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samedi 8 novembre 2025

Stellantis : arrêt de la production d’automobiles à Poissy ? Quand la direction avoue…

Stellantis – Poissy : la direction avoue !

Lundi 3 novembre, lors d’une réunion avec les syndicats, Antonio Filosa, le PDG de Stellantis qui a pris la suite de Carlos Tavares, a fait un certain nombre d’annonces notamment sur l’emploi et sur l’avenir de l’usine de Poissy.

Publié le 05/11/2025

 

 

Le service de communication du groupe se permet de mettre en avant l’annonce de 1 200 embauches en 2025 et une promesse de 1 600 embauches pour 2026. Bien sûr, le PDG s’est bien gardé d’expliquer que le groupe avait effectué plus de 2 500 suppressions d’emplois rien qu’en 2025 et qu’il en prévoyait au moins 1 800 pour 2026. Autant dire que la réalité est loin de celle reflétée par les propos tronqués de ce service de communication. Et la conséquence directe de ces suppressions d’emplois est une augmentation de la charge de travail pour tous les travailleurs qui restent.

Jusque-là, la direction de Stellantis niait toute idée de fermeture de l’usine de Poissy et elle essayait même de faire croire à la possibilité d’un nouveau véhicule. Alors que la presse racontait les négociations avec le club du Paris Saint-Germain pour la revente d’une partie du site, elle tentait là encore de nier les faits, avec la complicité de Pécresse et d’autres élus. Le PDG a donc fini par annoncer l’arrêt de la fabrication de voitures après l’Opel Mokka actuellement produite à Poissy. Cela signifie que la direction confirme bien son projet de fermer l’usine, même si le mot « fermeture » reste tabou dans sa bouche et si elle l’accompagne du discours habituel sur son engagement, la main sur le cœur, à trouver des activités industrielles alternatives. Comme si l’on pouvait croire à l’existence d’un atelier de réparation ou d’une casse automobile à côté d’un immense stade et d’un complexe touristique de luxe.

À l’usine, cette annonce n’a étonné personne. En effet, les travailleurs sont convaincus depuis des mois que la direction n’allait pas lancer un nouveau véhicule malgré ses mensonges répétés et ceux de ses sbires. Il reste désormais pour un maximum de travailleurs à prendre conscience que le compte à rebours est lancé et qu’il n’y a plus de temps à perdre pour s’organiser, et agir pour défendre sa peau.

Si cet empire industriel qui a accumulé plusieurs dizaines de milliards d’euros ces dernières années décide de fermer cette usine, son unique raison est de maintenir les profits et les dividendes des actionnaires dans la guerre que se mènent les capitalistes de l’automobile à l’échelle mondiale. Et cette guerre, la direction la mène avec la peau des travailleurs, qu’ils soient de Stellantis ou des équipementiers.

Les travailleurs représentent une force qui peut contrecarrer les plans de Stellantis d’autant plus qu’à travers le pays, ceux de Poissy ont des dizaines de milliers d’alliés : tous les travailleurs menacés qui se battent contre les licenciements et les fermetures d’usines.

Il faudra de la conscience, de la détermination, de la combativité et de la rage !

                                                 Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2988)

 

mercredi 5 novembre 2025

Stellantis : en guerre contre les travailleurs

 

Le combat des travailleurs pour la garantie de leur avenir

 

Stellantis Poissy

Antonio Filosa, le nouveau PDG de Stellantis, se vante d’investir deux milliards d’euros en 2025 et parle de la création de 1 400 emplois en CDI en France. Il oublie de mentionner que les travailleurs de Stellantis sont 9 000 de moins depuis deux ans sur l’ensemble des sites, et même 37 000 de moins depuis 13 ans.

         Il a aussi officialisé la fin de la production de voitures dans l’usine de Poissy, confirmant ce que beaucoup d’ouvriers avaient compris depuis des mois, malgré les mensonges répétés de la direction.

         Les travailleurs devront aller chercher les dizaines de milliards de profits accumulées par les actionnaires depuis des années pour garantir leur avenir.

dimanche 2 novembre 2025

Stellantis : bras de fer entre chauffeurs et direction !

 Stellantis : bras de fer entre chauffeurs et direction !

Les usines du pays comptent 150 chauffeurs Stellantis de camion porte-véhicules.

Publié le 29/10/2025

 

 

En voulant leur imposer la convention collective du transport, plus défavorable que celle de la métallurgie, la direction va leur supprimer les 800 euros de prime de détachement par mois, le 13e mois, la prime d’ancienneté et d’autres primes.

