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dimanche 2 août 2026

Initiative des habitants et lutte contre les incendies, une leçon

 

Comme pour le reste, aux travailleurs de décider

  

 

Lacanau: des agriculteurs aident les pompiers

Face aux incendies, de nombreux habitants, des agriculteurs, des taxis, des VTC, des restaurateurs, des soignants, des employés municipaux ont prêté main forte aux pompiers. Ils ont tenté de pallier le manque de moyens dont les gouvernements sont responsables.

Les pompiers et le monde du travail ont répondu présents. C’est donc à eux de décider ce qui doit être produit à l’avenir pour éviter d’autres catastrophes : des Canadairs, ou bien des Rafales pour les généraux ou des Falcon pour les millionnaires ?

Imposer que ce soit des Canadairs !

Incendies : quand la solidarité, le bénévolat et le système D pallient l’absence des services publics utiles à la population

 Drôme : solidarité, bénévolat et système D

Dans la Drôme, un feu de forêt a ravagé le massif au-dessus de Die pendant près d’un mois, du 24juin au 15juillet, brûlant près de 4 400 hectares, faute de moyens suffisants pour le fixer.

Publié le 29/07/2026

Les rares Canadair se sont fait attendre, car mobilisés sur d’autres incendies, et ne sont intervenus que six jours après le début du sinistre.

Quant aux moyens humains, là aussi c’est de plus en plus compliqué. L’indemnisation des pompiers volontaires est encore inférieure au smic et ils dépendent du bon vouloir de leur employeur, qui n’est pas tenu de les libérer en cas d’urgence. Dans certains cas, des pompiers ont posé des congés sans solde pour pouvoir partir en intervention. Le ministère de l’Intérieur a simplement « demandé » aux entreprises de faire preuve de solidarité, sans toutefois leur imposer quoi que ce soit. Il sait pourtant envoyer des gendarmes pour réquisitionner des travailleurs quand il le veut ! Il l’avait fait contre les grévistes des raffineries lors de la mobilisation pour les retraites de 2023.

À Die, comme dans bien des zones sinistrées, c’est en réalité la solidarité des habitants qui a pallié ce manque de moyens. Certains ont sillonné le département pour ravitailler les pompiers en nourriture et en kits d’hygiène, d’autres ont assuré le lavage des tenues d’intervention, ou encore le débroussaillage pour contenir l’avancement du feu. Des agriculteurs ont aidé à la création d’une station de recharge en eau pour raccourcir les trajets. Des chauffeurs VTC ont ramené des pompiers chez eux, après des heures de lutte éprouvante. Ce sont tous ces efforts et initiatives qui ont permis d’épauler les pompiers car les autorités, elles, étaient bien souvent aux abonnés absents.

                                           Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3026)

samedi 1 août 2026

Incendies : la solidarité sauce patronale à PIC Cestas

 

De quoi donner la rage contre ces suceurs de sang

 

 


À la PIC (Plateforme Industrielle Courrier de La Poste), plusieurs centaines de travailleurs, embauchés, CDD, intérimaires ont dû cesser le travail samedi lors de l'évacuation générale de Cestas et de la zone du Pot au Pin, qui abrite aussi CDiscount.

Certains ont même dû fuir leur logement, et subir une double peine. D'autres sont partis sur le front du feu, donner un coup de main, sans compter. Toute une région s'est mobilisée sans calculette : pompiers, riverains, bénévoles, travailleurs, personne n'a demandé de facture.

Mercredi 29 juillet, la direction de La Poste a enfin annoncé comment elle comptait "payer" ces jours de danger et d'évacuation : les heures seront payées... mais intégralement à récupérer, une par une, au centime près, et ce sur plusieurs mois. Il y a 4 ans elle avait pratiqué de même lors des feux de Landiras. 

Le capitalisme fait brûler la planète et les patrons nous font les poches. De quoi se mettre en colère.

Incendies : quand la solidarité, le bénévolat et le système D pallient l’absence des services publics utiles à la population

 Drôme : solidarité, bénévolat et système D

Dans la Drôme, un feu de forêt a ravagé le massif au-dessus de Die pendant près d’un mois, du 24juin au 15juillet, brûlant près de 4 400 hectares, faute de moyens suffisants pour le fixer.

Publié le 29/07/2026

Les rares Canadair se sont fait attendre, car mobilisés sur d’autres incendies, et ne sont intervenus que six jours après le début du sinistre.

