samedi 10 octobre 2026

Automobile : Renault-Flins, Stellantis-Poissy : l’union fait la force

 Renault-Flins, Stellantis-Poissy : l’union fait la force

L’usine Renault de Flins et celle de Stellantis à Poissy comptent chacune encore aujourd’hui environ de 2 000 travailleurs. Mais toutes deux sont menacées de fermeture.

Publié le 07/10/2026

 

À Flins, Renault ne produit déjà plus de voitures et à Poissy, Stellantis arrêtera d’en produire fin 2028, peut-être même avant.

Depuis déjà quelque temps, des militants syndicaux de Stellantis à Poissy projetaient d’aller à la rencontre des travailleurs de Renault à Flins. En effet, l’annonce récente de l’abandon du projet d’une nouvelle cataphorèse à Flins semble signer à terme la fermeture de l’usine.

Avec la fermeture des deux sites, des milliers d’emplois directs et indirects seraient supprimés. Des travailleurs et leur famille pourraient se retrouver sans salaire et avec un avenir encore plus bouché pour les jeunes et pour les moins jeunes qui ne trouvent déjà pas de travail dans la région.

À Poissy comme à Flins, les travailleurs ont besoin de garanties pour leur avenir. À Poissy, les revendications établies en assemblée générale sont simples : que chacun, quels que soient son âge et sa situation personnelle, ait une solution après la fermeture de l’usine. Il faut une préretraite digne, un travail dans le groupe ou ailleurs. Cela implique que des formations, des reclassements corrects et une prime supra-légale, à la hauteur des années passées à trimer pour des salaires bien trop bas, soient prévus.

Les mêmes discussions ont lieu parmi les travailleurs et les militants à Renault Flins.

Mardi 6 octobre, avant de se rendre à la manifestation lycéenne à Paris, un groupe de 25 militants syndicaux de Poissy s’est rendu à Flins. Ensemble, avec des militants de Renault, ils ont distribué un tract aux autres travailleurs. Les discussions ont été nombreuses. Beaucoup sentant bien que face aux attaques patronales, il faut s’unir. Effectivement, à Stellantis comme à Renault, les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre, et en priorité leur droit à l’existence. Cette prise de contact très positive en appelle bien d’autres.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3036)

Argenteuil, IUT, Kéolis, le ton monte

 

Lycéens, étudiants, travailleurs, se battre contre l’inacceptable

 

 

La mobilisation de la jeunesse s’est étendue hier matin à l’IUT sise au Val-Sud de la Ville près de la gare du Val. Rien d’étonnant. Ce qui touche partout la jeunesse au niveau des conditions d’apprentissage, des locaux, et l’inquiétude face à son avenir dans un monde en crise, amène partout la mobilisation. À suivre donc.

         Quant à la grève qui a bloqué hier matin l’ensemble de la circulation des bus, on en imagine les raisons. Il y a un an et demi, une longue grève avait touché le dépôt d’Argenteuil et celui de Montesson. Les travailleurs y dénonçaient les conditions de travail et l’état du matériel. On imagine très bien que rien a changé sur ces différents plans. À cela s’ajoutent aujourd’hui la baisse du pouvoir d’achat et la crainte pour l’avenir des enfants qui se mobilisent depuis quinze jours maintenant.

         Des ingrédients qui peuvent faire que la mobilisation se développe partout dans les jours qui viennent. DM

Argenteuil, un mauvais coup supplémentaire pour les travailleurs de la Ville

 

Se mobiliser pour faire annuler cela et le reste

 

 

Lors du dernier conseil municipal d’Argenteuil, la condition des travailleurs territoriaux de la commune était à l’ordre du jour. En catimini, par décret, en juillet dernier, le gouvernement a fait passer une généralisation du régime des autorisations spéciales d’absences. Il appelle cela « harmoniser », et c'est à la baisse comme de bien entendu. À Argenteuil, cette uniformisation se traduira au 1er janvier par un alignement à ce plancher-plafond décidé par le gouvernement.

         Certes le gouvernement décide, mais la municipalité n’a même rien à dire pour exprimer que c’est fort de café. Qui ne dit mot consent avec contentement. Elle se tait. D’autant plus qu’un grand nombre de ces autorisations spéciales d’absence, en particulier pour garde d’enfant malade, sont assujetties à l’agrément de la hiérarchie, selon les fameuses et « bienvenues » nécessités de service.

         La municipalité d’Argenteuil pourrait dire que ces autorisations seront accordées systématiquement. Mais elle se tait, et chacun connaît l’ambiance globale de la hiérarchie dans les services pour les refuser « par nécessité de service » bien sûr.

         Rien d’étonnant donc. Mais la réponse finale viendra des travailleurs de la collectivité, de leur mobilisation, de leur lutte. Il y a urgence. DM