Une mairie tendance « Blockhaus »
L’assassinat de Pengo Bossio Wangi, tombé sous les tirs d’un homme de 39 ans, qui a également blessé gravement une enfant de 12 ans et trois autres personnes, a conduit à de nombreux rassemblements qui se sont tenus le 26 octobre pour exprimer l’effroi et la colère face à ce crime raciste inspiré par l’extrême-droite, du RN à certains cadors de la droite, et des médias qui leur sont leurs porte-voix. Une initiative a été appelée ce jour-là dans l’urgence à Argenteuil, se rassembler devant la mairie pour exprimer son émotion, sa solidarité et sa colère. Mais à 18 heures, les présents ont trouvé closes les entrées du parc de la mairie et honteusement se sont retrouvés sur le trottoir étroit boulevard Léon Feix.
C’est indigne de la part de la municipalité. Elle peut toujours prévoir une minute de silence sur ce drame de Trappes lors du prochain conseil municipal de mardi (dont on peut s’inquiéter du préambule du maire au vue du communiqué de celui-ci), cela n’effacera pas cette tache.
Lutte ouvrière sera bien sûr présent ce soir-là pour exprimer notre colère et dénoncer les déclarations répétées contre les migrants et les musulmans qui alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers.
Nous y reviendrons dans les jours qui viennent pour appeler à la présence massive des habitants mardi soir à l’hôtel de ville, mais présentement, nous voudrions insister sur un aspect de la gestion municipale à Argenteuil qui au niveau de l’accès aux locaux communaux est marquée par un mot, celui de « fermeture ».
Un hôtel de ville devrait être un lieu ouvert et accueillant aux habitants qui permette non seulement de venir y déposer leurs doléances et questionnements mais soit aussi un lieu d’échange. Quand la société connaît un problème majeur ou une tragédie, il est bien évidemment le lieu de rencontre idoine pour le faire. Les mairies devraient être des « maisons communes » À Argenteuil, nous en sommes aux antipodes.
Loin de là, la municipalité d’Argenteuil se considère comme un propriétaire quelconque, certes à bail, mais dans ce cas, de locaux communaux. Cela aussi alimentera les révolutions, en l’occurrence ces Bastilles locales qu’il reste à prendre. DM

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