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mardi 27 janvier 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 26 janvier 2026 : Aux municipales : les travailleurs doivent défendre la politique de leur classe !

Aux municipales : les travailleurs doivent défendre la politique de leur classe !

 Publié le 26/01/2026

 

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars. Il y aura des listes Lutte ouvrière dans 240 villes, parmi les plus grandes du pays, pour que les travailleurs puissent exprimer leurs préoccupations et leur colère et affirmer une politique correspondant à leurs intérêts et à ceux de toute la société. 

Rester muet et sans volonté face aux coups des capitalistes serait la pire des choses. 

De plus en plus de femmes et d’hommes sont condamnés à des salaires indignes, à des pensions misérables ou jetés au chômage et marginalisés. Le monde du travail est rabaissé pour que les plus riches, les actionnaires qui ne font rien de leurs dix doigts, s’enrichissent comme jamais. Il faut que cela change, et il faut le dire !    

Le capitalisme a engendré l’impérialisme et a nourri de multiples guerres. Trump, en compétition avec Xi Jinping mais aussi avec les dirigeants européens pour contrôler les ressources et les marchés de la planète, mène une politique ouvertement belliqueuse. Il exacerbe les tensions et intensifie les guerres. Allons-nous accepter, passifs et silencieux, que notre avenir soit suspendu à ces affrontements entre capitalistes ? 

Nos villes connaîtront peut-être demain le sort de Kiev ou de Gaza. Les lycées servent déjà de bases de recrutement pour l’armée. Des usines automobiles prévoient de fabriquer des drones kamikazes. Nos hôpitaux sont censés se préparer à accueillir des milliers de blessés de guerre. Ce n’est pas dans ce monde-là que nous voulons vivre, et il faut aussi le dire haut et fort ! 

Il faut affirmer, comme le courant communiste le faisait dans le passé, que les travailleurs peuvent stopper la course folle du capitalisme. Qu’ils peuvent le renverser et refonder la société sur des bases collectives.

Car le changement ne viendra pas d’en haut. Il ne viendra d’aucun dirigeant politique. Ils s’inscrivent tous dans le cadre du capitalisme, qu’ils soient d’extrême droite, de droite ou de gauche. Et cela ne dépend évidemment pas non plus des municipalités, qui n’ont pas les moyens de contrebalancer les ravages engendrés par les exploiteurs, les licencieurs et les fauteurs de guerre. 

Il dépend des travailleurs, de leurs combats et de leur conscience, de changer le cours des choses. 

Aujourd'hui, le monde du travail est une force qui s’ignore. Cela fait des années qu’il n’y a pas eu de luttes d’ensemble permettant de tenir en respect le patronat. Des années que les travailleurs n’ont pas fait l’unité de leur camp contre la dictature du grand patronat. 

La bourgeoisie et ses politiciens profitent de cette situation pour diviser et individualiser les travailleurs. Ils jouent sur les préjugés, le racisme, le nationalisme, le sexisme pour contrer toute idée de révolte collective. Mais cela n’aura qu’un temps. 

Le camp des travailleurs existe. Des millions de travailleurs sont unis dans les mêmes problèmes de salaire, de conditions de travail, de logement, de santé, de transport… Au travail, ils mesurent leur rôle indispensable puisque rien ne peut se concevoir, se créer et se produire sans eux. Ils mesurent la complémentarité des travailleurs et la supériorité du collectif, c’est-à-dire ce qui fait la force de leur classe sociale. 

Pour l’instant, les travailleurs sont respectueux de la propriété capitaliste. Ils se soumettent aux diktats de ceux qui possèdent les capitaux, alors même que cet argent est issu de leur propre labeur. Mais quand ils se révolteront et prendront conscience qu’ils peuvent parfaitement diriger la société eux-mêmes, tout pourra changer. 

Sans attendre, il faut montrer qu’il y a des femmes et des hommes qui ne se laissent pas intimider par l’étalage de puissance de la grande bourgeoisie. C’est ce que font les ouvriers, les aides à domicile, les agents de maintenance et de sécurité, les employés, les soignants, les postiers, les conducteurs de bus, les travailleurs de la SNCF, et les enseignants qui se sont regroupés sur les listes Lutte ouvrière.

Ils ne veulent plus laisser la politique aux politiciens et aux notables. Ils se sont portés candidats pour défendre leurs intérêts de travailleurs et dénoncer le système qui est en train de nous broyer. Ils montrent qu’ils croient dans leur propre camp et c’est le meilleur gage pour l’avenir.

