Encore un aspect du capitalisme malfaisant
Ci-dessus, avec l’équipement, moins de risques
Le maire d’Argenteuil, toujours à l’avant-garde de l’arrière-garde a enfin pris une décision concernant les trottinettes. Heureusement que La gazette l’évoque, car cela nous avait échappé. Il est vrai que l’arrêté du maire d’Argenteuil signé le 30 septembre dernier n’a ni bénéficié de l’information nécessaire massive à la population ni qu’elle ait amené depuis, en tout cas d’une façon visible, à un début d’application dans la réalité au vue de l’expérience que vivent les habitants.
Souscription obligatoire d’une assurance. Utilisation seulement autorisée aux personnes de 14 ans et plus. Obligation du port du casque... À défaut, une verbalisation est prévue.
La municipalité entend « accompagner l’entrée en vigueur de ces règles par une démarche de prévention et de pédagogie, notamment auprès des plus jeunes utilisateurs. »
Alors, comment compte-t-elle s’y prendre ? C’est tout de même l’essentiel.
Certes, cette question des trottinettes ne relève pas en premier lieu des communes qui subissent des phénomènes au niveau de la société toute entière, donc de sa nature capitaliste, et des décisions prises ou non au niveau de l’État.
Première étape, les constructeurs produisent. Le profit est juteux pour ce nouveau produit. La réglementation vient ensuite, et il y aurait beaucoup à dire sur les limites de celle-ci. Ainsi au niveau des vitesses, de la puissance et de l’envergure de ces engins. C’est pourtant au niveau des constructeurs, que des limites pourraient être inscrites dans la nature même du produit.
En tout cas, ces trottinettes sont devenues un danger public. D’abord pour ceux inconscients parmi leurs utilisateurs. Pour les conducteurs de voitures dont la conduite s’en trouve compliquée, et d’abord pour les piétons utilisant les trottoirs ou non.
Grosso modo, le nombre de victimes liées à la trottinette est passé de 10 en 2019 à 80 six ans plus tard. Une preuve supplémentaire du capitalisme irresponsable et sur ce plan, de l’État à son service. DM

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