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vendredi 1 mai 2026

1er Mai : pas une fête, une journée de lutte

 1erMai : pas une fête, une journée de lutte

Non, le 1erMai n’est pas la fête du Travail, ni celle du muguet, ni la fête de « ceux qui aiment le travail parce qu’ils savent que par le travail on construit son avenir et l’avenir du pays », comme avait osé le dire Macron, le 1erMai 2019.

Publié le 28/04/2026

Le 1erMai est une journée de lutte des travailleurs pour leurs revendications, leur droit à vivre dignement dès maintenant et pour débarrasser la société de l’exploitation capitaliste.

La date fut choisie par la Deuxième Internationale pour rappeler le massacre de Haymarket aux États-Unis en 1886. Par la suite, les gouvernements ont oscillé entre la répression, des interdictions musclées, ou même la récupération comme sous Pétain qui travestit le 1erMai en une « fête du Travail et de la Concorde sociale ». Après la Seconde Guerre mondiale, en en faisant une journée de fête légale « du Travail », chômée et payée, la bourgeoisie a voulu le réduire à des bals populaires et à un symbole fleuri de la paix sociale.

Avec le concours des organisations syndicales et des partis de gauche réformistes, les drapeaux tricolores ont souvent remplacé le drapeau rouge. Au moment où la crise et les guerres explosent un peu partout dans le monde, cet alignement sur la bourgeoisie est dramatique.

Née des luttes et de l’internationalisme revendiqué par les révolutionnaires du 19esiècle, cette journée marque la volonté de faire vivre une organisation internationale des travailleurs du monde entier visant à mettre fin à l’exploitation à l’échelle mondiale. Lutte ouvrière appelle d’autant plus à y participer aujourd’hui, dans une période marquée par la montée des tensions guerrières et des tendances réactionnaires, pour affirmer une perspective communiste révolutionnaire.

Dans de nombreuses villes, des manifestations sont organisées. À Paris, elle partira à 14heures de la place de la République.

                                                      Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3013)

 

À Argenteuil, un départ collectif est prévu pour les amis de Lutte ouvrière à 13 heures devant le café des « 2 gares », juste à l’entrée Orgemont de la gare du Centre

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 1er Mai, de 11 heures à 14 heures, à l’entrée du Parc des berges;

-samedi 2 mai, de 10 h. à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 3 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

-lundi 4 mai : de 17 à 19 heures devant Intermarché.

lundi 9 février 2026

Argenteuil, journal de campagne des élections municipales 2026 : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! », notre programme.

Internationalisme des prolétaires, nationalisme de la bourgeoisie

 

 


Je n’y étais pas, mais la capture d’écran a été effectuée sur une vidéo prise lors du meeting du candidat LFI-PCF aux élections municipales à Argenteuil qui s’est tenu avant-hier. Les emblèmes rouges du PCF et tricolores y étaient mêlées.

         C’est clair et ce n’est pas une question de détail. Il y a les internationalistes dont l’emblème est unique, le drapeau rouge, et celle des nationalistes, le tricolore. C’est une vieille histoire sans équivoque qui remonte à l’origine du mouvement ouvrier : le rouge pour les travailleurs, le tricolore pour la bourgeoisie.

         Au monde mondialisé, les communistes révolutionnaires avancent la perspective plus que jamais d’actualité, celle de la révolution mondiale, et des États-Unis du monde.

         Une perspective que nous voulons avec acharnement défendre dans ces élections municipales partout dans le pays où nos listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » seront présentes. DM

 

lundi 2 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, lorsque des militants ont perdu de vue la classe ouvrière…

 

Des prolétaires sans lesquels la société s’arrête

 

Des Colis, mais combien de travailleurs pour les manipuler ?
 

Le cœur d’une discussion samedi avec une militante d’une des deux listes de gauche qui seront présentes lors des prochaines élections municipales à Argenteuil était éloquent pour comprendre les terrains bien différents sur lesquels, les uns et les autres, nous menons campagne.

         Pour notre part, nous considérons que dans cette société qui se trouve dans un profond cul-de-sac, ce sont les producteurs, le monde du travail, les travailleurs, qui offrent la seule issue. Ils font fonctionner la société, ils devraient la diriger en le faisant de façon rationnelle, et en la débarrassant de la loi du profit.

         Cette partisane m’a répondu : « Mais il n’y a plus de classe ouvrière ! ». Cela démontre comment la mémoire du terme lui-même s’est perdue dans les sables. Les ouvriers, ce ne sont pas uniquement ceux qui travaillent dans l’industrie, mais l’ensemble de ceux qui « œuvrent », la classe ouvrière.

         Quant à la classe ouvrière industrielle, elle n’a jamais été aussi nombreuse. Pour le voir, il suffit de regarder plus loin qu’avec ses lunettes nationales. L’on découvre alors qu’à la mondialisation capitaliste répond l’existence d’un gigantesque prolétariat mondial qui demain, uni autour du projet révolutionnaire, aura les moyens d’abattre le capitalisme. Certes si l’on en reste à une vision nationaliste, on ne voit rien et l’on ne comprend rien.

         Quant à ceux qui œuvrent ici, il suffit de passe deux heures à la gare d’Argenteuil dans le petit matin pour voir toutes les catégories de travailleuses et de travailleurs aller dans toutes les directions, là où l’activité les appelle pour faire fonctionner la société.

