Affichage des articles dont le libellé est Stellantis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stellantis. Afficher tous les articles

mardi 28 juillet 2026

֤Chez Stellantis comme dans les multinationales, le secret et le mensonge, une marque de fabrique

 

Fermeture Stellantis Douvrin : des années de mensonges

 


 

Stellantis a annoncé l’arrêt définitif de la production à Douvrin (ex-Française de Mécanique) pour fin octobre. Il reste environ 150 salariés en CDI ; ils étaient plus de 1 500 il y a cinq ans, et 6 000 dans les années 2000. Pendant cinq ans, la direction a fait miroiter une reconversion vers les batteries chez ACC, à côté : à peine 300 salariés y ont été repris, la plupart essuyant refus sur refus.

Tout en touchant des centaines de millions d’euros d’argent public au nom de la transition, le groupe a transféré les moteurs à essence en Pologne et en Hongrie, et fait tourner Trémery, en Lorraine, sept jours sur sept. La fermeture était programmée de longue date.

Ceux qui se sont mobilisés contre la fermeture à plusieurs reprises se rappelleront aussi qu’ils se sont défendus et ont décidé à chaque fois démocratiquement de leurs actions et de leurs revendications face au patron et à la direction de Stellantis.

vendredi 26 juin 2026

Canicule : Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

 Stellantis – Poissy : les travailleurs font respecter les pauses

Dans cette usine, durant la journée de travail de 7 heures, il n’y a habituellement que deux pauses de 20 minutes. C’est déjà intenable en général, ne serait-ce que pour manger. Mais avec la canicule, cela devenait insupportable.

Publié le 24/06/2026

Pour l’équipe du matin, qui démarre à 5 h 20, la première pause est à 8 heures et l’autre à 10 h 50. Lundi 22 juin, la direction a annoncé à la prise d’équipe qu’au lieu de donner une pause chaleur supplémentaire, elle avait décidé que celle de 8 heures serait découpée en deux fois dix minutes. Elle n’a pas été gênée d’expliquer que, selon elle, par ces temps de canicule, mieux vaut avoir plusieurs petites coupures de dix minutes plutôt que vingt minutes.

Mais la pause de 8 heures est le moment où tous les travailleurs mangent car ils sont debout depuis 3 heures ou 4 heures du matin. Alors, comment manger en dix minutes ? La direction n’y avait pas pensé ! Et surtout pour elle, seule compte la production, sa rentabilité, certainement pas les conditions pour les ouvriers. Perdre ne serait-ce que quelques minutes, aurait signifié perdre quelques voitures et donc quelques milliers d’euros de bénéfice. Ces décideurs ont à la place du cerveau une véritable calculatrice à profits.

Dans un secteur du Montage, des travailleurs ont refusé de prendre le poste, se déclarant en droit de retrait. D’autres ouvriers de différents secteurs les ont rejoints. Ils se sont retrouvés à 30, déterminés à faire respecter leur temps de pause. Au bout d’une heure, la direction a fait savoir qu’elle retirait son projet pour l’ensemble de l’usine. L’action collective a donc payé, au-delà même du simple respect de la pause. Le lendemain matin, comme par hasard, des ventilateurs arrivaient dans le bâtiment du Montage et la deuxième pause chaleur de dix minutes était accordée alors que les 36 degrés, condition décidée par la direction, pour son déclenchement n’avaient pas encore été atteints.

La satisfaction se lisait sur les visages de bon nombre de travailleurs et la fierté pour ceux qui avaient agi.

                                            Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3021)

samedi 30 mai 2026

Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

 Stellantis : entre capitalistes, pas de frontière

Le 21 mai, le PDG Antonio Filosa a dévoilé son plan FastLAne 2030. Le seul mot d’ordre est : que les actionnaires continuent à s’enrichir.

Publié le 27/05/2026

 

Le trust automobile Stellantis a déjà fermé son usine de Douvrin dans le Nord et annoncé la fin de la fabrication de voitures dans celle de Poissy dans les Yvelines, ce qui veut dire sa fermeture.

Dans son nouveau plan, Stellantis a passé plusieurs accords avec deux groupes automobiles chinois, ses alliés de longue date. Avec Leapmotor, fabricant de voitures électriques, il a constitué une entité détenue à égalité par les deux groupes. Leapmotor peut ainsi récupérer les usines Stellantis de Saragosse et de Madrid pour y produire ses voitures. Ainsi Stellantis et Leapmotor ne devront pas payer de droits de douane pour des voitures considérées comme de conception « chinoise ».

