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jeudi 8 janvier 2026

Argenteuil : le degré d’empathie bouleversant de la municipalité à l’égard des « sans abri »

 

Tartufferie et signe d’impuissance

 

 


Nous communiquons ci-dessus la réponse du maire d’Argenteuil à la lettre du député LFI d’Argenteuil-Bezons qui réclamait depuis des jours l’ouverture d’une structure municipale pour protéger du froid les personnes « sans abri ». Ceux, et ils sont nombreux, qui ont le cœur serré face à la situation de ces personnes, (et chacun sait que cela n’arrive pas seulement qu’aux autres) sauront mesurer à la lecture de ce courrier le degré du bouleversant manque d’empathie de l’édile sur le sujet.

         C’est, nous dit-il, seul le préfet qui a les clefs en main sur la question. Vraiment ? Les habitants, les structures qui prennent leurs responsabilités depuis des jours, à la mesure de leurs moyens, démontrent que bien des initiatives sont possibles. Il y a l’encadrement administratif d’un côté (la préfecture d’Ile de France a attendu le dimanche 28 décembre pour déclencher le dispositif « grand froid »), mais bien des possibilités, y compris ou en premier lieu de la part des édiles existent pour trouver des solutions.

         À moins que le maire d’Argenteuil, à la veille des élections municipales, ait voulu faire la démonstration de la large impuissance des collectivités locales face à l’État, les banques, et les promoteurs, une idée qui relève effectivement de nos convictions. DM

 


 

Le rassemblement hier au soir devant la mairie 

samedi 3 janvier 2026

Plan grand froid : une société qui tue

 Plan grand froid : une société qui tue

 

Le plan grand froid a été activé à Paris et en Île-de-France, plusieurs jours après son déclenchement dans une trentaine de départements.

Publié le 31/12/2025

Jusqu’au dimanche 28décembre, la préfecture d’Île-de-France refusait de lancer le plan, malgré les interpellations d’associations et d’élus parisiens. L’urgence de mettre à l’abri des hommes, femmes et enfants qui vivent à la rue était pourtant criante. Mais le préfet justifiait sa décision en expliquant que l’Île-de-France n’avait pas encore été placée en vigilance jaune grand froid par Météo France. En effet, pour que le dispositif soit déclenché, il faut que les températures ressenties atteignent -5 degrés la nuit et qu’elles soient négatives le jour pendant trois jours consécutifs.

Finalement déclenché, le plan grand froid permet une extension des horaires d’ouverture des accueils de jour, un renforcement des maraudes et la réquisition de lieux pouvant offrir des places d’hébergement. Mais ce dispositif d’urgence, s’il peut aider une centaine de personnes, ne répondra pas aux besoins des 4 300 qui vivent dans les rues de Paris et dans les trente villes autour, ni des 4 000 vivant dans des bidonvilles, selon les estimations de la Fondation pour le logement des défavorisés. De plus, ce plan grand froid est provisoire : quelques degrés en plus suffiront à le stopper après une dizaine de jours.

Si le froid augmente le danger de vivre à la rue, en réalité, c’est toute l’année que la précarité tue. Le collectif Les Morts de la rue recense 735 personnes sans domicile fixe décédées en 2023, 912 en 2024. Ces décès surviennent à 47,7 ans en moyenne, soit un écart d’espérance de vie de 32 ans avec la population générale.

En même temps, à Paris, 137 000 logements sont vacants, selon le recensement de l’Insee de 2022. Ce sont la pauvreté et, surtout, le sacro-saint droit des propriétaires, les loyers chers, qui empêchent d’accéder à ces logements et de pouvoir les chauffer. Alors, si le froid est un danger, c’est parce que dans cette société, le logement est une marchandise qui ne se vend et ne s’achète que quand on en a les moyens.

                                             Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2996)

vendredi 2 janvier 2026

Argenteuil, élections municipales : quand la lutte contre la misère sociale n’est pas un argument électoral. Une priorité des priorités pourtant !

 

Quand nous serons des milliers dans la rue, il en ira bien différemment.

 

Photo Ici Grenoble 

Cela fait pourtant une dizaine de jours que le froid s’est installé sur la région, mais ce n’est que ce lundi dernier que le « Plan grand froid » a été acté par les autorités préfectorales d’Ile de France. C’est certes limité, mais cette augmentation des moyens est déjà ça pour la fraction des personnes « sans domicile » qui en bénéficiera.

         En la matière, la municipalité d’Argenteuil est à la traîne. Certes, elle n’est pas la seule. Et apparemment, ce n’est pas une question de nuance politique, et nous savons ce qu’elles valent, c’est-à-dire pas grand-chose puisque la municipalité voisines de droite de Cormeilles-en-Parisis a pris l’initiative d’ouvrir un gymnase quand celle de « gauche » de Bezons à l’unisson de celle LR d’Argenteuil est aux abonnés absents pour aider les personnes « sans abri ».

         C’est là où l’on mesure l’abject de la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence de la Ville, particulièrement utile lorsque la baisse drastique des températures était catastrophique pour des corps affaiblis.

         La municipalité d’Argenteuil doit vite se rattraper alors que les prévisions pour la quinzaine qui vient prévoient des températures basses du même ordre que les actuelles.

         Certes dénoncer la situation des personnes « sans domicile » ou qui souffrent du froid dans leurs logements n’est pas porteur pour les pêcheurs de voix. Elle devrait être pourtant une préoccupation sociale collective pour tous. Chacun ayons en tête que si nous donnions de la voix à milliers sur ce sujet comme sur tant d’autres, les notables se mettraient vie à remettre en question leurs choix ou leur absence.

         Quand nous serons des milliers sur la Ville à ne pas accepter un nouveau projet inepte de promoteur ou pour la réouverture d’un Centre d’Hébergement, nous les verrons alors s’intéresser à la solution du problème. DM

mardi 23 décembre 2025

France terre d’asile ? Quand l’État condamne à la rue

 

Un système inhumain

 

Canal St-Martin, Paris (2007), vingt ans plus tard, une situation à l’identique

Selon l’association France terre d’asile, le nombre de sans-abri à Paris est à son maximum depuis six ans : elle a compté plus de 600 tentes, dans lesquelles survivent autour de 1 500 personnes, souvent migrantes. C’est le résultat d’une politique de durcissement des attributions des titres de séjour aux demandeurs d’asile, qui empêche un nombre croissant d’entre eux d’avoir accès à un logement et les contraint à rester sans toit.

Rendre la vie impossible aux pauvres ne les découragera jamais de tenter de gagner leur vie dans les pays riches, et les gouvernants qui les prennent pour cible par démagogie le savent très bien. C’est le pouvoir de ces derniers et leur système inhumain qui méritent d’être supprimés.