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lundi 26 janvier 2026

Arrêts maladies, en Allemagne comme en France : non au travail forcé !

 

Ses serviteurs de la bourgeoisie en forme contre les travailleurs

 

 

Le chancelier Allemand Mertz s’en est pris aux salariés en arrêt maladie, déclarant que cela faisait près de 3 semaines par an pendant lesquels les salariés ne travaillent pas, ajoutant « est-ce vraiment nécessaire ? ».

         Il vise notamment les téléconsultations qui, selon lui, ne seraient plus justifiées. Un comble puisque les téléconsultations servent à essayer de suppléer le manque de médecins.

         En France aussi, ces campagnes visent à stigmatiser les travailleurs, les présentant comme des fainéants trop malades au goût des patrons, mais jamais assez pour être en arrêt. Ce sont pourtant les patrons, avec les conditions de travail qu’ils imposent, qui sont en grande partie responsables des problèmes de santé et de l’usure des travailleurs.

samedi 9 novembre 2024

Arrêts maladie, « jours de carence » : public, privé, tous dans le même bateau… qu’ils veulent couler

 

Une attaque contre tous les travailleurs

 


Le gouvernement veut passer d’un à trois jours de carence en cas d’arrêt maladie pour les travailleurs de la fonction publique et diminuer leurs indemnités journalières de 100 % à 90 % du salaire. En même temps, des parlementaires pro-Barnier veulent, eux, imposer aux travailleurs du privé des jours de carence supplémentaires, « d’ordre public », qui ne seraient pris en charge ni par la Sécurité sociale, ni par les mutuelles d’entreprise.

         Au gouvernement ou au Parlement, la meute est lâchée pour s’attaquer aux conditions de vie des travailleurs du public comme du privé. Alors, c’est tous ensemble qu’il faudra faire front ! 

jeudi 7 novembre 2024

Fermetures d’entreprises : une guerre de classe

 Fermetures d’entreprises : une guerre de classe

Publié le 06/11/2024

De la mise en liquidation de petites entreprises à la fermeture d’usines ou de magasins appartenant à des groupes richissimes, les suppressions d’emplois se multiplient, jetant des dizaines de milliers de travailleurs au chômage.

Le 15 octobre, le cabinet Altarès publiait son bilan : au troisième trimestre 2024, 13 400 entreprises ont été mises en faillite ou en redressement judiciaire, un chiffre en hausse de 20 % en un an, faisant disparaître 52 000 emplois. Sur un an, 66 000 entreprises ont mis la clé sous la porte, un record depuis quinze ans. Si beaucoup de ces entrepreneurs sont en fait des petits commerçants, des artisans ou des auto-entrepreneurs pris à la gorge, bien d’autres, et parfois les mêmes, sont des sous-traitants ou des prestataires de grands groupes richissimes qui taillent à la hache dans les emplois. Ainsi le 5 novembre, Michelin et Auchan annonçaient la fermeture de deux usines et de plusieurs magasins, rayant au moins 3 500 emplois de la carte. Dans la chimie, le bâtiment, l’aéronautique, des groupes comme Vencorex, Bouygues, Airbus ont annoncé des milliers de suppressions d’emplois avec toutes les conséquences pour les bassins économiques concernés.

À chaque fois, les patrons et les commentateurs invoquent, pour justifier la saignée, la chute des ventes, le coût de l’énergie, un changement des modes de consommation ou la concurrence. Toutes ces raisons existent car le capitalisme est une jungle où les plus gros mangent les plus petits. Dans un marché mondial saturé où les guerres rebattent les cartes entre les pays, la rivalité fait rage entre capitalistes pour conserver leurs parts de marché et accroître leurs profits. L’inflation et les salaires bloqués, qui réduisent le pouvoir d’achat des classes populaires, se répercutent sur le commerce. Mais toutes ces explications sont instrumentalisées par le grand patronat, relayé par les médias qu’il possède, pour justifier d’aggraver l’exploitation des travailleurs.

Or dans la guerre permanente entre capitalistes, il n’y a aucune raison que les travailleurs acceptent d’être sacrifiés. Ils n’ont pas à devoir travailler plus, à perdre un centime sur leur paie ou à laisser un seul d’entre eux, embauché, CDD ou intérimaire, être jeté au chômage pour permettre aux actionnaires d’accroître leurs profits. Car ceux qui sont à l’origine des suppressions d’emplois, y compris des faillites d’une myriade de petites entreprises, ce sont les grands groupes qui se disputent le marché mondial.

Et ceux-là sont pleins aux as : Michelin a fait 2 milliards d’euros de profits en 2023 ; Stellantis, qui se prépare à fermer des usines dont celle de Poissy, a accumulé 6 milliards d’euros de profits pour le seul premier semestre 2024 ; Airbus, qui veut supprimer 2500 emplois, a fait 825 millions d’euros de bénéfices en six mois. Et même quand ils annoncent des résultats en baisse, comme Casino ou Auchan, les familles propriétaires ont accumulé des fortunes au cours des décennies précédentes.

Pour ne pas être privés de leur seul moyen d’existence, les travailleurs doivent imposer la répartition du travail disponible entre tous, sans perte de salaire. Pour financer ces mesures vitales, ils doivent imposer aux grandes familles bourgeoises de rendre les milliards accumulés au cours des décennies précédentes comme résultat de l’exploitation. Pour montrer que cet argent existe, ils doivent exiger la levée du secret des affaires comme du secret bancaire.

                                            Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2936)

jeudi 1 février 2024

Attal : l’ordre des exploiteurs

 

Contre les prolétaires, en avant toute !

 

 

Dans son discours d’investiture, le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, a fait étalage de la politique anti-ouvrière que son gouvernement entend poursuivre. La liste est longue, de la généralisation des 15 heures hebdomadaires de travail obligatoire pour les allocataires du RSA, à la suppression de l’ASS, l’allocation spécifique de solidarité que touchaient les chômeurs en fin de droit, en passant par la paie au mérite pour les fonctionnaires. Cerise sur le gâteau, toutes ces attaques sont présentées comme des mesures pour que « le travail paie plus ».

         Pas question de contraindre le patronat à augmenter les salaires, donc, mais baisse des allocations qui permettent aux privés d’emploi de survivre : Attal ne démérite pas de Macron.