Pour les chauffeurs, cette mesure signifie une perte d’environ 1 000 euros par mois avec en plus… un allongement de leur temps de travail ! Le 20 octobre, une vingtaine d’entre eux, des usines d’Hordain, Valenciennes et Poissy, ont fait grève. Les chauffeurs des différentes usines se sont concertés et mis d’accord pour faire grève ensemble, le 27 octobre, jour où ils ont été plus de 60 en grève, dont 24 de Sochaux et 20 de Mulhouse.

Avant cette grève, après avoir dormi dans leur camion sur les routes la semaine, ceux de Sochaux et Mulhouse, usines distantes de 60 kilomètres, se sont réunis sur un parking de supermarché et aussi dans une arrière-salle de café pour discuter de leurs revendications et des actions à mener.

Pour tout gérer et contrôler eux-mêmes, ils ont créé un « comité des chauffeurs de Sochaux et de Mulhouse ». Quand ils sont seuls sur les routes, ils communiquent sur les réseaux sociaux ou au téléphone. Mais avant de faire grève, il leur fallait se voir pour discuter et décider collectivement, et l’avoir fait les a renforcés.

Dès le démarrage de la grève, lundi 27 octobre, les DRH et les contremaîtres ont demandé aux grévistes des deux usines de donner leurs clés de camion et de rentrer chez eux. Malgré les pressions, ils ont continué à se réunir dans leur usine et mardi 28 octobre, réunis en assemblée, ils ont voté la reconduction de la grève pour le lendemain. Puis, après un barbecue sympathique, ils ont distribué ensemble un tract, signé du comité, aux ouvriers de l’usine de Sochaux, avant d’en faire autant le lendemain à l’adresse de ceux de l’usine de Mulhouse.

                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2987)

mardi 28 octobre 2025

Stellantis : les chauffeurs routiers ne veulent pas se faire rouler

 

Stellantis : les chauffeurs routiers ne veulent pas se faire rouler

Lundi 20 octobre, sur les sites de Poissy, Valenciennes et Hordain de Stellantis, la quasi-totalité des trente chauffeurs routiers ont fait grève toute la journée. Les causes de la colère sont un gros mensonge de la direction, comme celle-ci en a l’habitude.

Publié le 22/10/2025

 

 

En 2024, pour pallier les retards de livraisons, Stellantis a décidé de constituer sa propre flotte de transport de voitures. Elle a racheté des entreprises de transport mais a aussi cherché à recruter dans les différentes usines de production du groupe, le plus souvent des ouvriers, pour qu’ils deviennent chauffeurs après plusieurs mois de formation. Ces recrutements se sont accompagnés de grosses campagnes de publicité, promettant des salaires bien supérieurs à ceux pratiqués à l’usine, pouvant aller jusqu’à 5 000 euros par mois… à condition de découcher toute la semaine et de faire de nombreuses heures supplémentaires.

Environ 150 ouvriers des différentes usines du groupe ont ainsi décidé de devenir chauffeurs routiers dans la société « i Fast », qui restait dans le giron de Stellantis et donc sous régime de la convention collective de la métallurgie. Mais, subitement, sans que personne ne s’y attende, la direction du groupe a décidé de changer les règles. Et d’annoncer que « i Fast » allait être rebaptisée « Drive 4 You by Stellantis » et surtout que la convention collective serait bien moins favorable que celle de la métallurgie. Les conséquences directes sont importantes : la perte de salaire est énorme, près de 1 000 euros par mois, accompagnée d’une explosion du temps de travail.

Pour couronner le tout, la direction impose un chantage aux chauffeurs : soit ils restent en acceptant les nouvelles conditions de salaire et de travail, soit ils démissionnent sans indemnité ou retournent sur chaîne dans leur usine d’origine. Comme le disait un chauffeur : « Ils nous prennent en otage ».

En attendant, la direction a été surprise à son tour par cette journée de grève coordonnée des chauffeurs sur trois usines. Après avoir marqué le coup, ceux-ci ont décidé de suspendre leur grève et de remettre ça lundi 27 octobre avec leurs camarades des autres sites, notamment ceux de Sochaux, Mulhouse et Rennes, qui sont les plus nombreux. Ils ont bien compris que, pour se faire entendre de la direction, il leur faut étendre la grève et paralyser le plus possible la livraison des voitures.

                                       Correspondant LO. (Lutte ouvrière n°2986)