L’usine Stellantis de Rennes, elle, a été vendue partiellement au groupe chinois Dongfeng qui y produira des voitures de sa marque ainsi que des voitures de marque Stellantis. Réciproquement, Dongfeng produira des Peugeot et des Jeep dans ses usines en Chine. Le but de ces partenariats est, comme disent les patrons, de « réduire les coûts » de « rester à la pointe de la technologie, augmenter la vitesse de développement des nouveaux modèles » – ce qui signifie faire travailler plus et plus vite les ingénieurs et techniciens sur la conception des voitures. C’était le cas quand, en 2019, PSA a fusionné avec Fiat, a acheté des usines Opel, à capital américain, en Allemagne et en Espagne, et a licencié à tour de bras. Et aujourd’hui, le Monopoly géant des capitalistes de l’automobile continue !

En général, les patrons, secourus par les politiciens de tout bord, invoquent le manque de compétitivité des usines en France, la concurrence chinoise et autres balivernes pour cacher ce qui est une course effrénée à l’enrichissement par l’aggravation de l’exploitation des travailleurs.

Mais là, l’argument de la « concurrence chinoise » ne tient évidemment plus quand il s’agit de permettre aux actionnaires d’amasser des milliards ! On voit alors que la vraie raison des licenciements et des fermetures d’usine est la recherche de toujours plus de profits, et rien d’autre.

Dans la même veine, Stellantis a annoncé le lancement, en 2028, d’une petite voiture électrique reprenant un vieux modèle populaire : la 2 CV ! La production se fera en Italie, dans l’usine de Pomigliano près de Naples, qui fabriquait les Fiat Panda. Bien qu’un nouveau modèle soit prévu dans cette usine certainement depuis des années, Stellantis a fait signer aux syndicats l’acceptation de 350 suppressions de poste en 2025 avec des départs dits volontaires.

Même quand ils annoncent de nouvelles productions, les capitalistes ne manquent pas de prévoir de réduire les emplois !

                                                  Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3017)

jeudi 14 mai 2026

Stellantis-Leapmotor : des patrons alliés contre les travailleurs

 Stellantis-Leapmotor : des patrons alliés contre les travailleurs

Le groupe automobile Stellantis vient de décider de céder deux de ses usines en Espagne au constructeur chinois de voitures électriques, Leapmotor. Encore une preuve que les patrons mentent grossièrement quand ils évoquent la lutte contre la concurrence chinoise pour justifier leurs attaques.

Publié le 12/05/2026

Ce n’est pas une nouveauté car Leapmotor est l’allié de Stellantis depuis 2023. L’ancien PDG Tavares avait alors conclu un accord avec ce groupe, en créant une entreprise commune qui permettait de vendre les voitures électriques chinoises en Europe en échappant aux taxes d’importation. En échange, Stellantis acquérait des positions sur l’immense marché chinois. L’affaire n’a rien d’original. Les capitalistes se moquent des frontières depuis la nuit des temps et ne se soucient que des profits. C’est pourquoi pour les travailleurs, se croire en concurrence avec des travailleurs d’autres pays a toujours été un piège.

A contrario, les capitalistes et leurs affidés expliquent à longueur d’antenne que c’est la concurrence chinoise qui force à licencier et à fermer des usines. Et parmi les politiques, même ceux de gauche comme Ruffin ou Mélenchon se sont fait fort de prôner un protectionnisme dit « patriotique ». Au nom de la lutte contre la concurrence, ces mensonges en direction des travailleurs reviennent à masquer la responsabilité des capitalistes français dans les attaques qui les visent.

Ce sont donc deux usines Stellantis d’Espagne (anciennement Opel) qui pourraient servir à produire les voitures électriques dites chinoises. La vente de l’usine Stellantis de Rennes à un autre groupe chinois est aussi évoquée, le patron expliquant que tout cela va pérenniser l’avenir de ces sites de production. C’est encore mentir, car le fait qu’une entreprise ait des perspectives de production ne protège pas plus les travailleurs que l’inverse, le seul objectif des patrons étant de produire moins cher pour battre leurs concurrents. Quand ils y arrivent, les travailleurs en payent les frais par plus d’exploitation et des licenciements. Et quand ils n’y arrivent pas, ils les payent aussi par plus d’exploitation et des licenciements.

