La Poste : relaxe
pour Gaël Quirante et les postiers accusés !
Cinq postiers militants du syndicat SUD, dont Gaël
Quirante, secrétaire de ce syndicat dans les Hauts-de-Seine, passent devant le
tribunal le 12 juin. Ils sont accusés par La Poste de violences et de violation
de domicile lors d’une grève qui s’est déroulée il y a maintenant onze ans.
Publié le 04/06/2025
Ces accusations mensongères relèvent de la
politique répressive que déploie La Poste pour empêcher des travailleurs
d’exprimer leur opposition. En 2014, une longue grève contre les réorganisations,
les suppressions d’emplois et pour imposer le passage en CDI de travailleurs
précaires s’était déroulée dans les bureaux des Hauts-de-Seine. La direction
faisant la sourde oreille, les grévistes s’étaient déplacés après un mois de
grève au siège de La Poste pour réclamer l’ouverture de négociations. C’est
cette action qui a valu à Gaël Quirante d’être licencié, avant d’être traîné en
justice et de risquer aujourd’hui avec ses quatre camarades jusqu’à cinq ans de
prison et 75 000 euros d’amende.
Par cette mesure scandaleuse, la direction de La
Poste ne vise pas seulement à réprimer des militants, mais au-delà à réduire au
silence les postiers. On ne compte plus dans les bureaux les sanctions frappant
ceux qui ont l’audace de s’opposer à sa politique. Le simple fait de vouloir
s’adresser à ses camarades de travail en prenant la parole, ou même de vouloir
circuler pour discuter de ce qui attend chacun d’entre eux, suffit pour être
placé dans le collimateur des chefs. En cas de grève, les huissiers ont vite fait
d’arriver sur les lieux et les accusations mensongères, de pleuvoir.
Cette volonté d’imposer la loi du silence vise à
empêcher toute réaction face aux suppressions d’emplois qui se succèdent et au
bouleversement permanent des rythmes de travail imposés à chacun. La direction
sait bien qu’une telle brutalité pourrait entraîner une explosion de colère et
cherche à l’empêcher en bâillonnant ceux qui veulent réagir.
Lutte ouvrière appelle à soutenir les postiers
traînés en justice, Gaël Quirante et ses camarades, et à se joindre au
rassemblement organisé le jeudi 12 juin à 12 heures devant le tribunal de
Paris, métro Porte-de-Clichy.
Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2966)
Pour ma
part, j’y serai. Que ceux qui veulent m’accompagner me contactent pour que nous
y allions ensemble.DM