dimanche 27 septembre 2026

Menaces sur l’emploi chez SFR : les travailleurs ne veulent pas se laisser faire

 

Se battre contre le Monopoly capitaliste

 

 

Environ un tiers des salariés de SFR était en grève le 24 septembre. Ils protestaient contre les conséquences sur leurs emplois et leurs conditions de travail de la vente à la découpe au consortium composé de Bouygues Telecom, Free et Orange par l'actionnaire principal de SFR, le milliardaire Patrick Drahi. 3 000 emplois devraient notamment être supprimés sur les 5 000 que compte l'entreprise, et bien davantage avec ceux de la sous-traitance.

         Une saignée révoltante.

Moyen-Orient : le chaos s’étend

 Moyen-Orient : le chaos s’étend

Samedi 19 septembre, des missiles tirés par les rebelles yéménites Houthis ont frappé à deux reprises Ryad, la capitale de l’Arabie saoudite, ainsi que des installations de l’Aramco, la principale compagnie pétrolière saoudienne, situées à Yanbu, un port sur la mer Rouge.

Publié le 23/09/2026

Cette nouvelle escalade intervient après la reprise, à la mi- septembre, du conflit qui oppose le gouvernement yéménite officiel, soutenu par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, aux milices pro-iraniennes des Houthis. Progressant très rapidement, celles-ci sont parvenues à prendre le contrôle de tout le littoral bordant la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, sur la route qui relie l’Asie à l’Europe via le canal de Suez. La possibilité que ce détroit puisse être fermé a fait bondir les prix du baril de pétrole, une flambée qui menace d’aggraver encore la crise économique mondiale.

Selon le New York Times, après les attaques sur Ryad, le prince héritier Mohammed ben Salman, dirigeant de fait de l’Arabie saoudite, a « imploré [le président américain] d’intervenir pour freiner l’avancée rapide » des Houthis. Pour la deuxième fois en quinze jours, