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jeudi 16 juillet 2026

Argenteuil, Carnet, Solange, cette fois, elle est toujours là, mais elle méritait une présence au « Carnet » de Lutte ouvrière : Solange Pété.

 

Une femme, une femme viscéralement de « gauche »

 

 


Elle mérite sa place dans le carnet ce jour car elle va nous quitter, Solange ! Arrivé à trois ans, en 1930, à Argenteuil, depuis quelques mois en maison de retraite dans la Ville, elle va rejoindre la Touraine. Une autre maison de retraite, mais cette fois auprès de sa filleule qui s’occupera d’elle.

         Solange, une personnalité d’Argenteuil. Elle passe son concours de l’école normale de « jeunes filles » le 6… juin 1944. De la Libération à sa retraite, elle sera institutrice à l’école Jules Ferry.

         Une femme de « gauche » la Solange ! D’accord, ce n’est pas notre paradigme à Lutte ouvrière où c’est classe contre classe, mais nous partagerons avec elle cette exécration de la droite locale réactionnaire et antipopulaire. Non, ce n’est pas vrai ?

         Notre rencontre date d’une quinzaine d’années, à la MJC, en lien avec son activité de relieuse. Les livres !

         Elle deviendra une fidèle lectrice de notre journal Lutte ouvrière. Elle acceptera de figurer plusieurs fois sur notre liste aux municipales.

         Ces dernières années, elle aura beaucoup de mal avec son viager. Nous serons à ses côtés.

         Voilà Solange, pars boire un bon vin de Touraine. En décembre 2026, 99 ans ? Un an plus tard, cent ans, tu ne pars tout de même pas pour ne pas à cette occasion avoir à rencontrer l’édile d’Argenteuil ? Pour ma part, chiche, j’irai te voir pour cette occasion. DM

vendredi 20 mars 2026

Argenteuil, élections municipales, quel que soit le résultat, situation du monde et du monde du travail, les travailleurs, et les habitants devront lutter et s’organiser pour faire face.

 

Contre un camp haineux, les travailleurs doivent s’organiser

 

Pour la lutte, la solidarité, la culture, la conscience

S’il est une leçon à tirer localement dès maintenant des élections municipales à Argenteuil est que les travailleurs doivent reconstruire leurs réseaux militants. Certes, ce n’est pas une situation spécifique à Argenteuil, mais elle y est évidente.

         Certes, les élections, comme d’habitude ont vu fleurir les équipes électorales qui vont disparaître pour l’essentiel au lendemain du second tour. Les militants apparaîtront alors peu nombreux, dans une période où les travailleurs et les habitants des quartiers populaires vont avoir pourtant à trouver les réponses à leurs inquiétudes, et devront agir.

         Et cela, non seulement dans le cadre d’une conjoncture inquiétante, la marche à la guerre, la montée de l’inflation et ses conséquences, mais aussi face à la situation politique de la ville elle-même qui a suscité déjà ces derniers jours outrances, déception et désarroi.

         Quels que soient les résultats du second tour de dimanche, nous l’avons dit et répété, les difficultés de la situation locale s’ajouteront aux difficultés générales. Si la situation économique s’aggrave, cela va avoir rapidement comme conséquence une population plus pauvre et plus fragile. À cela s’ajoute le fait que les collectivités locales seront encore davantage en ligne de mire d’un État au service prioritaire du Capital.

         Les luttes sont devant nous. Les plus conscients doivent tirer maintenant la conclusion que la reconstruction des réseaux militants d’un futur parti révolutionnaire des travailleurs est la seule voie à suivre dans les entreprises et les quartiers.

         En tout cas, les militants de Lutte ouvrière, après le 22 mars, comme ils l’ont fait avant, élection ou pas, poursuivront en ce sens cette activité vitale pour l’avenir de tous. Rejoignez-nous pour participer à cette œuvre commune. DM

samedi 7 mars 2026

Argenteuil, la disparition de Monique et Daniel HOCHET, une disparition qui nous peine

  


 

Jeudi matin, j’ai retrouvé Magali HOCHET dans le centre commercial de Joliot-Curie. Je l’avais vue pour la dernière fois il y a quelques années. Le temps file…

         Magali m’a annoncé le décès en novembre 2024 de son père Daniel, décédé à l’âge de 80 ans. Il n’avait survécu à sa femme Monique que de quelques mois, disparue, elle, au mois d’août précédent.

         Daniel a soutenu jusqu’à sa retraite l’activité politique Lutte ouvrière que nous menions au centre Renault d’Éragny-sur-Oise qui a fermé en 2022. Il a été candidat sur nos listes Lutte ouvrière à Argenteuil.

         Lui et Monique qui habitaient une maison à la Cité jardins d’Orgemont étaient très solidaires de notre combat. Daniel était conscient d’appartenir à la classe sociale des travailleurs, la classe ouvrière. Toujours joyeux, surmontant avec sa femme les difficultés de la vie auxquelles nous sommes peu nombreux à échapper dans les milieux populaires, c’était toujours un plaisir de boire un café et d’échanger avec eux.

         Monique et Daniel s’étaient repliés en Mayenne pour connaître une retraite heureuse.

         Un bon souvenir donc, une pensée à leur mémoire, et un signe d’amitié pour leurs enfants, Magali en particulier. Dominique MARIETTE

mercredi 12 novembre 2025

Argenteuil, 1975-2025, petit retour sur l’histoire personnelle d’un militant communiste révolutionnaire sans frontière. Anniversaire.

Un demi-siècle en tout cas de révolte et d’obstination

 

1975, telle l’esplanade à 100 mètres de Paul-Éluard 1

En novembre 1975, de retour à Argenteuil, je commençais à enseigner dans un cours préparatoire qu’on m’avait confié à l’école primaire Paul-Éluard 1 dans le quartier du Val-Nord.

         Je revenais alors vraiment à Argenteuil où j’étais né 23 ans plus tôt, en 1952. Paul-Langevin, Paul-Vaillant Couturier, puis trois années d’École normale d’instituteurs à Versailles. Il y avait eu Mai 68. J’avais 16 ans tout juste. J’en avais été. Mon bac en juin 1970. Puis, plusieurs années quelque peu tourmentées où je m’étais construit en surmontant des difficultés.

         J’allais connaître une première année d’enseignement merveilleuse. Un beau début dans la profession. 19 élèves à une époque particulière où le quartier du Val-Nord était plus ensoleillé de plein emploi et d’associations. J’avais été accueilli par des chaleureux : la directrice, Madame Fouché, Christian Buono, un militant qui avait été un cadre du Parti Communiste Algérien. Je saurais bien plus tard qu’il était le frère de Maurice Audin. Nous n’étions pas loin de Mai 68.

         J’avais décidé que ma vie serait celle d’un militant. Militant de Lutte ouvrière j’étais, militant je resterais.

         À l’époque, cette organisation était bien petite. Elle avait existé à la Sagem. Elle existait de l’autre côté du pont à la Snecma-Gennevilliers avec un petit groupe de militants. Mais elle n’était rien face à un PCF totalement hégémonique sur la Ville avec ses cadres, ses centaines de militants, et ses milliers d’adhérents, qui animaient une vie politique et culturelle dynamique.

         À Argenteuil, les groupes d’extrême-gauche qu’on appelait gauchistes existaient aussi, mais bien plus faibles que le PCF.

         Moi, j’étais finalement très seul de Lutte ouvrière. Il fallait construire, développer, partager. Ce fut le début d’une longue histoire, celle également pour moi d’une nouvelle histoire. Elle dure jusqu’à ce jour autour de la même espérance, toujours aussi forte. DM