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vendredi 20 mars 2026

Argenteuil, élections municipales, quel que soit le résultat, situation du monde et du monde du travail, les travailleurs, et les habitants devront lutter et s’organiser pour faire face.

 

Contre un camp haineux, les travailleurs doivent s’organiser

 

Pour la lutte, la solidarité, la culture, la conscience

S’il est une leçon à tirer localement dès maintenant des élections municipales à Argenteuil est que les travailleurs doivent reconstruire leurs réseaux militants. Certes, ce n’est pas une situation spécifique à Argenteuil, mais elle y est évidente.

         Certes, les élections, comme d’habitude ont vu fleurir les équipes électorales qui vont disparaître pour l’essentiel au lendemain du second tour. Les militants apparaîtront alors peu nombreux, dans une période où les travailleurs et les habitants des quartiers populaires vont avoir pourtant à trouver les réponses à leurs inquiétudes, et devront agir.

         Et cela, non seulement dans le cadre d’une conjoncture inquiétante, la marche à la guerre, la montée de l’inflation et ses conséquences, mais aussi face à la situation politique de la ville elle-même qui a suscité déjà ces derniers jours outrances, déception et désarroi.

         Quels que soient les résultats du second tour de dimanche, nous l’avons dit et répété, les difficultés de la situation locale s’ajouteront aux difficultés générales. Si la situation économique s’aggrave, cela va avoir rapidement comme conséquence une population plus pauvre et plus fragile. À cela s’ajoute le fait que les collectivités locales seront encore davantage en ligne de mire d’un État au service prioritaire du Capital.

         Les luttes sont devant nous. Les plus conscients doivent tirer maintenant la conclusion que la reconstruction des réseaux militants d’un futur parti révolutionnaire des travailleurs est la seule voie à suivre dans les entreprises et les quartiers.

         En tout cas, les militants de Lutte ouvrière, après le 22 mars, comme ils l’ont fait avant, élection ou pas, poursuivront en ce sens cette activité vitale pour l’avenir de tous. Rejoignez-nous pour participer à cette œuvre commune. DM

samedi 7 mars 2026

Argenteuil, la disparition de Monique et Daniel HOCHET, une disparition qui nous peine

  


 

Jeudi matin, j’ai retrouvé Magali HOCHET dans le centre commercial de Joliot-Curie. Je l’avais vue pour la dernière fois il y a quelques années. Le temps file…

         Magali m’a annoncé le décès en novembre 2024 de son père Daniel, décédé à l’âge de 80 ans. Il n’avait survécu à sa femme Monique que de quelques mois, disparue, elle, au mois d’août précédent.

         Daniel a soutenu jusqu’à sa retraite l’activité politique Lutte ouvrière que nous menions au centre Renault d’Éragny-sur-Oise qui a fermé en 2022. Il a été candidat sur nos listes Lutte ouvrière à Argenteuil.

         Lui et Monique qui habitaient une maison à la Cité jardins d’Orgemont étaient très solidaires de notre combat. Daniel était conscient d’appartenir à la classe sociale des travailleurs, la classe ouvrière. Toujours joyeux, surmontant avec sa femme les difficultés de la vie auxquelles nous sommes peu nombreux à échapper dans les milieux populaires, c’était toujours un plaisir de boire un café et d’échanger avec eux.

         Monique et Daniel s’étaient repliés en Mayenne pour connaître une retraite heureuse.

         Un bon souvenir donc, une pensée à leur mémoire, et un signe d’amitié pour leurs enfants, Magali en particulier. Dominique MARIETTE

mercredi 12 novembre 2025

Argenteuil, 1975-2025, petit retour sur l’histoire personnelle d’un militant communiste révolutionnaire sans frontière. Anniversaire.

Un demi-siècle en tout cas de révolte et d’obstination

 

1975, telle l’esplanade à 100 mètres de Paul-Éluard 1

En novembre 1975, de retour à Argenteuil, je commençais à enseigner dans un cours préparatoire qu’on m’avait confié à l’école primaire Paul-Éluard 1 dans le quartier du Val-Nord.

