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mardi 17 mars 2026

Licenciements antisyndicaux : Rocher condamné

 

Un rocher qu’il faudra abattre autrement que par la loi

 

 

La maison mère d’Yves Rocher a été condamnée à verser 48 000 euros à six salariés de sa filiale turque, qui en 2018-2019 avait licencié des dizaines de travailleurs pour leur adhésion au syndicat Petrol-Is. Si cette condamnation n’est que justice, elle ne redonne pas du travail aux ouvriers alors mis à la porte et à qui le patron avait versé une somme symbolique pour les décourager de porter plainte.

         Depuis 2017, une loi est censée imposer un « devoir de vigilance » aux entreprises françaises vis-à-vis de leurs activités à l’étranger, mais Rocher est presque la seule à être condamnée, illustrant à quel point il est facile pour Total et autres exploiteurs de passer entre les gouttes.

         Sans intervention directe des travailleurs, cette loi, comme tant d’autres, restera… cosmétique.

samedi 7 juin 2025

La Poste : relaxe pour Gaël Quirante et les postiers accusés !

La Poste : relaxe pour Gaël Quirante et les postiers accusés !

Cinq postiers militants du syndicat SUD, dont Gaël Quirante, secrétaire de ce syndicat dans les Hauts-de-Seine, passent devant le tribunal le 12 juin. Ils sont accusés par La Poste de violences et de violation de domicile lors d’une grève qui s’est déroulée il y a maintenant onze ans.

Publié le 04/06/2025

Ces accusations mensongères relèvent de la politique répressive que déploie La Poste pour empêcher des travailleurs d’exprimer leur opposition. En 2014, une longue grève contre les réorganisations, les suppressions d’emplois et pour imposer le passage en CDI de travailleurs précaires s’était déroulée dans les bureaux des Hauts-de-Seine. La direction faisant la sourde oreille, les grévistes s’étaient déplacés après un mois de grève au siège de La Poste pour réclamer l’ouverture de négociations. C’est cette action qui a valu à Gaël Quirante d’être licencié, avant d’être traîné en justice et de risquer aujourd’hui avec ses quatre camarades jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Par cette mesure scandaleuse, la direction de La Poste ne vise pas seulement à réprimer des militants, mais au-delà à réduire au silence les postiers. On ne compte plus dans les bureaux les sanctions frappant ceux qui ont l’audace de s’opposer à sa politique. Le simple fait de vouloir s’adresser à ses camarades de travail en prenant la parole, ou même de vouloir circuler pour discuter de ce qui attend chacun d’entre eux, suffit pour être placé dans le collimateur des chefs. En cas de grève, les huissiers ont vite fait d’arriver sur les lieux et les accusations mensongères, de pleuvoir.

Cette volonté d’imposer la loi du silence vise à empêcher toute réaction face aux suppressions d’emplois qui se succèdent et au bouleversement permanent des rythmes de travail imposés à chacun. La direction sait bien qu’une telle brutalité pourrait entraîner une explosion de colère et cherche à l’empêcher en bâillonnant ceux qui veulent réagir.

Lutte ouvrière appelle à soutenir les postiers traînés en justice, Gaël Quirante et ses camarades, et à se joindre au rassemblement organisé le jeudi 12 juin à 12 heures devant le tribunal de Paris, métro Porte-de-Clichy.

                                                         Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2966)

 Pour ma part, j’y serai. Que ceux qui veulent m’accompagner me contactent pour que nous y allions ensemble.DM