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mercredi 21 janvier 2026

Groenland : Un impérialisme peut en cacher un autre

 

Loin de la liberté des habitants, de sombres rivalités !

  


Face à Trump qui souhaite que les États-Unis annexent le Groenland, Macron et les dirigeants européens posent aux défenseurs de la liberté des peuples opprimés. Comme si les impérialismes français, allemand, anglais ou italien n’avaient pas une longue tradition de massacres, de pillages et de conquête des peuples en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient ! 

         En fait, ils ne veulent pas laisser les États-Unis contrôler tout seuls les futures routes commerciales du Grand Nord et faire main basse sur les minerais du Groenland sans leur en laisser une part. La liberté des Groenlandais, c’est bien le cadet de leurs soucis.

vendredi 16 janvier 2026

Groenland : la grenouille européenne veut intimider le bœuf américain…

L’avis des habitants ? Le dernier des soucis des uns et des autres

 

 

Essayant de s’opposer à Trump, qui voudrait annexer le Groenland aux États-Unis rapidement, le gouvernement danois a lancé une opération baptisée Arctic Endurance, à laquelle une poignée de soldats français vont participer aux côtés d’autres militaires européens.

         Les impérialismes de second rang rappellent ainsi leur existence, mais aussi leur faiblesse face à la puissance impérialiste dominante, qu’ils sont bien incapables de contrer militairement.

         Quant à l’avis des habitants du Groenland, victimes depuis longtemps du colonialisme danois, c’est le dernier des soucis de tous ces prétendus grands défenseurs des droits humains et de la démocratie.

 

dimanche 11 janvier 2026

Groenland : le prochain sur la liste ?

 Groenland : le prochain sur la liste ?

Quelques heures à peine après son coup de force au Venezuela, Trump s’est donné deux mois pour « s’occuper » du Groenland. Et un de ses aides de camp de renchérir, affirmant que « personne ne va se battre militairement avec les États-Unis pour l’avenir du Groenland ».

Publié le 07/01/2026

L’impérialisme américain, et pas seulement Trump et son équipe, a depuis longtemps les yeux tournés vers cette île grande comme l’Europe de l’ouest mais peuplée seulement de 57 000 habitants, et, au-delà, vers l’Arctique. La fonte des glaces consécutive au réchauffement climatique libère des possibilités d’exploitation minière et des voies maritimes. Dans les passages libres de glaces, contourner par le nord le continent américain ou le continent eurasiatique devient possible et permet d’économiser près de la moitié du trajet Asie-Europe et Asie-New York.

Aujourd’hui l’expédition n’est pas sans risque et les navires ordinaires ne s’y risquent pas. En septembre 2025 un cargo néerlandais de 172 mètres s’est échoué au nord du Canada et il avait fallu deux brise-glace pour le sortir de ce mauvais pas. Le gaz exploité dans la presqu’île de Yamal, en arctique russe, ne peut partir vers l’Europe et l’Asie que dans des méthaniers brise-glace spécialement conçus. Ils sont en outre surveillés par les brise-glace à propulsion nucléaire de la marine russe, la plus performante dans ce domaine. Mais chaque grande puissance n’en place pas moins ses pions et prépare le dégel. Et si chacun renforce ses capacités maritimes, en particulier dans la construction de navires polaires et dans l’établissement de bases permanentes, les États-Unis se portent carrément acquéreurs, voire accapareurs du Groenland.

Cette île leur donnerait en effet un accès supplémentaire à l’Arctique et un poste d’observation au carrefour des deux routes du nord. Le contrôle des passages maritimes, Gibraltar, Malacca, Panama, Suez, Aden, Hong Kong, cap Horn, cap de Bonne Espérance etc., a été une constante de la politique impériale, celle de la Grande-Bretagne jusqu’en 1914, celle des États-Unis depuis. Si aujourd’hui un passage se libère, l’impérialisme entend en prendre possession.

Le Groenland fait juridiquement partie de l’Union européenne en tant que territoire autonome du Danemark. Face aux prétentions de Trump, les gouvernements français, allemand, britannique etc., ont donc renouvelé leurs protestations et les rappels au droit international, au respect des traités, à la bonne amitié entre Occidentaux etc. Rien n’y fait alors que les États-Unis veulent le contrôle de cette route maritime et sont prêts pour cela à s’emparer du Groenland, voire à contraindre le Canada à devenir un de leurs états fédérés. De plus, en cas de conflit généralisé, le Groenland constituerait, encore plus que lors de la Seconde Guerre mondiale, une base avancée indispensable pour les États-Unis, ce que leur état-major souligne à l’envi. Pour les généraux comme pour Trump, dominer le Groenland est donc aussi, une question de « sécurité nationale ».

La réaction des États européens a tout de l’aveu de faiblesse comme le montre, par exemple, la politique danoise. Le jour même où Trump renouvelait ses menaces, l’armée danoise signait un contrat pour l’achat, le maniement et la maintenance de trois avions de surveillance maritime et militaire avec… les États-Unis. Les dirigeants européens ne craignent sans doute pas d’être traités comme le vénézuélien Maduro et traînés devant un tribunal étatsunien sous quelque accusation fantaisiste. Mais ils ont tout simplement conscience que l’impérialisme américain est le plus fort et que, qu’ils le veuillent ou non, ce qu’il désire s’accomplira.

                                                           Paul Galois (Lutte ouvrière n°2997)

lundi 5 janvier 2026

Groenland : dans le collimateur de l’impérialisme

 

Hier, aujourd’hui, demain, contre les peuples

 

 

Après la nomination de l’envoyé spécial de Trump au Groenland rappelant la volonté des États-Unis d’annexer ce territoire, Macron a déclaré : « Le Groenland appartient à son peuple » avant d’ajouter « Le Danemark en est le garant ».

Les dirigeants américains ont dû se tordre de rire. Par contre, les Groenlandais, qui subissent la domination de la couronne danoise depuis deux siècles, ont sûrement moyennement apprécié.

Face aux appétits impérialistes aiguisés par les richesses du sol du Groenland, ses habitants n’auraient le choix qu’entre la soumission à l’impérialisme américain ou le colonialisme européen ? Les grandes puissances, selon lesquelles les peuples n’ont pas leur mot à dire, sont à renverser.