         Cette réalité du « camp des travailleurs », nous voulons la faire exister et entendre lors des élections municipales qui viennent. DM

mardi 18 novembre 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 17 novembre 2025

 

LA CAMPAGNE CONTRE SHEIN : UNE MISE EN CONDITION ANTI-CHINOISE

 Publié le 17/11/2025

 


Depuis trois semaines, le patronat français et tous les politiciens dénoncent Shein, la plateforme commerciale spécialisée notamment dans la mode à petits prix.

Shein fait évidemment trimer des travailleurs, et sans doute des enfants, pour produire sa camelote. Et du moment que l’entreprise peut encaisser de l’argent, elle est prête à vendre toutes les horreurs possibles et imaginables. Mais sous le capitalisme, ce n’est pas une exception, c’est la règle. Et ce n’est certainement pas une spécificité chinoise !

Cette campagne ne dénonce pas l’exploitation ni la rapacité d’une classe capitaliste avide et destructrice. Elle vise à dénigrer la concurrence chinoise et à souder les consommateurs, qui sont aussi des travailleurs, derrière les capitalistes bien français. Et, au final, on nous fera avaler de nouvelles taxes, puisque le gouvernement et l’Union européenne préparent la taxation des petits colis.

Avec leur mépris de classe habituel, les dirigeants font la morale aux clients de Shein. Ils seraient des consommateurs compulsifs et égoïstes, coupables de la chute de l’industrie textile française et de la fermeture de magasins. Comme si les familles populaires ne préfèreraient pas la qualité pour s’habiller, si elles en avaient les moyens ! Comme si elles aimaient se nourrir de produits bon marché et polluer en roulant dans leurs vieilles voitures !

Comme toujours, les capitalistes, qui décident de tout, ne seraient responsables de rien, et les travailleurs qui n’ont jamais leur mot à dire seraient coupables de tout ! C’est pourtant très simple : si le patronat et ses politiciens ne veulent pas que les consommateurs courent après les prix bas, qu’ils augmentent les salaires et portent le Smic au-dessus de 2000 euros !

Et quelle hypocrisie ! La question du chômage et la fermeture des commerces sont le cadet de leurs soucis. 450 plans de licenciements sont en cours en France, et des centaines de milliers d’emplois sont menacés. Ce n’est pas Shein qui a ordonné ces licenciements, mais un patronat bien de chez nous, comme Michelin, Stellantis, Valeo, avec la complicité des politiciens qui leur laissent les mains libres.

Et qui a transformé la Chine en atelier du monde sinon nos bons capitalistes pour aller exploiter des travailleurs plus pauvres encore et les payer beaucoup moins ? Résultat, ils ont ainsi fermé leurs usines et transformé des régions entières en déserts industriels. Aujourd'hui, ils crient à la concurrence déloyale, mais ont été les premiers à en profiter, et ils continuent à le faire.

Les enfants, les femmes et les hommes qui s’éreintent sur leur machine à coudre, en Asie, pour gagner juste de quoi survivre ne travaillent pas seulement pour Shein, mais pour bien d’autres marques qui se retrouvent dans les magasins H&M, Pimkie, Kiabi, Celio… Carrefour et Decathlon se fournissent au Bangladesh, dont les travailleurs sont payés 100 euros par mois, encore moins que leurs camarades chinois. Ces deux enseignes sont aussi suspectées de profiter du travail forcé des Ouïghours.

Quant aux plateformes commerciales, il n’y a pas que Shein, Temu ou Alibaba qui ont du ménage à faire. Il y a aussi e-Bay, Amazon ou Leboncoin, ainsi que tous les réseaux sociaux où la drogue et les armes se vendent librement et où les trafiquants recrutent même leurs tueurs !    

La cabale anti-chinoise n’est pas à prendre à la légère. Elle s’inscrit dans une guerre commerciale féroce où, dans tous les pays, les travailleurs sont en train d’être encore plus pressurés, précarisés et appauvris au nom de la compétitivité.

Le protectionnisme, tant vanté par l’ensemble du personnel politique, n’arrête pas cette guerre commerciale, il l’attise. Il n’y a qu’à voir comment un Trump se sert du Made in America pour écraser ses concurrents. Et cette surenchère protectionniste constitue un pas vers la guerre tout court.

Aujourd'hui, les Chinois sont présentés comme des concurrents déloyaux. « L’invasion chinoise » revient régulièrement en titre des journaux. Quand seront-ils présentés comme des ennemis ?

Ne soyons pas dupes : cette campagne n’a rien à voir avec l’écologie, les droits humains, ceux des salariés ou ceux des enfants. Elle relance une propagande protectionniste aussi mensongère que dangereuse pour les travailleurs.

Tout patriotards qu’ils s’affichent, les capitalistes n’ont pour patrie que leur portefeuille. Ils veulent dresser les consommateurs contre les entreprises chinoises pour défendre leurs intérêts, pas les nôtres ! Et demain, pour ces mêmes intérêts, ils seront capables de nous jeter dans une guerre contre la Chine.

L’arme des travailleurs, c’est l’internationalisme. C’est l’idée que, par-delà les frontières, les travailleurs chinois, bangladais, français, etc, ont les mêmes ennemis : la classe exploiteuse mondiale.

                                                                   Nathalie ARTHAUD