mercredi 1 avril 2026
Argenteuil, face aux reculs du service public d’éducation, face à la situation scandaleuse des AESH, préparer les luttes de demain et d’après-demain
Tous travailleuses et travailleurs, au sein d’un seul ensemble, le monde du travail
Plus de 200 personnes ont tenu hier matin une assemblée générale de grévistes à la Maison des syndicats de Cergy. Cette réunion a réuni des représentants de toutes les catégories de personnels de l’Éducation nationale, des enseignants mais aussi un certain nombre de travailleuses AESH.
La revendication d’un véritable statut au sein du service public d’éducation pour ces travailleuses AESH, essentielles à l’intégration des élèves victimes de handicaps et à la sérénité des classes où elles agissent, était au cœur des échanges.
Cette situation dramatique s’ajoute à tous les reculs et pressions qui empêchent que ce service public puisse au mieux remplir sa mission. Il est dans une situation de plus en plus calamiteuse, la descente aux enfers doit cesser.
Les intérêts et revendications corporatistes n’ont plus de mise aujourd’hui pour sortir de l’ornière actuelle. Que les différents secteurs de l’Éducation se retrouvent ensemble pour affirmer que leur combat est celui des uns et des autres est la seule voie à emprunter. Tôt ou tard, il rejoindra celui de tous les travailleurs pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive continue des dominants contre la condition ouvrière et le fonctionnement de la société tout entière. DM
dimanche 22 février 2026
Dassault – Cergy : lunettes, agent secret, peurs en rafale
Dassault – Cergy : sinistre plaisanterie
Publié le 18/02/2026
Y a-t-il vraiment eu un vent de panique mardi 10 février dans la France des actionnaires ? Toute la presse nationale et les chaînes de télévision ont alors fiévreusement annoncé qu’une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » était suspectée chez Dassault, sur le site de Cergy.
La présence d’un Double 007 ou d’un de ses collègues était ainsi annoncée
Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.
: espionnant dans l’usine, il portait même des lunettes connectées, et c’est tout dire ! On a pu assister dans les ateliers à un ballet du service de sécurité sillonnant les allées à la recherche de l’agent secret. C’est ainsi qu’un jeune intérimaire s’est retrouvé en garde à vue, puis finalement relâché sans charge, vu le ridicule de la situation : il n’avait en effet cherché qu’à faciliter l’exécution de son travail de câblage en prenant quelques photos.
Il y a d’autant plus de quoi s’indigner que Dassault a transformé le site de Cergy en camp retranché bardé de caméras, à l’extérieur tout comme à l’intérieur des ateliers. La direction ne se gêne donc pas, elle, pour espionner ses salariés et les mettre en garde à vue permanente.
Reste le plus scandaleux : après avoir mis en marche ce mauvais canular, Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.
Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3003)