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mardi 28 avril 2026

Stellantis : mensonge patronal, un mode de fonctionnement

 

Du baratin à géométrie variable, une seule fin : le profit

 

 


Stellantis est en négociation avec le constructeur chinois Dongfeng pour partager quatre usines en Europe dont celle de Rennes. Pourtant, la direction de Stellantis justifie les fermetures d’usines, comme celle de Poissy, par la concurrence chinoise.

         L’argument du « péril jaune » automobile, c’est du baratin. Il sert à camoufler que les sacrifices demandés aux travailleurs n’ont pour but que la recherche des profits pour les actionnaires.

lundi 27 avril 2026

Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

 Stellantis – Poissy : la direction signe la fermeture de l’usine

Jeudi 16avril, Stellantis a annoncé larrêt de la fabrication de voitures dans son usine de Poissy, proche de Paris. Pour l’écrasante majorité des travailleurs, cela veut dire à terme la fermeture.

Publié le 22/04/2026

 

Cette annonce n’a pas surpris grand monde dans les ateliers : depuis juin 2024, les militants de SUD avaient dénoncé le projet de la direction et avaient cherché à réunir les travailleurs pour les préparer à riposter. Pendant ces deux ans, la direction a menti effrontément, expliquant qu’il n’était pas question de fermer. Elle a même promis qu’il pourrait y avoir une nouvelle voiture après l’Opel Mokka produite actuellement, si les ouvriers travaillaient plus et mieux et que l’activité pouvait encore durer vingt ans, trente ans…

La direction est donc maintenant obligée de reconnaître qu’il n’y aura plus de voiture produite à Poissy. Mais elle continue de mentir en prétendant que l’arrêt de la fabrication de voitures ne signifiera pas la fermeture de l’usine. Le 16 avril, le directeur a même osé déclarer à la presse que ses annonces étaient « une très bonne nouvelle pour les salariés ». Il affirme que 100millions deuros vont être consacrés pour créer de « nouvelles activités industrielles », dont il dresse une liste à la Prévert, tout en refusant évidemment de donner le détail des emplois correspondants. Il suffit de savoir que le patron donne en exemple la création d’un atelier… de fabrication par imprimantes 3D pour comprendre que ces projets sont plus illusoires les uns que les autres.

Quant à la promesse la plus concrète, elle est révoltante, consistant à transférer une ligne d’assemblage de moteurs du site de Vesoul vers Poissy… ce qui se traduirait par la suppression de 190 emplois à Vesoul !

Dans leur immense majorité, les travailleurs de Poissy voient que tout cela est de la poudre aux yeux, d’autant plus que les négociations continuent pour vendre les terrains de l’usine Stellantis au Qatar en vue d’y construire le futur stade de son club, le Paris-Saint-Germain. Ils en sont d’autant plus convaincus qu’un long travail de discussion a été mené depuis deux ans par les militants les plus combatifs, accompagné d’actions collectives menées dans l’usine pour exiger des garanties. Stellantis prépare une véritable saignée de l’emploi à l’usine Stellantis elle-même, dont les 2 000 travailleurs embauchés sont menacés, mais aussi chez les milliers de travailleurs des équipementiers qui fournissent les pièces, comme Forvia à Méru dans l’Oise, Lear à Herblay dans le Val-d’Oise, ou MC Synchro à Chanteloup-les-Vignes, près de Poissy.

Une minorité est bien consciente que la direction a déclaré la guerre à l’ensemble des travailleurs et qu’il ne faut plus perdre de temps pour se mobiliser. Car il faut imposer à tous ces patrons et aux pouvoirs publics les garanties nécessaires pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve à la rue et sans salaire avec la fin de la fabrication de voitures.

Une manifestation était organisée le jeudi 23avril à Poissy, avec un appel à la grève. Elle représente une nouvelle occasion pour les travailleurs de dénoncer le projet de fermeture de l’usine et de se faire entendre.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2012)

mardi 21 avril 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 avril 2026

 Les emplois et les salaires avant les profits !

 Publié le 20/04/2026 

 


Entre deux émissions spéciales sur la guerre, nous avons appris, la semaine dernière, l’arrêt de la fabrication de voitures à l’usine Stellantis de Poissy. C’est donc la fermeture programmée de la dernière usine d’assemblage automobile de la région parisienne. 

L’annonce de la direction de Stellantis, à peine répercutée par les médias, est révoltante. Le groupe a engrangé 54 milliards de profits sur les cinq dernières années, et il menace 2000 emplois à Poissy et des milliers chez les sous-traitants. 

Dans la même veine, Renault a annoncé sabrer dans ses postes d’ingénieurs. Un millier d’emplois encore supprimés ! Bien sûr, nous sommes habitués aux annonces de ce genre. Les fermetures et plans de licenciements – ArcelorMittal, Brandt, Vencorex, Arkema, Domo, Teisseire, Auchan, Casino… – sont sans fin et touchent tous les secteurs. Mais chacune de ces annonces est une raison de plus de se mettre en colère.

