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mardi 25 novembre 2025

Total au Mozambique : coupable par essence !

 Total au Mozambique : coupable par essence !

Lundi 17 novembre, une plainte a été déposée contre TotalEnergies pour « complicité de crimes de guerre », au parquet antiterroriste de Paris.

Publié le 19/11/2025

Une ONG accuse la multinationale d’avoir financé et soutenu des militaires coupables d’assassinats et de tortures sur des civils.

Les faits remontent à l’été 2021, après plusieurs attaques par le groupe djihadiste al-Chabab de villages et d’une ville proches d’un immense site gazier appartenant entre autres à Total. Ces attaques avaient forcé la multinationale à stopper momentanément la construction et à évacuer ses employés français travaillant sur place. Total finançait alors directement une unité de l’armée mozambicaine pour protéger ses infrastructures et ce sont ces militaires qui ont alors séquestré durant des mois dans des conteneurs métalliques, affamé, torturé et assassiné des dizaines de civils fuyant les combats. Ils ont agi en toute impunité et ne semblent pas inquiétés depuis.

Il faut dire que le projet gazier, particulièrement alléchant pour les capitalistes, leur tenait plus à cœur que la vie de dizaines d’Africains pauvres. Les gisements découverts quelques années auparavant, en mer, au large du Mozambique, évalués à 5 000 milliards de mètres cubes de pétrole, pourraient être équivalents à ceux du Nigeria, par exemple. ExxonMobil, ENI, TotalEnergies et de nombreuses banques s’étaient jetées sur le projet, estimé à 60 milliards de dollars. En comparaison, le budget annuel de l’État du Mozambique est d’environ 4 milliards de dollars. Tous escomptaient des profits mirifiques, en sachant pertinemment qu’ils pourraient acheter à bas prix la complaisance des autorités de ce pays miné par la pauvreté et la corruption. À l’inverse, la découverte de richesses minières s’avérait une calamité pour les populations, comme d’habitude. Des villages de pêcheurs et de paysans avaient été vidés de leurs habitants. Et les bandes djihadistes pouvaient recruter dans cet océan de misère.

C’est une ONG qui a révélé la complicité de Total. L’European Centre for constitutional and human rights (ECCHR) accuse le groupe d’avoir reçu des rapports dès le printemps 2021 sur les crimes et la violence des mercenaires. L’ONG a la preuve que Total aurait fait licencier 200 soldats membres de cette unité, en septembre 2021, pour des « incidents » dont la nature n’est pas indiquée. Des primes n’ont pas été payées non plus pour des raisons similaires.

Malgré cela, Total a continué à travailler avec cette unité jusqu’en 2023 et, aujourd’hui, de loin, dans les bureaux confortables et tranquilles de la Défense, la direction du groupe nie avoir été au courant de ces exactions.

                                                                Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2990)

lundi 22 septembre 2025

TotalEnergies au Mozambique : piller le gaz au milieu du chaos

L’essentiel pour Total, que les profits soient assurés

 

État et Capital, même combat
 

TotalEnergies a annoncé le redémarrage de son site gazier géant de la côte nord du Mozambique. Depuis 2021, le chantier était à l’arrêt car la région a sombré dans la guerre civile. Celle-ci oppose, d’un côté, des groupes djihadistes et, de l’autre, des soldats mozambicains appuyés par des soldats rwandais, venus à la demande de Total.

         Ces soldats encadrés par des officiers français pour sécuriser le site se moquent bien de la sécurité de la population. Avec une piste d’aviation, des installations pour le personnel et un ravitaillement par voie maritime, c’est un îlot protégé au milieu du chaos et des combats.

         Les exactions des militaires et la pauvreté nourrissent la rébellion et des milliers de civils ont perdu la vie. Mais pour Total, l’essentiel est que le gaz soit exporté et ses profits assurés.

 

mardi 26 novembre 2024

Mozambique : pétrole et répression

Même au Sud, l’État uni aux intérêts du Capital

 

 

Site gazier dans la province du Cabo Delgado

Depuis l’élection présidentielle du 9 octobre, le régime au pouvoir au Mozambique fait face à des manifestations contre la victoire du parti gouvernant depuis l'indépendance en 1975, le Frelimo. Selon l'ONG Human Rights Watch, la répression de ces manifestations aurait fait à ce jour 40 morts, dont dix enfants.

         Le Mozambique est un pays pauvre, mais riche en pétrole. Le chantier de TotalEnergies pour l'exploitation d'un gigantesque champ gazier dans la région de Palma, à l'arrêt depuis 2021, devrait reprendre prochainement.

         Piller les ressources de l'Afrique, pendant que les régimes locaux écrasent leur population, Total sait faire

 

mardi 20 février 2024

Carburants : les marges des distributeurs flambent

Ils se gavent, ils nous pompent

 


Une étude publiée par l’association de consommateurs CLCV pointe la façon dont les marges réalisées à la pompe ont explosé en 2023. Entre 2018 et 2021, elle se situaient autour de 15 centimes par litre en moyenne, et depuis 2022, elles sont passées de 6 à 25 centimes d'euro en moyenne.

         Voilà comment les grands groupes pétroliers et de la distribution comme Total font payer les consommateurs et encaissent des surprofits.