Prévention :
rien n’est prévu
Quand le gouvernement parle de
prévention des incendies, cela se limite à mettre en cause des comportements
individuels, faire une campagne de spots publicitaires pour culpabiliser les
fumeurs.
Publié le 29/07/2026
Par contre, quand il s’agit de
trouver les moyens d’entretenir les forêts, l’action est des plus limitée.
Pourtant, 90 % des maisons qui brûlent le doivent à des terrains insuffisamment
ou pas du tout débroussaillés, soit par ignorance, soit parce que les
propriétaires ne veulent pas ou ne peuvent pas payer.
Par ailleurs, la forêt landaise a
cette particularité d’être exploitée à 80 % pour la production de pins maritimes
qui se répartit entre 25 000 propriétaires. S’il existe une gestion globale de
la forêt avec pistes, points d’eau, tours de surveillance, elle est financée
pour moitié par des fonds publics dans le but de lutter contre les feux.
La méthode se révèle aujourd’hui
largement insuffisante. Mais il n’existe pas de réelle politique de brûlage ou
d’élimination du combustible au sol (épines de pin, bois mort), qui serait
possible lors de saisons moins propices aux incendies, mais qui nécessiterait
de la part de chaque propriétaire un travail, et donc des dépenses
supplémentaires. La nécessaire planification de l’entretien des forêts se
heurte donc à la politique d’économies de l’État, qui n’entend pas se donner
les moyens de contrôler les propriétaires de domaines forestiers, ni
d’accroître les effectifs des agents de l’Office national des forêts (ONF),
passés de 12 000 au début des années 2000 à un peu plus de 7 000 aujourd’hui.
Antoine
Stein (Lutte ouvrière n°3026)