         Je revenais alors vraiment à Argenteuil où j’étais né 23 ans plus tôt, en 1952. Paul-Langevin, Paul-Vaillant Couturier, puis trois années d’École normale d’instituteurs à Versailles. Il y avait eu Mai 68. J’avais 16 ans tout juste. J’en avais été. Mon bac en juin 1970. Puis, plusieurs années quelque peu tourmentées où je m’étais construit en surmontant des difficultés.

         J’allais connaître une première année d’enseignement merveilleuse. Un beau début dans la profession. 19 élèves à une époque particulière où le quartier du Val-Nord était plus ensoleillé de plein emploi et d’associations. J’avais été accueilli par des chaleureux : la directrice, Madame Fouché, Christian Buono, un militant qui avait été un cadre du Parti Communiste Algérien. Je saurais bien plus tard qu’il était le frère de Maurice Audin. Nous n’étions pas loin de Mai 68.

         J’avais décidé que ma vie serait celle d’un militant. Militant de Lutte ouvrière j’étais, militant je resterais.

         À l’époque, cette organisation était bien petite. Elle avait existé à la Sagem. Elle existait de l’autre côté du pont à la Snecma-Gennevilliers avec un petit groupe de militants. Mais elle n’était rien face à un PCF totalement hégémonique sur la Ville avec ses cadres, ses centaines de militants, et ses milliers d’adhérents, qui animaient une vie politique et culturelle dynamique.

         À Argenteuil, les groupes d’extrême-gauche qu’on appelait gauchistes existaient aussi, mais bien plus faibles que le PCF.

         Moi, j’étais finalement très seul de Lutte ouvrière. Il fallait construire, développer, partager. Ce fut le début d’une longue histoire, celle également pour moi d’une nouvelle histoire. Elle dure jusqu’à ce jour autour de la même espérance, toujours aussi forte. DM

 

mardi 16 septembre 2025

Argenteuil, élections municipales des 15 et 22 mars 2026, une liste Lutte ouvrière "Le camp des travailleurs" sera candidate

 

Un seul axe, celui de la défense des intérêts des travailleurs et de leur combat

 


 

À longueur de semaines, dans nos brèves, nous abordons la question des très nombreuses contraintes qui pèsent sur les notables, loin de la population, dirigeant les grandes communes telles que celle d’Argenteuil : La meilleure volonté (quand elle existe) pèse bien peu face au poids du capitalisme à travers la domination des promoteurs, des banques et de l’État qui les sert. Pour ce dernier, les services publics utiles à la population avec les moyens financiers nécessaires à leur bon fonctionnement ne sont pas la priorité. Malgré ces contraintes, des habitants mobilisés et des militants pouvant s’appuyer sur la population les contrôlant feraient certes le maximum, mais dans des limites bien étroites tant que la société demeure en l’état.

         Dans tous les cas, nous en sommes loin, et le maximum que des militants communistes révolutionnaires puissent espérer serait aujourd’hui l’élection de quelques conseillers municipaux.

         Partout où nous nous présenterons à ces élections dans le pays, l’essentiel pour nous sera d’affirmer que le monde du travail ne doit compter que sur lui-même, sur sa conscience, son organisation et sa force. Il fait fonctionner la société, il devrait la diriger.

         Face à concurrence des capitalistes pour le maintien de leurs gigantesques profits produits de l’exploitation des travailleurs d’ici et d’ailleurs, une concurrence qui peut mener demain à une guerre généralisée, les travailleurs vont devoir se battre pour arrêter de voir leur condition reculer. Ils vont devoir le faire pour défendre une augmentation substantielle des salaires et des pensions, les services publics qui leur sont vitaux, et leur emploi. Il faut interdire les licenciements, embaucher, et partager si nécessaire le travail entre tous avec le maintien des salaires.

         Nous déclinerons en temps utile ce programme de lutte qui sera notre programme électoral dans ces élections, à Argenteuil comme dans les nombreuses grandes et moyennes villes où nous nous présenterons. Ce programme, pour l'essentiel, nous avons déjà à le défendre dès maintenant parmi les travailleurs, et à le discuter dans les semaines qui viennent durant lesquelles la lutte doit se développer. C’est la priorité de l’heure. DM