Quant aux moyens humains, là aussi c’est de plus en plus compliqué. L’indemnisation des pompiers volontaires est encore inférieure au smic et ils dépendent du bon vouloir de leur employeur, qui n’est pas tenu de les libérer en cas d’urgence. Dans certains cas, des pompiers ont posé des congés sans solde pour pouvoir partir en intervention. Le ministère de l’Intérieur a simplement « demandé » aux entreprises de faire preuve de solidarité, sans toutefois leur imposer quoi que ce soit. Il sait pourtant envoyer des gendarmes pour réquisitionner des travailleurs quand il le veut ! Il l’avait fait contre les grévistes des raffineries lors de la mobilisation pour les retraites de 2023.

À Die, comme dans bien des zones sinistrées, c’est en réalité la solidarité des habitants qui a pallié ce manque de moyens. Certains ont sillonné le département pour ravitailler les pompiers en nourriture et en kits d’hygiène, d’autres ont assuré le lavage des tenues d’intervention, ou encore le débroussaillage pour contenir l’avancement du feu. Des agriculteurs ont aidé à la création d’une station de recharge en eau pour raccourcir les trajets. Des chauffeurs VTC ont ramené des pompiers chez eux, après des heures de lutte éprouvante. Ce sont tous ces efforts et initiatives qui ont permis d’épauler les pompiers car les autorités, elles, étaient bien souvent aux abonnés absents.

                                           Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3026)

vendredi 31 juillet 2026

Prévention des incendies : absence d’une véritable politique avec les moyens correspondants

 Prévention : rien n’est prévu

Quand le gouvernement parle de prévention des incendies, cela se limite à mettre en cause des comportements individuels, faire une campagne de spots publicitaires pour culpabiliser les fumeurs.

Publié le 29/07/2026

Par contre, quand il s’agit de trouver les moyens d’entretenir les forêts, l’action est des plus limitée. Pourtant, 90 % des maisons qui brûlent le doivent à des terrains insuffisamment ou pas du tout débroussaillés, soit par ignorance, soit parce que les propriétaires ne veulent pas ou ne peuvent pas payer.

Par ailleurs, la forêt landaise a cette particularité d’être exploitée à 80 % pour la production de pins maritimes qui se répartit entre 25 000 propriétaires. S’il existe une gestion globale de la forêt avec pistes, points d’eau, tours de surveillance, elle est financée pour moitié par des fonds publics dans le but de lutter contre les feux.

La méthode se révèle aujourd’hui largement insuffisante. Mais il n’existe pas de réelle politique de brûlage ou d’élimination du combustible au sol (épines de pin, bois mort), qui serait possible lors de saisons moins propices aux incendies, mais qui nécessiterait de la part de chaque propriétaire un travail, et donc des dépenses supplémentaires. La nécessaire planification de l’entretien des forêts se heurte donc à la politique d’économies de l’État, qui n’entend pas se donner les moyens de contrôler les propriétaires de domaines forestiers, ni d’accroître les effectifs des agents de l’Office national des forêts (ONF), passés de 12 000 au début des années 2000 à un peu plus de 7 000 aujourd’hui.

                                            Antoine Stein (Lutte ouvrière n°3026)

Incendie et profits : les profits, plus forts que la sécurité nécessaire

 

ID Logistics - Cestas : La direction joue avec le feu… et la vie des travailleurs

 

 

L’entrepôt ID Logistics de Cestas, sous-traitant de Carrefour pour l’approvisionnement en produits frais du Sud-Ouest, se trouvait depuis dimanche dans une zone évacuée en raison de l'incendie géant qui ravage la Gironde. Le site se situait à seulement 6 km de l’un des foyers les plus actifs.

Pourtant, malgré le danger environnant, la direction du site a déposé dès le lundi 27 juillet une demande de dérogation auprès de la préfecture pour faire reprendre le travail. Elle n’a d'ailleurs eu aucune vergogne à expliquer aux salariés que cette reprise visait à « écouler les marchandises périssables » avant qu'elles ne soient invendables.

Toujours au petit soin des patrons, la préfecture de la Gironde n’a pas attendu longtemps pour accéder à cette demande complètement irresponsable. Elle l’a d’ailleurs également fait pour d’autres entreprises de la zone comme la plateforme Lidl. Alors que toutes les voies d’accès étaient fermées pour faciliter le passage des pompiers, les salariés se sont vu distribuer des macarons permettant d’accéder à la zone évacuée.

Pour quelques palettes de marchandises, les capitalistes avec la complicité de l’État mettent nos vies en danger. Il faut que les travailleurs s’organisent collectivement pour défendre leur peau.