lundi 28 septembre 2026
mardi 8 septembre 2026
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 7 septembre 2026
Face aux mensonges patronaux, affirmer les intérêts des travailleurs !
Publié le 07/09/2026
La campagne présidentielle est partout. Les meetings se multiplient et les déclarations des uns et des autres s’enchaînent. Mais qui donne le ton ? Le Medef, le grand patronat !
Ce sont les idées patronales qui reviennent en boucle dans les interviews et débats. « Il y a trop d’impôts et de charges », « Pour réduire la dette, il faut baisser les dépenses sociales », « Le régime des retraites est intenable », « Il faut travailler plus » sont autant d’affirmations présentées comme des vérités indiscutables.
Tout est fait pour convaincre les travailleuses et les travailleurs qu’ils vont devoir faire des sacrifices, car il serait impossible de toucher au grand patronat et aux plus riches. Cela, c’est bien sûr la politique de Macron et du gouvernement, mais c’est aussi celle de la plupart des candidats à la présidentielle. Il ne faut pas marcher dans la propagande, les sacrifices doivent changer de camp.
Les travailleurs n’ont que trop payé !
Qui paye, en proportion, le plus d’impôts ? Pas les millionnaires, pas les actionnaires et riches spéculateurs, mais ceux qui n’ont que leur salaire, leur allocation ou leur retraite pour vivre et sont forcés, même quand ils gagnent très peu, de payer la TVA à chacune de leurs dépenses !
Qui croule sous les charges ? Pas les grandes entreprises, puisque les groupes du CAC 40 annoncent des profits en hausse de 40 % malgré les guerres, l’inflation et les rivalités internationales. En revanche, les charges explosent pour les classes populaires parce qu’on paye son loyer, son électricité, son gaz et son carburant toujours plus chers, alors que le salaire ne suit pas.
Il faudrait travailler plus ? Mais le grand patronat ne cesse de supprimer des emplois. Rien que dans les Yvelines, la direction de Stellantis a annoncé, en avril dernier, la fermeture de la dernière usine d’assemblage automobile de la région parisienne, à Poissy. Et la semaine dernière, celle de Renault a renoncé à l’investissement censé assurer un avenir au site de Flins, ce qui laisse craindre sa fermeture.
Comme les ouvriers de Stellantis ou de Renault, des dizaines de milliers de salariés doivent se battre contre le grand patronat pour tenter de sauver leur emploi qui est leur seul gagne-pain. Non, le patronat n’est certainement pas le créateur d’emplois qu’il prétend être, mais le plus grand fabricant de chômage.
Les profits doivent aller aux emplois, aux salaires, à nos conditions de vie
Où doivent aller les profits des entreprises, sinon aux travailleurs qui les ont sués ? En prenant sur les profits, bien sûr que l’on peut augmenter les salaires et assurer un Smic à 2200 € net.
En prenant sur les profits, il serait possible aussi, dans des groupes capitalistes comme Renault ou Stellantis, de répartir le travail entre tous leurs salariés et intérimaires, qui sont pris et jetés comme des kleenex. Il serait possible d’alléger les cadences et les horaires. L’objectif ne doit pas être de travailler plus, mais de travailler tous.
Les « dépenses sociales », nous dit-on, seraient devenues insupportables. Mais il s’agit de nos retraites, de notre accès à la santé, des aides à l’éducation de nos enfants, des allocations avec lesquelles on survit en cas de handicap, de longue maladie ou d’accident grave... Pour le patronat, ce sont des dépenses, mais pour nous, il s’agit de nos droits minimaux. Ces droits ne sont pas un cadeau mais le fruit de notre travail, et le progrès serait de les augmenter.
Quand les profits engraissent des familles de milliardaires et d’héritiers comme les Peugeot, les Agnelli, les Arnault, les Mulliez, les Saadé, cela ne fait que rajouter des milliards à une montagne de milliards. Et surtout, cela renforce le pouvoir de la bourgeoisie sur toute la société.
Aux travailleurs de diriger, pas aux capitalistes !
Que fait cette bourgeoisie du pouvoir que lui confèrent ses capitaux ? Elle transforme l’économie en casino, exploite et pille les pays pauvres de la planète. Elle fait de la terre un monde invivable, où les catastrophes climatiques s’ajoutent aux guerres, alors que les moyens de faire progresser toute l’humanité n’ont jamais été aussi importants.
Il n’y a pas d’illusion à se faire. Concilier les intérêts des travailleurs et de la bourgeoisie est impossible. Sans lui rendre les coups qu’elle nous inflige et sans l’affronter vraiment, le monde du travail ne fera pas respecter son droit à une vie digne, et il sera impossible d’assurer un avenir à l’humanité. C’est pour affirmer cela que je suis une nouvelle fois candidate à la présidentielle. Le camp des travailleurs doit se faire entendre et contester aux capitalistes leur droit à diriger la société !
Nathalie ARTHAUD
mardi 1 septembre 2026
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 31 août 2026
Le camp des travailleurs ou celui du Medef !
31/08/2026
Le premier débat de la présidentielle s’est déroulé, jeudi dernier, à Roland-Garros, à l’invitation du Medef. Plus qu’un symbole, c’est l’aveu que la mission du prochain président de la République sera de servir ce grand patronat.
Les sept candidats sélectionnés par le Medef se sont prêtés à l’exercice avec entrain. Chacun s’est efforcé de convaincre les membres du Medef qu’il a des solutions à leur apporter et s’est s’engagé à leur assurer croissance et prospérité.
