Un « produit » financier à haute rentabilité
Mais les travailleuses réagissent. Ici, au Mans, le 4 mai dernier
Les travailleurs de ces laboratoires sont 50 000, et les trois quarts – agents d’entretien, d’accueil, coursiers, assistants administratifs etc – sont payés au smic ou à peine au-dessus. La dernière augmentation de salaire, de 3 %, date de janvier 2024.
Leur situation s’est particulièrement dégradée en une quinzaine d’années au rythme de la concentration du secteur. Appuyés sur des fonds d’investissement, six grands groupes privés, Biogroup, Cerballiance, etc., ont mis la main sur le marché, transformé des laboratoires en sites de prélèvements qui sont regroupés ailleurs pour analyse, et mutualisé personnel et équipements. Les patrons, mettant en avant les exigences des financiers, ont sabré dans les salaires et les emplois, alors que la charge de travail augmente et que les horaires sont à rallonge. Quant aux patients, ils sont de plus en plus nombreux dans les files d’attente devant les laboratoires.
Au fil des ans, une simple offre de soins s’est transformée en simple produit financier. Le phénomène touche en fait le secteur de la santé en général, et ajoute à l’exploitation des salariés le pillage des caisses de la Sécurité sociale.

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