Une volonté de ne pas laisser manifester propice à tous les
incidents
À
Lyon
Publié le 21/10/2026

À Lyon le 17 octobre,
aucun parcours n’avait été déposé et les
syndicats ont été aux abonnés absents. Tout le monde
s’attendait à ce que la police gaze et matraque, ce qu’elle a fait dès le
matin. Malgré cela, plus de 20 000 manifestants, souvent en petits
groupes, des jeunes mais aussi des travailleurs et des retraités en colère contre
la vie chère, sont restés la journée entière, avec leur pancarte, passant d’un
lieu à l’autre au milieu des gaz. Cortèges, banderoles, slogans revendicatifs
étaient quasi absents. Rapidement, lorsque l’Office du tourisme a été incendié,
l’immense place Bellecour, point de convergence des manifestants, s’est
transformée en souricière arrosée de gaz lacrymogène. Cela n’a pas empêché des
milliers de personnes de continuer à défiler toute l’après-midi dans les rues
alentour, formant plusieurs cortèges improvisés à l’initiative de militants. Un
groupe de l’hôpital de la Croix-Rousse a manifesté en blouse blanche. Parmi les
femmes et les hommes présents, certains craignaient les affrontements, tandis
que d’autres ne voyaient pas d’un mauvais œil le recours à la violence. Mais la
volonté de se regrouper entre travailleurs avec leurs propres revendications a
été plus forte que ces divergences. Derrière leur banderole « De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital » , et munies d’un mégaphone, les hospitalières ont entraîné jusqu’à 2 000
autres manifestants dans leur sillage, en scandant des slogans comme « Du fric, du fric, pour l’hôpital
public, du blé, du blé, pour tous les ouvriers ! » . Quand un manifestant a voulu s’en prendre à une
boutique, beaucoup d’autres
sont intervenus pour l’en dissuader, sentant que leur force était dans la
cohésion du cortège. Dans une autre partie de la ville, le cortège de Lutte
ouvrière, accompagné de plusieurs cheminots en vêtements de travail fluo, a pu
lui aussi quitter la place Bellecour, suivi d’un millier de personnes qui
étaient contentes de trouver un cortège organisé pour crier leur colère avec
des slogans. Ils étaient encouragés par les marques de soutien des
automobilistes qui klaxonnaient ou des gens aux fenêtres, preuve que le
mouvement était soutenu au-delà de ceux qui s’étaient sentis capables de braver
les violences policières.
Lisez, diffuser autour de vous Lutte ouvrière
1 euro 50
Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :
-vendredi 23 octobre, de 17 h.15 à
18 heures 15, carrefour Babou ;
-samedi 24 octobre, de 10 h.30 à
midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,
-et de 11 h à midi au marché de la
Colonie ;
-dimanche 25 octobre, de 11h à midi
au marché Héloïse.
Un entretien sur un sujet qui nous est cher
14 novembre, 15 heures :
entretien à la librairie du Presse-papier avec Rémy Adam pour son ouvrage
« Le parti bolchévique ».
La vente des entrées pour le prochain
banquet à Argenteuil du 16 janvier 2027 a commencé. 17 euros, et 8 pour les
enfants de moins de 14 ans.
Samedi 24 octobre.
Manifestations
du 24 octobre
Manifestons
massivement de la Bastille à la Nation
Rendez-vous
14h00