lundi 12 octobre 2026

Argenteuil, Kéolis, retour sur la grève de vendredi au dépôt d'Argenteuil

 

Des problèmes jamais réglés, des problèmes qui devront l’être

 

 

Près d’un tiers des 360 conducteurs du dépôt d’Argenteuil étaient en grève vendredi dernier. Des militants FO et Unsa étaient présents sur le piquet de grève. Les bus ne sortaient pas. Les syndicats demandent une réouverture des Négociations Annuelles Obligatoires. Un minable 0,6 % est seulement proposé pour cette année.

         Les conducteurs dénoncent aussi la vétusté du matériel. Hier, la Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail a fait une opération de vérification des bus à la sortie et de nombreux bus n'ont pas pu sortir. La grève n'était que pour vendredi mais un syndicaliste m'a dit que les bus ne pourraient pas sortir demain car il faut l'aval du Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail, et que ce serait pour lundi. Des conducteurs sont aussi mécontents contre le projet de la direction de faire des services de 8h15 alors que maintenant la durée maximum est plutôt plus basse.

         Le dépôt d'Argenteuil fait partie d'une délégation de Service Public avec le dépôt de Montesson dont les travailleurs n’ont pas fait grève vendredi. Le contrat de 5 ans devait arriver à échéance en fin d'année et a été prolongé d’un an. Bien sûr le sentiment est que ça s'est dégradé depuis 5 ans et que c'était mieux du temps du délégataire Transdev. Les primes n'ont pas été remises en cause mais ils ont perdu l'intéressement qui était de plus de 3000 euros. Il y avait déjà eu 2 semaines de grève sur les salaires en mai 2024.

         Un élément qui fait sourire mais qui n’est pas du tout drôle. Sur les nouveaux bus qui doivent être mis prochainement en service, il y a un hic : il n’est pas possible d’utiliser correctement le rétroviseur droit essentiel pourtant.

         Bref, grève en 2024, et cette mobilisation vendredi dernier qui sonne comme un coup de semonce.  Correspondant LO

dimanche 11 octobre 2026

Lycées : une nouvelle grande manifestation prévue le 13 octobre

 

Contre le petit magicien Geffray, le mouvement continue

  


Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation a annoncé au journal télévisé qu’il allait débloquer des centaines de milliers d’heures supplémentaires et autoriser le recrutement de plusieurs centaines de contractuels supplémentaires pour pallier au manque d’enseignants.

         Sans la mobilisation des lycéens le gouvernement n’aurait même pas levé ce petit doigt. Mais beaucoup de jeunes se méfient de la réalité de ces annonces, comme celle de nommer 3 000 enseignants en renfort d’ici la semaine prochaine.

         Pas sûr que le gouvernement, qui joue de la carotte des promesses et du bâton de la police pour arrêter le mouvement de contestation des lycéens, réussisse à l’empêcher de s’étendre.

Gasoil : le gouvernement cause mais il n'a pas la main

 

Ce sont les trusts qui font la loi

 

Le Premier ministre Lecornu vient d’annoncer la mise sur le marché de 10 millions de barils de diesel à sortir des stocks stratégiques. En vendant aux distributeurs ce gasoil à prix coûtant, il espère voir les prix à la pompe baisser de 12 à 18 centimes.

         Il ne s’agit que d’un espoir car cela va dépendre du bon vouloir des distributeurs qui restent libres de fixer leurs prix et de l’évolution de la spéculation au niveau mondial. Les conducteurs ne sont pas du tout certains de bénéficier de la baisse annoncée.

         Lecornu s’applique à lui-même la vieille devise satirique des Shadoks : il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien, que d’arrêter et risquer que ce soit pire.