Des erreurs successives dont elle a bien du mal à se dépêtrer
Savoir que tout est question de rapport des forces, à Argenteuil comme ailleurs, entre les partisans de décisions municipales et leurs opposants, ne nous empêche pas de réfléchir, d’approfondir les sujets, même lorsque la prise de conscience du plus grand nombre et leur organisation demeurent les éléments essentiels. Je tenais à le rappeler. Des idées donc, mais en convaincre dans les profondeurs de la population.
La municipalité, au cœur de l’été, quand une partie des Argenteuillais ont la tête ailleurs, a annoncé la liquidation de la présence de la MJC rue des Gobelins pour la fin de l’année. Élégant ? Démocratique ? Normal ? Nous y reviendrons.
La municipalité a un problème avec la Maison de quartier du Centre comme elle en a un autre avec l’enjeu de la situation de la jeunesse. Nous y reviendrons également.
Avenir de la Maison de quartier de la rue des Gobelins et question de la jeunesse sont au cœur de l’annonce brutale concernant la présence de l’association MJC dans un bâtiment qui lui fut naguère destiné à l’époque du maire PCF Fernand Dupouy.
Les choses pourraient être pourtant tellement simples.
Cela concerne un espace qui fut celui de la villa et de ses jardins qui devint pour un temps, boulevard Héloïse, celui de la mairie d’Argenteuil. Une bibliothèque lui fut adjointe dans les années 1930. La villa elle-même devint le conservatoire d’Argenteuil lorsque la mairie s’installa dans les années 1970 boulevard Léon Feix. Ce fut l’époque où ce qui devait devenir un véritable espace culturel avec la fresque d’Édouard Pignon fut construit, en même temps que le bâtiment de la MJC. Dans un angle restant de l’ancien espace, la résidence Croizat pour les anciens fut ajoutée.
L’ensemble de cet espace a donc une fonction culturelle évidente. L’intégration de la Maison de quartier y est une énigme dont la municipalité actuelle porte l’entière responsabilité. Et la municipalité a doublé sa mise d’erreurs en y installant un service de l’emploi pour les jeunes qui était installé auparavant au sein de la mairie, et dont la localisation ne peut pas attirer les foules… de jeunes.
Il n’y a aucune raison pour que l’association MJC qui se bat depuis des années pour sa pérennité en fasse les frais. La municipalité doit revoir sa copie pour une installation correcte ailleurs d’une véritable Maison de quartier. Quant à l’installation d’une véritable maison de la jeunesse, nous lui en transmettons amicalement l’idée. Cela aurait mieux valu que les 20 millions de ladite Canopée.
Conservatoire, Centre artistique, MJC, cela suffit pour ce "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle". DM

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