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mardi 3 novembre 2026

Argenteuil, le racisme n’a pas sa place parmi nous

 

Nos différences d’origine : une gigantesque richesse

 

Gala des villes jumelées 2026. Photo Ville d’Argenteuil

Il n’y qu’à circuler dans le centre commercial Côté Seine ou à la gare, et partout à Argenteuil. La commune, si elle n’est pas la seule, est une grande commune du monde. Je ne sais pas si la cérémonie existe toujours, mais naguère, une des rares cérémonies municipales à laquelle j’assistais était celle de la remise des documents de naturalisations, un grand moment de bonheur pour les présents dont cette acquisition mettait un terme à des années de galère pour eux-mêmes et leurs familles. Des dizaines et des dizaines d’origine de pays différents dans la Ville. Je me souviens d’une personne qui avait grandi au Bhoutan ? Vous connaissez ? C’est un petit pays entre Népal et Inde…

         Cette diversité pourrait être un immense creuset d’échanges culturels et de parcours partagés profitant à chacun. Mais s’il y a des associations d’originaires de tel ou tel pays, il y a bien peu d’échanges entre toutes à Argenteuil. Bien sûr, elles se croisent vaguement un jour dans l’année au Forum des associations, de l’association bretonne à celle des originaire du Sri-Lanka ou autre, mais c’est pratiquement tout.

         Sur la Ville, l’expression municipale au niveau des relations internationales, même si une délégation du maire lui est en partie dédiée, se réduit à très peu de choses. Même un gala de danse des villes jumelées avec Argenteuil n’a pas le retentissement qu’il mériterait. J’y ai assisté, une salle aux deux-tiers pleine pour un spectacle de très grande qualité.

         Donc, beaucoup de choses à faire. En attendant, les internationalistes que nous sommes évoquent le problème qui aura aussi sa solution avec la renaissance partout de l’organisation révolutionnaire du monde du travail, mêlant tous les travailleurs quelles que soient leurs différences autour du même combat sans frontière, et les unissant à l'échelle du monde. DM

 

Des organisations et partis de gauche appellent ce soir à se rassembler pour s’élever contre tous les racismes. Lutte ouvrière appelle à se joindre à ce rassemblement.

18 heures devant la mairie d’Argenteuil

vendredi 1 mai 2026

1er Mai : pas une fête, une journée de lutte

 1er Mai : pas une fête, une journée de lutte

Non, le 1er Mai n’est pas la fête du Travail, ni celle du muguet, ni la fête de « ceux qui aiment le travail parce qu’ils savent que par le travail on construit son avenir et l’avenir du pays », comme avait osé le dire Macron, le 1er Mai 2019.

Publié le 28/04/2026

Le 1er Mai est une journée de lutte des travailleurs pour leurs revendications, leur droit à vivre dignement dès maintenant et pour débarrasser la société de l’exploitation capitaliste.

La date fut choisie par la Deuxième Internationale pour rappeler le massacre de Haymarket aux États-Unis en 1886. Par la suite, les gouvernements ont oscillé entre la répression, des interdictions musclées, ou même la récupération comme sous Pétain qui travestit le 1er Mai en une « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Après la Seconde Guerre mondiale, en en faisant une journée de fête légale « du Travail », chômée et payée, la bourgeoisie a voulu le réduire à des bals populaires et à un symbole fleuri de la paix sociale.

Avec le concours des organisations syndicales et des partis de gauche réformistes, les drapeaux tricolores ont souvent remplacé le drapeau rouge. Au moment où la crise et les guerres explosent un peu partout dans le monde, cet alignement sur la bourgeoisie est dramatique.

Née des luttes et de l’internationalisme revendiqué par les révolutionnaires du 19e siècle, cette journée marque la volonté de faire vivre une organisation internationale des travailleurs du monde entier visant à mettre fin à l’exploitation à l’échelle mondiale. Lutte ouvrière appelle d’autant plus à y participer aujourd’hui, dans une période marquée par la montée des tensions guerrières et des tendances réactionnaires, pour affirmer une perspective communiste révolutionnaire.

Dans de nombreuses villes, des manifestations sont organisées. À Paris, elle partira à 14 heures de la place de la République.

                                                      Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3013)

 

À Argenteuil, un départ collectif est prévu pour les amis de Lutte ouvrière à 13 heures devant le café des « 2 gares », juste à l’entrée Orgemont de la gare du Centre

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 1er Mai, de 11 heures à 14 heures, à l’entrée du Parc des berges;

-samedi 2 mai, de 10 h. à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 3 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

-lundi 4 mai : de 17 à 19 heures devant Intermarché.

lundi 9 février 2026

Argenteuil, journal de campagne des élections municipales 2026 : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! », notre programme.

Internationalisme des prolétaires, nationalisme de la bourgeoisie

 

 


Je n’y étais pas, mais la capture d’écran a été effectuée sur une vidéo prise lors du meeting du candidat LFI-PCF aux élections municipales à Argenteuil qui s’est tenu avant-hier. Les emblèmes rouges du PCF et tricolores y étaient mêlées.

         C’est clair et ce n’est pas une question de détail. Il y a les internationalistes dont l’emblème est unique, le drapeau rouge, et celle des nationalistes, le tricolore. C’est une vieille histoire sans équivoque qui remonte à l’origine du mouvement ouvrier : le rouge pour les travailleurs, le tricolore pour la bourgeoisie.

         Au monde mondialisé, les communistes révolutionnaires avancent la perspective plus que jamais d’actualité, celle de la révolution mondiale, et des États-Unis du monde.

         Une perspective que nous voulons avec acharnement défendre dans ces élections municipales partout dans le pays où nos listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » seront présentes. DM

 

lundi 2 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, lorsque des militants ont perdu de vue la classe ouvrière…

 

Des prolétaires sans lesquels la société s’arrête

 

Des Colis, mais combien de travailleurs pour les manipuler ?
 

Le cœur d’une discussion samedi avec une militante d’une des deux listes de gauche qui seront présentes lors des prochaines élections municipales à Argenteuil était éloquent pour comprendre les terrains bien différents sur lesquels, les uns et les autres, nous menons campagne.

         Pour notre part, nous considérons que dans cette société qui se trouve dans un profond cul-de-sac, ce sont les producteurs, le monde du travail, les travailleurs, qui offrent la seule issue. Ils font fonctionner la société, ils devraient la diriger en le faisant de façon rationnelle, et en la débarrassant de la loi du profit.

         Cette partisane m’a répondu : « Mais il n’y a plus de classe ouvrière ! ». Cela démontre comment la mémoire du terme lui-même s’est perdue dans les sables. Les ouvriers, ce ne sont pas uniquement ceux qui travaillent dans l’industrie, mais l’ensemble de ceux qui « œuvrent », la classe ouvrière.

         Quant à la classe ouvrière industrielle, elle n’a jamais été aussi nombreuse. Pour le voir, il suffit de regarder plus loin qu’avec ses lunettes nationales. L’on découvre alors qu’à la mondialisation capitaliste répond l’existence d’un gigantesque prolétariat mondial qui demain, uni autour du projet révolutionnaire, aura les moyens d’abattre le capitalisme. Certes si l’on en reste à une vision nationaliste, on ne voit rien et l’on ne comprend rien.

         Quant à ceux qui œuvrent ici, il suffit de passe deux heures à la gare d’Argenteuil dans le petit matin pour voir toutes les catégories de travailleuses et de travailleurs aller dans toutes les directions, là où l’activité les appelle pour faire fonctionner la société.

         Cette réalité du « camp des travailleurs », nous voulons la faire exister et entendre lors des élections municipales qui viennent. DM