Vous croyez vraiment que la jeunesse se laisse faire ? À d’autres
Le cœur de l’introduction du conseil municipal d’Argenteuil a été l’accusation du maire à l’encontre du député d’Argenteuil d’ « instrumentaliser » la jeunesse au profit de LFI. Ce dernier répondra comme il l’entend, mais quelques mots tout de même.
Il faut être aux abois et loin de la réalité pour avancer ce genre d’accusation. Car c’est méconnaître totalement la jeunesse. Si c’était si simple, le résultat de mes 27 ans d’enseignement à des adolescents d’Argenteuil serait aujourd’hui que la Ville serait peuplée de communistes révolutionnaires, et qu’il y aurait bien toujours une commune mais avec une majuscule en référence à 1871. Vous savez qu’il n’en est pas ainsi, et c’est une évidence.
Ce genre d’accusation est surtout une preuve de mépris à l’encontre de la jeunesse qui serait encline par nature à être entraînée par de vieux agitateurs politiques. Eh bien non, discuter avec ces jeunes n’est pas si simple, ou plutôt, de jour en jour cela le devient davantage au fur et à mesure que le mouvement actuel fait naître des expériences, des interrogations, et une envie de comprendre. Je l’ai encore vérifié avant-hier en discutant avec des lycéens de Jaurès qui attendaient dans les locaux de la MJC chérie par la municipalité.
Alors, des élus tentant de mettre en avant leur écharpe pour faire barrage entre des lycéens et la police, où est le mal ? En revanche, ce que j’ai pu remarquer à différentes reprises, c’est que face à cette dernière, écharpe de diverses sortes ou pas, ils n’étaient rien. Une leçon aussi pour l’avenir pour tous ceux qui auraient tort de penser que l’élection les protège face à l’État. Elle les protège de rien, et même des accusations mensongères de leurs adversaires. DM
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