Comme d’habitude, les grands patrons se sont présentés comme les forces vives de la nation, des courageux qui investissent, prennent des risques, créent de l’emploi… Comme si le monde du travail ne pouvait exister sans eux !
Sans complexe, ils ont dénoncé l’État qui les étranglerait avec les impôts et les charges, alors qu’avec plus de 200 milliards euros d’aides publiques, ils méritent la couronne de l’assistanat. Eh bien, il n’y a pas eu un seul candidat pour les renvoyer dans les cordes !
Omerta sur les profits et l’exploitation
À aucun moment, il n’a été question des profits réalisés par la grande bourgeoisie, en augmentation de 40 % sur ces six premiers mois, malgré la crise, les guerres et la fermeture du détroit d’Ormuz. À aucun moment, il n’a été dit que la fortune des milliardaires a doublé ces dix dernières années.
Et qui pour dire que les capitalistes ont une responsabilité écrasante dans le chômage de masse et la précarité ? Qui pour souligner qu’au lieu de créations, ce sont des suppressions d’emplois qui s’enchaînent et que le bilan de la bourgeoisie est d’avoir fermé des centaines d’usines ces dernières années ? Qui pour dire que le patronat ne « donne pas de l’emploi » mais exploite les travailleurs ? Personne !
Il n’y a pas eu une voix pour expliquer que la prospérité du grand patronat est basée sur les bas salaires et le recul des droits et des conditions de travail. Pas une voix pour affirmer que la dette est celle de la bourgeoisie et que c’est à elle de payer. Pas une voix pour dire que ces Messieurs qui s’autoproclament investisseurs sont des rapaces aveuglés par le profit et ont une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique, la destruction de la planète et les guerres pour accéder aux richesses.
Un Medef caressé dans le sens du poil
Sans surprise, les candidats de droite ont flatté le Medef et ont repris toutes ses exigences consistant à faire payer les travailleurs, les retraités, les chômeurs… Le Pen a, elle aussi, fait plaisir aux oreilles patronales en promettant un choc de compétitivité et une réduction drastique du train de vie de l’État, en cachant que cela signifiera moins de moyens pour l’éducation et la santé.
Quant à la gauche, représentée par Glucksmann, Tondelier et Mélenchon, elle a bien montré qu’elle ne voulait surtout pas se fâcher avec cette bande de profiteurs irresponsables.
Mélenchon, qui se donne l’allure la plus radicale, défend un pacte qui pourrait concilier les intérêts des travailleurs et ceux du patronat. Mais alors qu’il expliquait qu’il était dans l’intérêt du Medef d’augmenter les salaires pour éviter une récession, l’assemblée lui a ri au nez.
Cette vague de ricanements dévoile l’arrogance et le mépris du grand patronat pour les travailleurs et prouve qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible entre exploiteurs et exploités.
Candidate pour le camp des travailleurs
Quel que soit celui ou celle qui remplacera Macron à l’Élysée, la lutte de classe se poursuivra. Le seul programme qui vaille pour les travailleurs est de se battre pied à pied pour défendre leur droit de vivre dignement.
Je suis candidate à la Présidentielle pour affirmer les intérêts des travailleurs contre ceux du grand patronat. Le Medef l’a bien compris, il ne m’a pas invitée à son débat, mais il faut que ces idées soient bien présentes dans les discussions entre travailleurs, car elles représentent le seul moyen de ne pas se faire écraser.
C’est en prenant sur les profits qu’on pourra répartir le travail entre tous et permettre à chaque travailleur de s’en sortir avec un salaire, un revenu ou une pension d’au moins 2 200 euros net.
C’est en refusant la dictature du capital et la guerre économique qu’on ne subira plus les catastrophes que cette société provoque, qu’on financera les hôpitaux, les écoles ou la lutte contre les incendies plutôt que les marchands d’armes.
Les forces vives de la société, ce sont les travailleurs. Ce sont eux qui la font réellement tourner et ce sont eux qui pourront la changer !
Nathalie Arthaud
dimanche 30 août 2026
samedi 29 août 2026
vendredi 28 août 2026
jeudi 27 août 2026
Présidentielle 2027 : soutenez la campagne de Nathalie Arthaud !
Présidentielle 2027 : soutenez la campagne de Nathalie Arthaud !
Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à l’élection présidentielle 2027, n’a pas été invitée au débat organisé par le Medef jeudi 27 août et présenté comme le premier grand débat de la présidentielle.
Il est vrai qu’entendre parler d’expropriation des grands groupes capitalistes aurait pu gâcher l’ambiance… Car, dans ces élections, Nathalie Arthaud fera entendre le camp des travailleurs, face à tous ceux qui, de l’extrême droite à la gauche, aspirent à gouverner dans le cadre de cette société dirigée par les capitalistes et dont ils respectent tous les règles.
Elle défendra l’idée que les travailleurs doivent s’organiser et lutter pour leurs propres intérêts, sans attendre de sauveur. Face aux crises, aux inégalités et aux guerres engendrées par le capitalisme, elle affirmera une perspective communiste, révolutionnaire et internationaliste. Les travailleurs font tourner toute la société, ils peuvent en prendre la direction et la transformer de fond en comble !
Aidez-nous à faire connaître ces perspectives et à convaincre un maximum de travailleuses et de travailleurs ! Vous trouverez sur notre site Internet la brochure et les affiches de campagne, à partager… sans modération.
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-vendredi 28 août, de 17h15 à 18h15 Carrefour Babou ;
-samedi 29 août, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h. à midi marché de la Colonie ;
-dimanche 30 août : de 11 h. à midi au marché Héloïse.

