L’avenir de la jeunesse sera fait d’espérance et de joie
Pas question !
Nous attendons avec impatience
les résultats du sondage OpinionWay auprès des jeunes Argenteuillais de 11 à 25
ans commandé par la municipalité qui disait vouloir connaître les aspirations
de la jeunesse de la Ville. Amusant, si l’on peut dire, ses résultats ont été
présentés avant-hier à des "acteurs de l’enseignement secondaire", comme si ces
jeunes consultés eux-mêmes n’auraient pas dû avoir la primeur de ces
résultats.
Mais
sans sondage dispendieux et toujours discutable, la jeunesse et en partie celle
d’Argenteuil s’est exprimée bien davantage et continue à le faire depuis
plusieurs semaines à travers le mouvement lycéen et étudiant, avec son degré de
conscience et d’organisation actuel.
On
peut toujours regretter les petits feux de poubelles et les tirs de mortier,
mais la jeunesse des quartiers populaires exprime à sa façon l’histoire de ce
qu’elle a vécue depuis le début de sa scolarité, souvent loin de ce qui devrait
être un véritable service public d’éducation, et qui ne l’a été de moins en
moins depuis quatre décennies. Une expression faite de frustration et de manque
de points de repère que les anciens ne leur ont pas donnés.
Mais
ce mouvement, y compris à Argenteuil, ne s’est pas réduit à l’expression aux
jeunes de ces quartiers. Bien des jeunes des quartiers moins modestes et des
établissements privés ont été solidaires du mouvement, en agissant ou
simplement en réfléchissant. Un mouvement qui n’exprime pas seulement la
dénonciation criante de manque de moyens dans les établissements publics, mais
un malaise face à une société en crise profonde, qui va dans le mur, anxiogène
pour les adolescents à qui les dominants promettent l’avenir des champs de
bataille et des monuments au mort.
Nous
ne comptions pas sur la municipalité dont l’attitude depuis plusieurs semaines
sur le sujet a été de ressentir une peur bleue nécessitant la fermeture des
parcs et des dépenses onéreuses et superflues d’agents de sécurité en nombre à
la mairie, mais tout de même.
En
tout cas, loin de là, la jeunesse fera ses expériences de la réalité sociale,
et d’une façon ou d’une autre, trouvera son chemin, celui de l’espoir et de
l’avenir qu’elle construira. Pour notre part, nous discuterons avec elle, en
espérant qu’elle nous entende. Mais le plus important est qu’elle trouve
consciemment son chemin. DM