dimanche 13 septembre 2026

Patrons à l'offensive : lutte de classe chez Clarebout

Exploitation et licenciements transfrontaliers

  


La direction du site de production de frites de Mouscron en Belgique près de la frontière a renvoyé les près de 400 salariés chez eux, puis cadenassé les portes et positionné des vigiles, avant d’annoncer le lendemain la fermeture du site aux délégués syndicaux !

         L’usine où travaillent des travailleurs belges et frontaliers serait trop vieille et moins rentable que les autres du groupe. Et alors ?

         Le groupe américain Simplot, qui a racheté Clarebout Patatoes en 2025, a fait 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024 – il ne publie pas le montant de ses bénéfices – il est évident qu’il a largement les moyens d’investir pour rénover l’entreprise et maintenir les emplois. Mais dans une période où la demande des produits de la pomme de terre serait inférieure à leurs prévisions, les actionnaires garantissent leur profit sur le dos des salariés.

         La direction de Clarebout dit elle-même qu’elle renvoyé tous les travailleurs chez eux, craignant leurs réactions. Oui, c’est dans ce sens-là qu’il faut aller : se faire craindre par les patrons ! Et pas d’une usine seule, mais toute la filière, car d’autres sites sont menacés, et finalement tous les travailleurs.

         Car entre licenciements, travail précaire, retraites minables, chômage sous pression, on a tous des problèmes semblables, qui nécessitent une lutte d’ensemble.

 

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