Le droit à un salaire est un droit vital

Dans cette société d’exploitation, le seul droit sérieux des travailleurs, le droit de gagner sa vie, est piétiné en permanence, plongeant toujours plus de femmes et d’hommes dans le besoin. 

Les travailleurs ne sont pas des machines que l’on peut brancher, débrancher et mettre à la casse selon les aléas de la production, du marché et de la concurrence. Pour vivre, il faut à tous un salaire qui tombe tous les mois parce que les loyers ou les remboursements de crédits, c’est tous les mois qu’il faut les payer. Parce que les enfants d’ouvriers, comme les enfants de bourgeois, ont besoin de manger tous les jours. 

La crise a bon dos !

Les défenseurs patronaux présentent ces fermetures de sites comme inéluctables du fait de la crise, de la guerre ou de la concurrence chinoise. Ces prétextes n’ont qu’une raison d’être : faire en sorte que les travailleurs se résignent à voir leurs conditions de vie sacrifiées. 

Mais quelles que soient les raisons avancées, les actionnaires, eux, sauvent leurs millions. Mieux, d’année en année, ils sont toujours plus riches car si les grands groupes subissent les aléas des marchés et de la concurrence, ils en sont les acteurs et les profiteurs. 

L’augmentation des prix, à commencer par la flambée du carburant, n’est pas une loi de la nature, ce sont les dirigeants des grands groupes qui la décident. Et ce sont eux qui organisent la guerre économique dans laquelle ils ne risquent rien puisqu’elle se mène avec le salaire et l’emploi des travailleurs, qu’ils soient embauchés, intérimaires ou salariés de sous-traitants. 

Alors, laissons les perroquets du grand patronat pérorer sur la crise de l’énergie, de l’automobile, de la chimie ou du commerce et les bouleversements engendrés par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient. Ce sont les affaires de la grande bourgeoisie, et occupons-nous des nôtres ! 

Défendre notre droit à l’existence

Nous, travailleurs, nous sommes plus que jamais confrontés à une guerre sociale, à une offensive générale du grand patronat qui s’intensifie dans cette période de crise et de guerre. 

Elle prend la forme de tous ces licenciements auxquels s’ajoute le racket du prix de l’essence qui est en train de se transformer en racket généralisé car, par ricochet, tous les prix sont en train d’augmenter sans que les salaires ne suivent. Et dans cette guerre-là il n’y a aucun cessez-le-feu à attendre de la part du grand patronat.

Les travailleurs doivent défendre leur droit au travail et à un salaire digne. Il faut qu’ils s’organisent et trouvent le chemin de la lutte collective, dans leur entreprise d’abord, puis en s’adressant aux autres travailleurs dans le pays.

Une lutte d’ensemble est nécessaire

Nous sommes tous attaqués d’une façon ou d’une autre. L’offensive du grand patronat est générale, et c’est à cette échelle que nous pourrons vraiment nous faire craindre et respecter. 

Ne laissons pas le patronat s’octroyer un droit de vie ou de mort sur la classe ouvrière ! C’est la grande bourgeoisie qui dirige ce système capitaliste et qui est responsable de son évolution. Et c’est elle qui en profite. C’est aux actionnaires, présents ou passés, de payer pour garantir le droit de vivre dignement aux seuls et véritables producteurs que sont les travailleurs. Les conditions de vie de la classe laborieuse doivent passer avant les fortunes de ces milliardaires qui ne sont que des parasites ! 

                                                                Nathalie ARTHAUD

dimanche 19 avril 2026

Stellantis : la guerre aux travailleurs

 

Le mensonge est congénital au fonctionnement du capitalisme

  


Après avoir juré l’inverse, la direction de Stellantis vient d’annoncer que l’usine de Poissy en région parisienne ne produira plus de voitures dès 2028. Une telle décision va avoir des conséquences catastrophiques sur les emplois de cette usine et des alentours.

         Quelques soient les raisons, assaisonnées de mensonges, de Stellantis, avec les 55 milliards d’euros de bénéfices accumulés depuis 2020, le groupe aurait largement de quoi maintenir les emplois et surtout les salaires.

lundi 2 mars 2026

Stellantis : Arnaque capitaliste

 

Exploiteurs, profiteurs… prestidigitateur

 

 

Le groupe automobile confirme ce qu’il avait annoncé début février : son bilan comporte une perte de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025. Sauf qu’à y regarder de plus près, il s’agit d’un jeu d’écriture dans la présentation des comptes du groupe automobile. Les caisses sont loin d’être vides avec 46 milliards d’euros de liquidités.

         La stratégie du groupe consiste à pleurer la bouche pleine en annonçant des pertes artificielles afin d’exiger de nouveaux sacrifices aux 240 000 travailleurs du groupe dans le monde. 

         Ce tour de passe-passe grossier n’efface pas les 55 milliards de bénéfices accumulés les cinq années précédentes. De l’argent, il y en a vraiment beaucoup dans les caisses des capitalistes !