La seule protection pour les travailleurs peut venir de leurs propres luttes et du rapport de forces qu’ils peuvent imposer. Leapmotor ou Stellantis sont des ennemis pour eux, et les ouvriers chinois des alliés !

                                     Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3015)

mardi 28 avril 2026

Stellantis : mensonge patronal, un mode de fonctionnement

 

Du baratin à géométrie variable, une seule fin : le profit

 

 


Stellantis est en négociation avec le constructeur chinois Dongfeng pour partager quatre usines en Europe dont celle de Rennes. Pourtant, la direction de Stellantis justifie les fermetures d’usines, comme celle de Poissy, par la concurrence chinoise.

         L’argument du « péril jaune » automobile, c’est du baratin. Il sert à camoufler que les sacrifices demandés aux travailleurs n’ont pour but que la recherche des profits pour les actionnaires.

lundi 27 avril 2026

Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

 Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

Jeudi 16avril, Stellantis a annoncé larrêt de la fabrication de voitures dans son usine de Poissy, proche de Paris. Pour l’écrasante majorité des travailleurs, cela veut dire à terme la fermeture.

Publié le 22/04/2026

 

Cette annonce n’a pas surpris grand monde dans les ateliers : depuis juin 2024, les militants de SUD avaient dénoncé le projet de la direction et avaient cherché à réunir les travailleurs pour les préparer à riposter. Pendant ces deux ans, la direction a menti effrontément, expliquant qu’il n’était pas question de fermer. Elle a même promis qu’il pourrait y avoir une nouvelle voiture après l’Opel Mokka produite actuellement, si les ouvriers travaillaient plus et mieux et que l’activité pouvait encore durer vingt ans, trente ans…

La direction est donc maintenant obligée de reconnaître qu’il n’y aura plus de voiture produite à Poissy. Mais elle continue de mentir en prétendant que l’arrêt de la fabrication de voitures ne signifiera pas la fermeture de l’usine. Le 16 avril, le directeur a même osé déclarer à la presse que ses annonces étaient « une très bonne nouvelle pour les salariés ». Il affirme que 100millions deuros vont être consacrés pour créer de « nouvelles activités industrielles », dont il dresse une liste à la Prévert, tout en refusant évidemment de donner le détail des emplois correspondants. Il suffit de savoir que le patron donne en exemple la création d’un atelier… de fabrication par imprimantes 3D pour comprendre que ces projets sont plus illusoires les uns que les autres.

Quant à la promesse la plus concrète, elle est révoltante, consistant à transférer une ligne d’assemblage de moteurs du site de Vesoul vers Poissy… ce qui se traduirait par la suppression de 190 emplois à Vesoul !

Dans leur immense majorité, les travailleurs de Poissy voient que tout cela est de la poudre aux yeux, d’autant plus que les négociations continuent pour vendre les terrains de l’usine Stellantis au Qatar en vue d’y construire le futur stade de son club, le Paris-Saint-Germain. Ils en sont d’autant plus convaincus qu’un long travail de discussion a été mené depuis deux ans par les militants les plus combatifs, accompagné d’actions collectives menées dans l’usine pour exiger des garanties. Stellantis prépare une véritable saignée de l’emploi à l’usine Stellantis elle-même, dont les 2 000 travailleurs embauchés sont menacés, mais aussi chez les milliers de travailleurs des équipementiers qui fournissent les pièces, comme Forvia à Méru dans l’Oise, Lear à Herblay dans le Val-d’Oise, ou MC Synchro à Chanteloup-les-Vignes, près de Poissy.

Une minorité est bien consciente que la direction a déclaré la guerre à l’ensemble des travailleurs et qu’il ne faut plus perdre de temps pour se mobiliser. Car il faut imposer à tous ces patrons et aux pouvoirs publics les garanties nécessaires pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve à la rue et sans salaire avec la fin de la fabrication de voitures.

Une manifestation était organisée le jeudi 23avril à Poissy, avec un appel à la grève. Elle représente une nouvelle occasion pour les travailleurs de dénoncer le projet de fermeture de l’usine et de se faire entendre.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2012)