mercredi 2 septembre 2026

Service national : Pas de quoi claironner

 

Pas sûr du tout que la jeunesse accepte de marcher au pas

 

 

En cette rentrée, beaucoup de publicité est faite autour de l’entrée en vigueur, le 31 août, de la nouvelle version du service militaire.

         Certes, l’engagement pour dix mois est, pour l’instant, volontaire et les jeunes ne seront pas envoyés sur des zones de guerre, assure le gouvernement. Mais ce retour à l’âge des casernes n’augure rien de bon : sous prétexte de défendre la France, c’est de la chair à canon que le gouvernement veut préparer pour défendre les intérêts des capitalistes français.

Argenteuil, circulation et autres problèmes : la population, les travailleurs doivent reprendre du poil de la bête

 

Ronger son frein, mais surtout reprendre espoir

 

En tout cas, ce jour-là, soyons déjà à leur côté, ce sera bon pour le moral

Comme il fallait s’y attendre, en cette rentrée, la circulation pour atteindre la ville et le déplacement dans celle-ci, sont très compliqués. Je voulais y revenir car nombreux nous sommes dans notre for intérieur à nous dire : que faire ?

         Habitants, travailleurs, nous sommes le plus grand nombre. Mais tant que nous ne sommes pas unis, chacun restant isolé, nous ne sommes pas grand-chose. Et ceux qui prennent les décisions, aux différents niveaux de l’État pour ce qui concerne les services publics utiles à la population, et la question des déplacements en relève, oui ceux qui prennent les décisions doivent considérer au jour d’aujourd’hui que nous sommes seuls, passifs et impuissants, et qu’ils peuvent décider sans risque. Nous ne sommes pas aujourd'hui un élément qu'ils doivent craindre.

         C’est à ce niveau que les choses doivent changer dans les temps qui viennent. Il faut que nous reprenions du poil de la bête, qu’à nouveau nous sortions les griffes. Alors là, nous verrons ces décideurs qui nous méprisent aujourd’hui devenir doux comme des agneaux et se poser enfin la question de nos réactions possibles lorsqu’ils décident.

         C’est cela qu’il nous faut avoir en tête et préparer. Alors, nous en sommes sûrs, bien des choses changeront. Et cela vaut pour bien d’autres domaines qui touchent au cœur de nos vies.DM

mardi 1 septembre 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 31 août 2026

 Le camp des travailleurs ou celui du Medef !

31/08/2026

Le premier débat de la présidentielle s’est déroulé, jeudi dernier, à Roland-Garros, à l’invitation du Medef. Plus qu’un symbole, c’est l’aveu que la mission du prochain président de la République sera de servir ce grand patronat.

Les sept candidats sélectionnés par le Medef se sont prêtés à l’exercice avec entrain. Chacun s’est efforcé de convaincre les membres du Medef qu’il a des solutions à leur apporter et s’est s’engagé à leur assurer croissance et prospérité.

Comme d’habitude, les grands patrons se sont présentés comme les forces vives de la nation, des courageux qui investissent, prennent des risques, créent de l’emploi… Comme si le monde du travail ne pouvait exister sans eux !

Sans complexe, ils ont dénoncé l’État qui les étranglerait avec les impôts et les charges, alors qu’avec plus de 200 milliards euros d’aides publiques, ils méritent la couronne de l’assistanat. Eh bien, il n’y a pas eu un seul candidat pour les renvoyer dans les cordes !

Omerta sur les profits et l’exploitation

À aucun moment, il n’a été question des profits réalisés par la grande bourgeoisie, en augmentation de 40 % sur ces six premiers mois, malgré la crise, les guerres et la fermeture du détroit d’Ormuz. À aucun moment, il n’a été dit que la fortune des milliardaires a doublé ces dix dernières années.

Et qui pour dire que les capitalistes ont une responsabilité écrasante dans le chômage de masse et la précarité ? Qui pour souligner qu’au lieu de créations, ce sont des suppressions d’emplois qui s’enchaînent et que le bilan de la bourgeoisie est d’avoir fermé des centaines d’usines ces dernières années ? Qui pour dire que le patronat ne « donne pas de l’emploi » mais exploite les travailleurs ? Personne !

Il n’y a pas eu une voix pour expliquer que la prospérité du grand patronat est basée sur les bas salaires et le recul des droits et des conditions de travail. Pas une voix pour affirmer que la dette est celle de la bourgeoisie et que c’est à elle de payer. Pas une voix pour dire que ces Messieurs qui s’autoproclament investisseurs sont des rapaces aveuglés par le profit et ont une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique, la destruction de la planète et les guerres pour accéder aux richesses.

Un Medef caressé dans le sens du poil

Sans surprise, les candidats de droite ont flatté le Medef et ont repris toutes ses exigences consistant à faire payer les travailleurs, les retraités, les chômeurs… Le Pen a, elle aussi, fait plaisir aux oreilles patronales en promettant un choc de compétitivité et une réduction drastique du train de vie de l’État, en cachant que cela signifiera moins de moyens pour l’éducation et la santé. 

Quant à la gauche, représentée par Glucksmann, Tondelier et Mélenchon, elle a bien montré qu’elle ne voulait surtout pas se fâcher avec cette bande de profiteurs irresponsables.

Mélenchon, qui se donne l’allure la plus radicale, défend un pacte qui pourrait concilier les intérêts des travailleurs et ceux du patronat. Mais alors qu’il expliquait qu’il était dans l’intérêt du Medef d’augmenter les salaires pour éviter une récession, l’assemblée lui a ri au nez.

Cette vague de ricanements dévoile l’arrogance et le mépris du grand patronat pour les travailleurs et prouve qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible entre exploiteurs et exploités.

Candidate pour le camp des travailleurs

Quel que soit celui ou celle qui remplacera Macron à l’Élysée, la lutte de classe se poursuivra. Le seul programme qui vaille pour les travailleurs est de se battre pied à pied pour défendre leur droit de vivre dignement.

Je suis candidate à la Présidentielle pour affirmer les intérêts des travailleurs contre ceux du grand patronat. Le Medef l’a bien compris, il ne m’a pas invitée à son débat, mais il faut que ces idées soient bien présentes dans les discussions entre travailleurs, car elles représentent le seul moyen de ne pas se faire écraser.

C’est en prenant sur les profits qu’on pourra répartir le travail entre tous et permettre à chaque travailleur de s’en sortir avec un salaire, un revenu ou une pension d’au moins 2 200 euros net.

C’est en refusant la dictature du capital et la guerre économique qu’on ne subira plus les catastrophes que cette société provoque, qu’on financera les hôpitaux, les écoles ou la lutte contre les incendies plutôt que les marchands d’armes.

Les forces vives de la société, ce sont les travailleurs. Ce sont eux qui la font réellement tourner et ce sont eux qui pourront la changer !

                                                                                    Nathalie Arthaud

Mayotte : le gouvernement cherche des États mercenaires

 

Un monde fait de barbelés pour les pauvres

 

 

Le Premier ministre Lecornu s’est rendu à Mayotte pour rajouter sa voix aux chœurs des politiciens réactionnaires contre les migrants. Il a annoncé que l’État français voulait payer les Comores et six États africains pour agir en gardes-frontières contre leur propre population, en ajoutant des barbelés pour barrer la route à ceux qui ne font que fuir les guerres et la misère.