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lundi 20 juillet 2026

Argenteuil, quelle ville ? Transformation majeure de certains quartiers, mais absence d’une vision et d’une politique d’ensemble

Une question pourtant essentielle

 

 

Dans les jours qui viennent, je reviendrai à propos de l’attaque municipale contre la présence de la MJC d’Argenteuil rue des Gobelins, sur la question des locaux municipaux. Mais avant, je voudrais aborder une autre question, elle centrale pour l’urbanisation et donc la vie de tous les habitants. Il s’agit de la réflexion globale sur la commune et son avenir.

         Il y a à Argenteuil des espaces qui sont concernés par des mutations d’envergure : un marginal, de par sa localisation difficile, l’ancienne zone industrielle de la gare du Centre, deux autres qui concernent des superficies importantes, d’abord celui du Val-Notre Dame, mais aussi l’espace Guienne-Héloïse. Des réflexions peu nombreuses en direction des habitants, et une information très partielle pour l’ensemble des Argenteuillais. Mais pas de réflexion globale sur le futur de l’ensemble de l’espace communal et les liaisons nécessaires non seulement au niveau des transports mais des liens fondamentaux entre les quartiers, anciens et ceux en transformation majeure. Là, c’est la grande inconnue.

         Le résultat : une impression de coup par coup. Les problèmes apparaîtront plus tard, trop tard, d’une façon extrêmement dommageable pour les habitants de demain. DM

 

mercredi 1 juillet 2026

Argenteuil, commerce Centre-ville, encore un échec, et celui-là majeur

 

Et ce n’est pas La Canopée qui risque d’être le prochain succès

 

Les Dahlias, à l’angle de la rue de l‘Abbé Fleury

Le restaurant « Le bout du bar » cherche un nouveau restaurateur. Cette annonce interpelle.

         Il y eut pourtant dans cet espace de la rue Paul-Vaillant-Couturier un espoir, celui de la mise en place d’une dynamique commerciale. La proximité des salles de spectacle du Figuier blanc et de La cave en était le fondement. Les fleurs de chez Dahlia avec son espace où l’on pouvait prendre le thé en fut le premier complément. L’ouverture du « Bout du bar » marqua une étape. Il y eut même la tentative de l’ouverture d’un magasin de matériels destinés aux artistes. Cerise sur le gâteau, la Maison de quartier occupa la place de l’agence EDF. Ce dernier point était essentiel. Elle attirait la circulation des habitants vers ce petit centre dynamique en construction. C’était dans les années 2010.

         Puis le magasin de matériels de peinture a fermé. La fleuriste Dahlia comme les habitants de l’immeuble AB Habitat à l’angle de la rue de L’abbé Fleury subit la situation d’un bâtiment menacé d’effondrement. Elle allait devoir déménager vers les hauts de l’avenue Gabriel Péri. Auparavant, en 2014, la nouvelle municipalité décida le transfert de la Maison de quartier du Centre rue des Gobelins en grignotant la MJC dans un espace-mort hors de la vie du quartier. Puis le « Bout du bar » connut des aléas, avec ce dernier en date…

         Les questions du commerce ne sont pas simples à Argenteuil, pour des questions géographiques et sociales évidentes. Mais l’affaire de la désarticulation de ce centre géographique commercial prometteur que je décris ci-dessus est un incontestable échec.

         Ce que l’on peut reprocher d’essentiel à la municipalité actuelle est qu’il n’y a jamais eu véritablement de réflexion globale sur le sujet sous la forme par exemple d’États généraux du commerce ou autre, abordant cette question du commerce à l’échelle de la Ville. Pour tenter au moins de faire partager le problème par l’ensemble des habitants, à défaut de pouvoir y donner une solution simple. DM

dimanche 22 mars 2026

Détroit d’Ormuz : les conséquences d’une interruption

 Détroit d’Ormuz : les conséquences d’une interruption

Les effets de la guerre au Moyen-Orient ne se limitent pas aux zones de combat : une grande partie de la population mondiale commence déjà à en payer le prix à travers les hausses de prix et les pénuries, provoquées en particulier par le blocage du détroit d’Ormuz.

Publié le 18/03/2026

Les cours étant mondiaux, tous les pays du monde sont touchés par la hausse du prix de l’énergie, même ceux qui ne dépendent pas complètement du pétrole et du gaz du Moyen-Orient, comme la France, et même ceux qui en produisent : au Nigeria, le prix à la pompe a augmenté d’environ 20 % en une semaine. Mais, dans certaines régions, le risque de pénurie s’ajoute à l’augmentation des prix.

Il est possible que les États-Unis aient comme objectif, dans cette guerre, de compliquer l’accès de la Chine au pétrole et au gaz du Moyen-Orient ; quoi qu’il en soit, cette stratégie pèse déjà sur d’autres pays qui en sont dépendants. En Inde, les difficultés d’approvisionnement en gaz de cuisine ont conduit des restaurants à fermer et à réduire leur activité, voire certains à utiliser du bois ou du charbon de bois. En Asie du Sud-Est, certains gouvernements imposent une réduction de la consommation d’énergie : aux Philippines, la semaine de travail a été ramenée à quatre jours dans les administrations publiques, et en Birmanie le régime a introduit des restrictions de circulation avec des jours alternés selon les plaques d’immatriculation.

Le pétrole et le gaz ne servent pas seulement à se chauffer ou à rouler, mais sont indispensables dans de nombreuses chaînes de production, en particulier les engrais agricoles. Or l’Inde importe 40 % de son urée et des engrais à base de phosphate depuis le Moyen-Orient ; l’Égypte et une grande partie de l’agriculture africaine en dépendent également et, s’ils n’y ont plus accès, les rendements baisseront. Et même si les belligérants relâchent la pression sur le détroit ou si les armateurs trouvent des voies alternatives et si une petite partie des exportations reprend, le renchérissement du coût du transport entraînera de toute façon une augmentation des prix qui se répercutera sur les prix alimentaires dans des régions où des dizaines de millions de femmes et d’hommes ne mangent déjà pas à leur faim.

En déclenchant la guerre contre l’Iran, l’impérialisme américain a provoqué, sur une grande partie de la planète, une crise qui ne fait probablement que commencer. Si cette guerre n’est pas encore mondiale dans sa géographie, elle l’est déjà dans ses effets.

                                                        Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3007)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui

Dimanche 22 mars, de 10 h.30 à 11 h.30, marché Héloïse.

vendredi 16 janvier 2026

Géographie d’Argenteuil : une sorte d’incunable à mettre d’urgence au musée de la Ville, ou à défaut dans la réserve qui en tient lieu. De quoi sourire… un peu.

Mystère géographique et financier

 


 

Il y a une quinzaine d’années, j’ai contribué à la rédaction d’un petit opuscule dont, c’est vrai, je ne suis pas peu fier, portant sur la géographie de notre chère ville, « Argenteuil, une géographie ». Je sais qu’il y en a aujourd’hui peu d’exemplaires disponibles. Cela se confirme si l’on en croit l’annonce que l’on peut trouver le concernant sur Amazone. Il serait même âprement recherché, si l’on en juge le prix proposé pour l’unique exemplaire proposé via ce site.

         2000 euros ! Bigre, pour un opuscule certes très intéressant mais seulement d’une centaine de pages ! Chacun s’interroge.

         La réponse à un grave problème dans ce livre ? Une formule magique ? Le vendeur croit-il avoir dans ses mains un bel outil spéculatif ? La galéjade d'un facétieux ?

         On ne sait, mais chers lecteurs, vous avez peut-être votre hypothèse personnelle à me proposer ! DM