Alors, dans les semaines à venir, rejoignez, soutenez les listes de Lutte ouvrière. Les liens ainsi créés seront utiles pour la suite car il ne suffit pas d’être en colère, il faut aussi se rassembler et s’organiser derrière une politique et un parti. 

Il faut montrer qu’il y a un chemin pour tous ceux qui ne se résignent pas et veulent changer la société. 

                                                                        Nathalie ARTHAUD

 

dimanche 25 janvier 2026

Argenteuil, journal des Municipales : candidats et affaire Jean Vilar

 

Un étonnant silence

 

 

Le premier tour des élections municipales aura lieu maintenant dans moins de deux mois. Les listes en présence ont largement entrepris leur campagne.

         Il y a toutefois un sujet qui reste dans l’ombre, au moins actuellement, c’est l’affaire Jean Vilar.

         Pourtant, elle a été à nouveau durant ce mandat l’affaire majeure. Le projet de liquidation de l’espace Jean Vilar et de son complexe des fêtes paraît abandonné, mais il peut toujours ressurgir sous une forme ou sous une autre dans les mois qui viennent. En attendant, les écuries des cadors sont bien silencieuses à ce jour sur le sujet. C’est pourtant une question sur laquelle la réponse doit être claire, et sur deux plans.

         Le premier : qui s’engage à l’abandon définitif du projet, et élément concomitant, à la réouverture immédiate du complexe et à l’étude d’un projet de pérennisation d’une salle des fêtes améliorée Jean Vilar ?

         Le second : qui s’engage résolument à être aux côtés des associations et personnes visées par la volonté revancharde de la municipalité sortante et du promoteur ?

         Le silence actuel sur la question étonne. Il s’agit pourtant là d’un problème sur lequel l’énorme majorité de la population d’Argenteuil a un avis tranché. Alors qu’attendent les candidats pour mettre cette question sur le devant de leur campagne ? DM

samedi 24 janvier 2026

Argenteuil, journal des élections municipales, inégalité des moyens, force des convictions

 

Ne pas en pleurer, mais discuter, échanger, partager

 

 

Chaque habitant de la commune commence à être visé et parfois agacé par de multiples supports papier ou audiovisuels en rapport avec la campagne des élections municipales du 15 et 22 mars prochains. Ce sont des centaines de milliers de tracts, voire davantage, qui seront distribués d’ici le premier tour. Des milliers d’affiches auront été collées et recollées sur le nombre très limité de panneaux d’affichage de la Ville. Des vidéos et autres supports audiovisuels connaissent à ce jour déjà un rythme important de diffusion, pour le meilleur ou pour le pire.

         Tout cela a un coût. Un montant maximum de dépense est fixé par la loi. Pour la commune d’Argenteuil, pour uniquement le premier tour de scrutin, le plafond s’élève à près de 123 000 euros dont près de la moitié, soit 59 000 peuvent être remboursés par l’État pour les listes obtenant plus de 5% des suffrages exprimés. Entre nous, une raison supplémentaire qui n’est certes pas l’essentiel pour que notre liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs dépasse ce pourcentage au soir du 15 mars.

         59 000 euros, c’est une somme énorme qui permet bien des choses. D’où la multiplication des supports papier et audiovisuels. Mais est-ce là bien nécessaire ? Quelle efficacité pour cette profusion de moyens ?

         Dans cette campagne électorale, nous ne jouons pas dans la même cour. Non seulement parce que nous nous refusons à proposer les plus belles promesses concoctées par nos soins. Non seulement, pour les dépenses, parce que nous ne sommes pas sûrs d’atteindre ces 5%, mais parce que, fondamentalement, la débauche de moyens est inutile, et sans rapport avec sa rentabilité.

         Notre campagne sera à petit budget. Un minimum de tracts, et d’affiches que nous ne voulons pas voir recouvertes aussitôt. Des vidéos de militants peut-être. Le blog et Facebook bien sûr comme nous les utilisons depuis 15 ans. Mais surtout…

         … Mais surtout la force de nos raisonnements et de nos convictions. Celle qui passe par la réflexion et que nous sommes capables de transmettre dans l’échange et la discussion avec les travailleuses et les travailleurs, actifs, retraités, ou aujourd’hui sans emploi, que nous rencontrerons. Économie de moyens, mais un engagement maximum. DM