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vendredi 21 novembre 2025

Hommage à Pétain : les défaillances de la mémoire

 Hommage à Pétain : les défaillances de la mémoire

Le tribunal administratif de Nancy a finalement autorisé la messe à la mémoire de Pétain organisée dans une église de Verdun le 15 novembre alors que celle-ci avait d’abord été interdite par le maire de la ville.

Publié le 19/11/2025

 

À la sortie de cette messe, qui n’avait réuni qu’une vingtaine de vieux nostalgiques du régime de Vichy, le représentant de l’ADMP, l’Association de défense de la mémoire de Pétain, a déclaré que celui-ci avait été le premier résistant, relançant ainsi la polémique. Le parquet a ouvert une enquête pour « contestation de crime contre l’humanité ».

Nombre de personnalités politiques qui se sont indignées à cette occasion ont fait preuve d’une mémoire quelque peu sélective. Il y aurait le Pétain de 14-18, le « vainqueur de Verdun », avec la peau des soldats oublie-t-on de préciser, et le Pétain de 1940 qui « a trahi la nation », comme l’a déclaré le maire de Verdun.

Or il s’agit de la même personne : un militaire réactionnaire, fidèle serviteur de la bourgeoisie, aux états de service édifiants. Durant la Premère Guerre mondiale, il dirigea la répression des révoltes de soldats de 1917 puis, en 1925, celle de l’insurrection dans le Rif marocain contre le colonialisme français. Quinze ans plus tard, le 10 juillet 1940, il obtint les pleins pouvoirs d’une Chambre issue du Front populaire, et instaura alors une dictature qui arrêta et déporta les juifs, notamment en 1942 lors de la rafle du Vel’d’hiv, et organisa la traque des communistes, des socialistes et des syndicalistes. Le régime de Pétain permit ainsi à la bourgeoisie de prendre sa revanche contre la classe ouvrière après la peur suscitée par les grèves de juin 1936.

En 1945, Pétain fut condamné à mort, mais il fut aussitôt gracié par de Gaulle. Entre 1984 et 1992, le prétendu homme de gauche Mitterrand, qui avait d’ailleurs commencé sa carrière politique comme secrétaire d’État sous Vichy, fit fleurir la tombe de Pétain presque chaque année.

Hier comme aujourd’hui, qu’ils endossent le costume arborant la croix de Lorraine chère à de Gaulle ou la francisque symbole du régime de Pétain, ces militaires, hauts fonctionnaires et politiciens qui défendent les intérêts de ce qu’ils appellent la « nation » savent qu’ils ont en commun de servir la même classe, la bourgeoisie.

                                                               Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2990)

mardi 11 novembre 2025

11 novembre 1918, 11 novembre 2025, la guerre est toujours là comme la cause qui la fait naître

Guerre à la guerre !

 

Le chemin des dames, printemps 1917

En ce jour du 11 novembre, nous sommes nombreux à avoir un petit pincement au cœur. Certes, ce n’est pas le seul jour où la mémoire garde le souvenir des horreurs de la guerre à travers le monde. Cette guerre continue aujourd’hui dans de multiples lieux de la planète et fera aujourd’hui même, 11 novembre 2025, un nombre important de victimes.

         En l’occurrence, la réflexion et la découverte des signes et marques de la Première guerre mondiale ont été importants dans ma révolte, mes interrogations, et le début d’un engagement militant qui allait durer.

         Notre génération a grandi, certes autrement que la précédentes, avec la présence familiale de cette guerre. Il y avait jusque tard dans le siècle des anciens qui avaient vécu l’horreur, nous pouvions les croiser. Et les entendre encore.

         Ma famille n’avait pas été directement impliquée dans des inscriptions aux futurs monuments aux morts. Mais mon grand-père maternel, mobilisé de 1914 à 1919 dans la marine des transports de troupe ne s’était jamais remis de la guerre. Il s’était marié quelques mois seulement avant le début de cette dernière.

         Justement, elle ne fut pas la « der des der ». Ce qui se passe aujourd’hui au Proche-Orient, en Ukraine, au Soudan, au Congo, … , nous indique que nous ne verrons disparaître la Guerre que si nous sommes capables d’en supprimer la cause fondamentale, la nature capitaliste de la société. DM

 

mercredi 13 août 2025

La « flamme » de l’Arc de triomphe : Un geste anodin dont les racistes se sont emparés

 

Le véritable outrage est ailleurs

 

L’Arc de Triomphe, de Napoléon à Clémenceau, symbole de la barbarie guerrière

L’homme qui avait allumé sa cigarette avec la flamme sur la tombe du Soldat inconnu a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis.

Son geste, fait machinalement et sans arrière-pensée, avait aussitôt suscité une vague d’indignation et un déferlement raciste sur les médias et les réseaux sociaux, d’autant plus virulente qu’il s’agissait d’un ouvrier, marocain qui plus est.

Le ton a été donné par Retailleau, qui y a vu un geste « indigne et misérable » et veut retirer à ce travailleur son titre de séjour. D’autres ont parlé d’« outrage » à la mémoire d’un héros et des morts de la guerre de 14-18. Mais le vrai outrage est que des gens comme Retailleau et Darmanin osent encore célébrer ce massacre de centaines de milliers d’hommes que leurs prédécesseurs ont envoyés à la boucherie.

samedi 11 novembre 2023

11 novembre 1918 : la "der des der" ne fut pas la dernière

Le ciel capitaliste porte toujours le même effroyable orage

 

 

Le 11 novembre 1918, les armes s’étaient tues pour la première fois depuis quatre ans sur l'ensemble des fronts de ce qu'on a appelé depuis la Première Guerre mondiale.

         Ceux qui essayaient alors d'atténuer l'amertume des poilus expliquaient que ce serait la dernière, la " der des der ". Cette guerre avait fait dix millions de morts et des destructions aussi gigantesques.

         Derrière ces massacres à grande échelle, il y avait la compétition entre puissances qui aspiraient chacune à prendre la plus grande part possible dans la distribution des richesses mondiales. C'est pour cela que l'on a fait s'entre-tuer des millions d'hommes, de toutes les origines et de tous les continents.

         À partir de 1916, la guerre entre impérialistes allait engendrer la légitime révolte de ceux qui ne voulaient plus se faire trouer la peau au prétendu nom de la patrie alors qu'ils mouraient pour les intérêts des industriels et des banquiers. Ce furent des révolutions, qui triompha en Russie et fut à deux doigts de le faire en Allemagne. Mais la paix qui suivit, paix que les brigands capitalistes vainqueurs imposèrent aux brigands capitalistes vaincus, mais surtout à leurs peuples, mit en place les conditions et le cadre de la Deuxième Guerre mondiale.

         Aujourd’hui, l’impérialisme est toujours là. La concurrence entre les multinationales est exacerbée comme jamais. Les tensions internationales sont de plus en plus tendues. Comme le proclamait Jaurès « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage ».

         Pour supprimer les menaces de guerre, il nous faudra le renverser.

 

Achetez, lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement nécessaire actuellement.

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui samedi matin 11 novembre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Dimanche 12 novembre : de 10 h.15  à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 13 novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mercredi 15 novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.