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vendredi 7 août 2026

Incendies : La Poste souffle sur les braises, mais ça ne passe pas comme une lettre

 

À ce jeu-là, la colère peut vite s’embraser

 

 

Suite à la fermeture temporaire du centre de tri du courrier de Cestas, près de Bordeaux, pendant les feux, La Poste veut imposer aux 500 travailleurs du site de travailler 35 heures de plus dans l’année qui vient. Et pour les postiers ayant été évacués de chez eux et n’ayant pas pu se rendre au travail, elle veut prendre sur leurs jours de congés.

Des travailleurs du centre de tri parlent avec colère de double peine : après avoir été évacués et craint de perdre leur logement, il faudrait prendre sur les congés ou venir travailler gratuitement.

À souffler sur les braises, la colère peut s’embraser.

jeudi 30 juillet 2026

Incendie et exploitation : La direction de la Poste de Gironde a joué avec la santé

 

Exploiteurs jusqu’au bout

 

 

En Gironde, la direction de La Poste entend imposer aux 314 collègues évacués dans le département qu’ils posent des jours de récupération ou des congés payés s'ils sont absents de leur travail. C’est révoltant. Etre évacué, ce n'est pas être en vacances !

     Quant aux facteurs, la direction régionale a voulu leur faire reprendre la distribution de courrier dans les zones non évacuées, alors même que la PIC de Cestas est fermée et que l’ARS, l’Agence régionale de santé, mettait l’ensemble du département en alerte rouge concernant la toxicité de l’air.

      Ainsi, par exemple, à Pessac, commune limitrophe de Cestas évacuée samedi soir, un manager a ordonné le maintien de la distribution des publicités, en affirmant « on verra selon la qualité de l’air », au mépris des consignes de l'ARS. Une position encore plus scandaleuse quand on sait que c’est sans masque FFP2 que la direction entendait faire sortir les facteurs, la direction admettant avoir des stocks mais attendant les consignes pour les distribuer.

      La forêt brûle, l’atmosphère est toxique, mais La Poste entend faire prendre un bol d’air aux facteurs.

dimanche 14 décembre 2025

La Poste-Ile de France : offensive contre la condition des postiers

 

Non à la flexibilité des horaires !

 

La Poste teste en ce moment sur quelques bureaux dans différentes régions un projet de flexibilité des horaires qu’elle envisage de généraliser si les résultats lui donnent satisfaction : "Trafic fort, les agents rentrent plus tard, trafic faible, les agents rentrent plus tôt", est le fil directeur d'un projet qui s'inscrit dans le plan de réduction des effectifs.

Un projet a été signé à ce sujet en juillet dernier entre la direction et les syndicats, à l’exception de la CGT et de SUD, mais même ces organisations se sont bien gardées d’en informer les travailleurs. La Poste veut "des organisations plus flexibles" avec des semaines "faibles" et des semaines "fortes". On pourrait demander au salarié jusqu’à 44heures par semaine sur douze semaines consécutives, voire 48heures pour une semaine. La Poste ne s’en prend pas seulement aux conditions de travail mais également aux conditions de vie.

Les premières réactions ont été l’inquiétude. Comment organiser désormais sa vie personnelle en dehors du travail avec ces horaires changeants, se demandaient beaucoup. Les attaques fusent de toutes parts. Les chauffeurs doivent signer un avenant à leur contrat de travail leur imposant d’exercer les activités "attachées à la fonction supply chain". La direction affirme que cela ne changera rien, mais si tel est le cas, pourquoi met-elle tant d’acharnement à le faire signer ? Pourquoi promet-elle une prime à ceux qui le feront et menace-t-elle de retirer de la conduite ceux qui refusent ? Il y a bien longtemps qu’à La Poste les chauffeurs ne transportent plus seulement du courrier, mais des fauteuils, des plateaux-repas pour les personnes âgées, des batteries de vélo... car La Poste se targue de devenir le "premier opérateur du premier et du dernier kilomètre".

À Paris, certaines tournées de facteurs viennent d’être réorganisées sur le modèle de ce qui existe déjà en banlieue où les habitants ne reçoivent leur courrier qu’un jour sur deux. La Poste emploie des méthodes analogues à celles de toutes les entreprises du pays avec le même objectif : maximiser ses profits. Contre l’offensive menée par les capitalistes et leur État, les travailleurs de La Poste ont toute leur place.