majorité de ceux qui utilisent leur compte formation pour financer leur permis ont déjà un emploi ! Le salaire dudit emploi, et les dépenses qu’il permet ou non de couvrir, n’ont visiblement pas été évoqués.

L’enseignement de la conduite et sa validation devraient faire partie des programmes scolaires. En attendant, pouvoir utiliser le CPF à cet effet serait bien la moindre des choses.

                                                   Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3001)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

dimanche 2 novembre 2025

Maternité des Lilas : effacement d’un symbole

 Maternité des Lilas : effacement d’un symbole

Menacée de fermeture depuis des années, la maternité des Lilas, en Seine-Saint-Denis, a cessé toute activité le 31octobre.

Publié le 29/10/2025

Le prétexte est que les conditions de sécurité ne seraient pas optimales, mais il s’agit surtout, en réalité, de faire des économies.

L’ARS a donc supprimé cette structure estimée trop chère et fermé une maternité qui a été pendant 61 ans un symbole dans la lutte pour les droits des femmes. Créée en 1964, cette maternité a été pionnière pour aider les femmes à accoucher dans les meilleures conditions. Cela fut d’abord en pratiquant les accouchements sans douleur, et plus tard, après la légalisation de l’avortement, en pratiquant aussi des IVG, quoi qu’en pensaient les réactionnaires qui n’étaient pas avares de menaces. Mais surtout, la maternité des Lilas était célèbre bien au-delà de la ville pour la bienveillance déployée par les sages-femmes, les infirmières et l’ensemble du personnel envers les femmes qui accouchaient, les accompagnant tant qu’elles en avaient besoin au lieu de les renvoyer chez elles le plus vite possible pour faire des économies.

C’est la quatrième maternité qui ferme en Seine-Saint-Denis, un département qui connaît pourtant le plus fort taux de natalité, obligeant les femmes à accoucher plus loin de chez elles ou dans des hôpitaux déjà surchargés. Quant aux membres du personnel, alors que l’annonce de la fermeture définitive date du 1erjuillet, ils sont toujours dans l’expectative quant à leur futur : les salaires seront-ils payés après cette date et comment s’effectueront les reclassements ? Pour l’instant, on ne leur propose que des postes comportant des conditions de travail dégradées ou n’ayant rien à voir avec leurs compétences, le tout s’ajoutant à une baisse du salaire. Une marche de protestation devait avoir lieu aux Lilas le 30octobre.

                                  Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2987)

 


 

jeudi 23 octobre 2025

Retraites complémentaires : mesure de rétorsion ridicule du patronat

Des caisses pourtant pleines

 

 

Les retraites complémentaires des salariés du privé seront gelées jusqu’au 31 octobre 2026. Le patronat a refusé l’augmentation pourtant dérisoire de 1 % que demandaient les syndicats. Il prend pour prétexte la suspension de la réforme des retraites : si elle est confirmée, elle permettra à des travailleurs de partir un peu plus tôt, et il faudra donc leur verser un peu plus en retraite complémentaire.

         Les caisses de l’Agirc-Arrco, qui gère ces prestations, sont pleines. Mais pour le patronat, il faut dès à présent reprendre de la main droite beaucoup plus que ce qu’il devra peut-être concéder de la main gauche.

 

mercredi 22 octobre 2025

Guerre sociale contre les familles

Et pourquoi pas taxer les bébés ?

 

 

Le gouvernement envisage de passer de 14 à 18 ans l’âge de revalorisation des allocations familiales versées à partir du deuxième enfant. Cette mesure lui permettrait de voler 200 millions d’euros aux familles populaires pour qui la perte pourrait aller, par exemple, jusqu’à 2700 euros par an si elles ont trois enfants.

         Pour donner toujours plus aux capitalistes, ils sont prêts à nous enlever tout ce qui nous permet de vivre. Ne les laissons pas faire !