Comprendre d’où nous venons
Les promeneurs curieux de l’avenue Gabriel Péri ont découvert ces derniers jours à l’occasion des travaux de la Canopée au carrefour avec la rue de la poste prolongée la présence d’anciens pavés de cette voie exhumés à l’occasion de ces travaux.
Les nombreux travaux sur la Ville, la construction d’immeubles ou autres, pourraient donner l’occasion de découvrir partout de tels vestiges, certains particulièrement intéressants. Cela nécessite bien sûr des fouilles archéologiques menées par des spécialistes.
Certes, les promoteurs et consorts n’aiment pas celles-ci qui retardent la réalisation de leurs projets, et pour les promoteurs, d’atteindre le grisbi. Mais c’est navrant parfois, comme cela a été le cas pour le travail préparatoire il y a quelques années aux fondations de l’immeuble reliant le début de la rue Antonin-Georges Belin et la rue Colas de l’école maternelle PVC. Les curieux d’alors ont pu voir disparaître ni vu ni connu les caves voutées qui s’y trouvaient.
Argenteuil fut un gros bourg rural riche de vestiges médiévaux importants, intéressants, et éclairants sur le passé de la ville. Ces derniers ne laissent pas indifférents tous les amateurs qui veulent comprendre d’où nous venons.
Les 19 et 20 septembre prochains auront lieu les « Journées du patrimoine ». Cela mérite que nous nous arrêtions sur la question dans les semaines qui viennent.
Pour revenir aux anciens pavés de la rue de la poste prolongée, sous la merveilleuse Canopée que l’on nous promet, on peut cette fois les laisser de côté. Pas de fouilles à cet endroit ! Entre culture et existence des commerces de l’avenue Gabriel Péri, notre cœur ne balance pas. Priorité aux commerces ! Que les travaux, de grâce, finissent au plus vite. DM
