Tous
en grève et en manifestation jeudi 5 novembre !
2/11/2026
Il y a unanimité dans le monde du
travail : les salaires ne suffisent plus, et ça ne peut plus durer.
En un an, le gazole a augmenté de 44 %, l’essence de 26 %, le gaz de
19 %, les produits frais de 9,5 %, les assurances de plus de 4 %.
Quel salaire a augmenté dans ces proportions ?
Quel que soit notre salaire, nous
nous appauvrissons tous à un rythme accéléré. Tous les politiciens et le
patronat lui-même le reconnaissent. Mais c’est toujours pour nous expliquer que
les patrons payent trop de charges et que le problème viendrait de l’État.
C’est de l’enfumage.
Les cotisations et les impôts
patronaux n’ont cessé de baisser ces dernières années, donc ce ne sont pas les
charges qui les ont empêché d’augmenter les payes. Les salaires ont été écrasés
pour que les profits, les dividendes et les grandes fortunes s’envolent. Le
grand patronat nous mène une lutte de classe acharnée, et tant que nous ne
rendrons pas les coups, nous reculerons.
« Profit »
et « exploitation », des mots tabous, mais une réalité de plus en
plus brutale
Nous sommes des millions à nous
épuiser pour tenir les cadences et des horaires de travail délirants, tout en
étant de moins en moins payés. Et dès que les patrons baissent la production ou
trouvent d’autres façons de s’enrichir, c’est la porte, et la dégringolade dans
la misère.
Quant au profit, plus il est élevé,
moins il faudrait en parler ! TotalÉnergies a annoncé plus de 8 milliards
de profits au troisième trimestre. On s’en doutait, vu le racket que l’on subit
à la pompe à essence, mais c’est « circulez, il n’y a rien à
voir » !
BNP Paribas, le Crédit Agricole
et Société Générale cumulent déjà 22 milliards de profits depuis le début de
l’année. Dans l’industrie aussi, les milliards s’accumulent chez Safran,
Schneider Electrics, Airbus... Mais si on dénonce les profits du CAC 40,
on est taxé d’idéologue hors sol, parce que l’économie serait surtout
constituée de petites entreprises qui auraient du mal à s’en sortir.
Bien sûr qu’il y a des
commerçants, des entrepreneurs et des agriculteurs qui galèrent ! Ils sont
forcés, comme nous, de payer leur carburant bien trop cher, et une partie de
leur bénéfice y passe et se retrouve dans les profits de TotalÉnergies. Ainsi
va la société capitaliste : l’essentiel des richesses est capté par les
plus gros trusts capitalistes industriels et financiers, et c’est ce qu’il ne
faut plus accepter.
Que l’on travaille dans une
petite, moyenne ou grande entreprise, dans le privé ou le public, les super
profits de la classe capitaliste sont le fruit de notre travail commun. Il faut
imposer qu’ils servent à augmenter les salaires de tous.
Les
miettes, ça suffit, c’est le moment de nous battre pour nos
revendications !
Les travailleurs sont toujours
censés passer en dernier. Ils sont censés se satisfaire des miettes qu’il
restera après que les actionnaires, les financiers, les donneurs d’ordre ou les
fournisseurs s’en sont mis plein les poches. C’est révoltant et il ne faut plus
l’accepter. Alors, profitons de la colère qui s’exprime déjà dans la rue pour
le dire !
Il nous faut des augmentations de
300 à 400 €, et indexer les salaires sur l’inflation, mois après mois si
nécessaire. À moins de 2200 €, il est impossible de vivre dignement, alors
il faut porter le Smic net à ce niveau-là.
La jeunesse, rejointe déjà par de
nombreux travailleurs lors des manifestations des 17, 24 et 31 octobre, a
construit un rapport de force qui a obligé le gouvernement à annoncer qu’il
allait desserrer les cordons de la bourse et mettre davantage de moyens dans
l’éducation. C’est le bon moment pour mettre en avant nos revendications.
Le gouvernement veut désamorcer
la colère ouvrière en avançant d’un mois la revalorisation du Smic et en y
ajoutant un coup de pouce. Cela augmenterait le Smic de 22 € brut par
mois, encore une insulte pour ceux qui triment payés au Smic ! Le Medef
s’oppose même à ce geste symbolique. Preuve que nous n’aurons rien sans nous
battre.
Organisons-nous
pour engager le bras de fer
La grève est le seul moyen
d’engager un rapport de force contre le grand patronat, car elle touche à la sacro-sainte
fabrique des profits. Alors, répondons à l’appel des confédérations syndicales
qui ont appelé tous les secteurs à faire grève ce jeudi 5 novembre.
La grève est un combat difficile
qui doit se construire et s’organiser. Cela commence par recréer des liens, se
réunir et formuler ensemble nos revendications.
Le 5 novembre peut et doit être
une étape pour reprendre confiance en notre force collective. Dans toutes les
entreprises, préparons des cortèges de travailleuses et de travailleurs et
rejoignons les manifestations !
Nathalie
Arthaud
Ah bas tous les racismes
Rassemblement
Ce soir Mardi 3 novembre
18 heures devant la mairie d’Argenteuil
Samedi 07 novembre
Cercle
Léon Trotsky
« Les
révolutionnaires et la démocratie bourgeoise »
À
15h00 Théâtre
de la Mutualité 24, rue Saint-Victor, Paris 5e
Métro Maubert-Mutualité,
Paris
(Participation aux frais 3
euros)
Un entretien sur un sujet important pour tous ceux qui
militent pour la construction d’un parti révolutionnaire
14 novembre, 15
heures : Entretien à la librairie Le Presse-papier avec Rémy Adam pour son
ouvrage « Le parti bolchévique ».
Entretien animé par Dominique Mariette
La vente des entrées pour
le prochain banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8
pour les enfants de moins de 14 ans.
Argenteuil, ville du monde, il
n’y a qu’un monde du travail, au-delà des différences, religieuses ou pas,
d’origine. Ah bas le racisme !
Ah bas tous les racismes
Rassemblement
Ce soir Mardi 3 novembre
18 heures devant la mairie d’Argenteuil