L’espoir : la lutte ! Prolétaires de tous les pays unissons-nous !
Je suis intervenu lors du rassemblement d’hier au soir devant la mairie pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, un jeune de 26 ans victime d’un homme nourri du venin de l’extrême droite. Plusieurs autres personnes dont un enfant ont été blessées par cet assassin. Nous étions une centaine, essentiellement des militants, qui répondaient à un appel rédigé samedi et qui n’a eu que quelques jours pour être diffusé. Voilà ci-dessous l’axe de mon intervention au nom de Lutte ouvrière. DM
« J’ai beaucoup entendu évoquer dans les interventions précédentes la responsabilité de politiciens et de médias. Mais la montée du racisme sous toutes ses déclinaisons relève d’abord du social, du capitalisme et de ses horreurs, c’est-à-dire de la classe dominante.
Le racisme est un outil de celle-ci pour préserver sa domination. On le vit durant la guerre d’Algérie où elle voulait conserver l’Algérie et l’exploitation coloniale. Le racisme connut alors également un moment de forte poussée, avec toujours les mêmes politiciens et le rôle de grandes médias nauséabondes, différentes de celles d’aujourd’hui, mais distillant le même poison. Aujourd’hui c’est la même chose. Il s’agit pour la bourgeoisie de maintenir et d’étoffer ses profits de milliardaires.
Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de réduire la force qui s’oppose à elle, le monde du travail. Le racisme vise à le diviser, et donc de l’affaiblir en réduisant sa conscience et sa force de combat. Voilà le produit d’appel de nombre de politiciens, ses serviteurs, et des médias que la bourgeoisie possède.
Aujourd’hui, une partie importante du monde du travail est gangrénée sinon par le racisme en tout cas par l'attraction d’un parti raciste. Cela est le résultat de la désorientation et de la large désorganisation du monde du travail, cela-même produit par les déceptions et trahisons des gouvernements de gauche.
Ce qui peut aujourd’hui inverser la donne, c’est la reprise des combats du monde du travail qui passe pour l’essentiel par la reprise des grèves. Dans la vraie grève, les différences d’origine et autres disparaissent. Il n’y a plus qu’une seule classe ouvrière.
C’est là où le mouvement actuel de mobilisation de la jeunesse porte en lui un immense espoir qui peut, on le souhaite, entraîner avec lui demain le monde du travail.
Justement, après-demain jeudi 5 novembre, tous en grève et en manifestation !
Pour finir, je ne dirai pas « liberté, égalité, fraternité » en sachant le peu que ces mots valent dans la réalité. Je dirai « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
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