vendredi 31 juillet 2026

Prévention des incendies : absence d’une véritable politique avec les moyens correspondants

 Prévention : rien n’est prévu

Quand le gouvernement parle de prévention des incendies, cela se limite à mettre en cause des comportements individuels, faire une campagne de spots publicitaires pour culpabiliser les fumeurs.

Publié le 29/07/2026

Par contre, quand il s’agit de trouver les moyens d’entretenir les forêts, l’action est des plus limitée. Pourtant, 90 % des maisons qui brûlent le doivent à des terrains insuffisamment ou pas du tout débroussaillés, soit par ignorance, soit parce que les propriétaires ne veulent pas ou ne peuvent pas payer.

Par ailleurs, la forêt landaise a cette particularité d’être exploitée à 80 % pour la production de pins maritimes qui se répartit entre 25 000 propriétaires. S’il existe une gestion globale de la forêt avec pistes, points d’eau, tours de surveillance, elle est financée pour moitié par des fonds publics dans le but de lutter contre les feux.

La méthode se révèle aujourd’hui largement insuffisante. Mais il n’existe pas de réelle politique de brûlage ou d’élimination du combustible au sol (épines de pin, bois mort), qui serait possible lors de saisons moins propices aux incendies, mais qui nécessiterait de la part de chaque propriétaire un travail, et donc des dépenses supplémentaires. La nécessaire planification de l’entretien des forêts se heurte donc à la politique d’économies de l’État, qui n’entend pas se donner les moyens de contrôler les propriétaires de domaines forestiers, ni d’accroître les effectifs des agents de l’Office national des forêts (ONF), passés de 12 000 au début des années 2000 à un peu plus de 7 000 aujourd’hui.

                                            Antoine Stein (Lutte ouvrière n°3026)

Incendie et profits : les profits, plus forts que la sécurité nécessaire

 

ID Logistics - Cestas : La direction joue avec le feu… et la vie des travailleurs

 

 

L’entrepôt ID Logistics de Cestas, sous-traitant de Carrefour pour l’approvisionnement en produits frais du Sud-Ouest, se trouvait depuis dimanche dans une zone évacuée en raison de l'incendie géant qui ravage la Gironde. Le site se situait à seulement 6 km de l’un des foyers les plus actifs.

Pourtant, malgré le danger environnant, la direction du site a déposé dès le lundi 27 juillet une demande de dérogation auprès de la préfecture pour faire reprendre le travail. Elle n’a d'ailleurs eu aucune vergogne à expliquer aux salariés que cette reprise visait à « écouler les marchandises périssables » avant qu'elles ne soient invendables.

Toujours au petit soin des patrons, la préfecture de la Gironde n’a pas attendu longtemps pour accéder à cette demande complètement irresponsable. Elle l’a d’ailleurs également fait pour d’autres entreprises de la zone comme la plateforme Lidl. Alors que toutes les voies d’accès étaient fermées pour faciliter le passage des pompiers, les salariés se sont vu distribuer des macarons permettant d’accéder à la zone évacuée.

Pour quelques palettes de marchandises, les capitalistes avec la complicité de l’État mettent nos vies en danger. Il faut que les travailleurs s’organisent collectivement pour défendre leur peau.

Netanyahou envoie l’armée contre les Palestiniens

 

Toute honte bue

 

 

Après l’assaut, le 24 juillet, d’un village de Cisjordanie par des colons d’extrême droite, 4 Palestiniens et 2 Israéliens sont morts. Netanyahou en a profité pour envoyer l’armée… ratisser Naplouse, à la recherche de ce qu’il appelle des terroristes, palestiniens évidemment. 

Dans cette optique, les soldats ont envahi l’hôpital de la ville et embarqué des blessés. Honte à l’État israélien qui poursuit cette sale guerre, et aux dirigeants occidentaux qui le soutiennent !

Gouvernement et accidents du travail : la double peine

 

Les serviteurs de la bourgeoisie en action

 

 

Le gouvernement veut faire 800 millions d’euros d’économies sur les accidentés et malades du travail.

En 2025, 760 travailleurs ont trouvé la mort au travail. Plus d’un demi-million ont été victimes d’un accident, chiffre bien inférieur à la réalité tant le patronat fait pression pour ne pas déclarer les accidents.

Partout, les conditions de travail se durcissent. Mais pas question pour le gouvernement de toucher aux droits des patrons à exploiter les travailleurs quelles que soient les conséquences pour leur santé et parfois leur vie. Au contraire, c’est à la demande du patronat qu’il veut réduire les quelques droits dont bénéficient les travailleurs.