jeudi 15 octobre 2026

Argenteuil, la jeunesse, le sondage et l’expression de la réalité vraie

 

L’avenir de la jeunesse sera fait d’espérance et de joie

 

Pas question !
 

Nous attendons avec impatience les résultats du sondage OpinionWay auprès des jeunes Argenteuillais de 11 à 25 ans commandé par la municipalité qui disait vouloir connaître les aspirations de la jeunesse de la Ville. Amusant, si l’on peut dire, ses résultats ont été présentés avant-hier à des "acteurs de l’enseignement secondaire", comme si ces jeunes consultés eux-mêmes n’auraient pas dû avoir la primeur de ces résultats.

         Mais sans sondage dispendieux et toujours discutable, la jeunesse et en partie celle d’Argenteuil s’est exprimée bien davantage et continue à le faire depuis plusieurs semaines à travers le mouvement lycéen et étudiant, avec son degré de conscience et d’organisation actuel.

         On peut toujours regretter les petits feux de poubelles et les tirs de mortier, mais la jeunesse des quartiers populaires exprime à sa façon l’histoire de ce qu’elle a vécue depuis le début de sa scolarité, souvent loin de ce qui devrait être un véritable service public d’éducation, et qui ne l’a été de moins en moins depuis quatre décennies. Une expression faite de frustration et de manque de points de repère que les anciens ne leur ont pas donnés.

         Mais ce mouvement, y compris à Argenteuil, ne s’est pas réduit à l’expression aux jeunes de ces quartiers. Bien des jeunes des quartiers moins modestes et des établissements privés ont été solidaires du mouvement, en agissant ou simplement en réfléchissant. Un mouvement qui n’exprime pas seulement la dénonciation criante de manque de moyens dans les établissements publics, mais un malaise face à une société en crise profonde, qui va dans le mur, anxiogène pour les adolescents à qui les dominants promettent l’avenir des champs de bataille et des monuments au mort.

         Nous ne comptions pas sur la municipalité dont l’attitude depuis plusieurs semaines sur le sujet a été de ressentir une peur bleue nécessitant la fermeture des parcs et des dépenses onéreuses et superflues d’agents de sécurité en nombre à la mairie, mais tout de même.

         En tout cas, loin de là, la jeunesse fera ses expériences de la réalité sociale, et d’une façon ou d’une autre, trouvera son chemin, celui de l’espoir et de l’avenir qu’elle construira. Pour notre part, nous discuterons avec elle, en espérant qu’elle nous entende. Mais le plus important est qu’elle trouve consciemment son chemin. DM

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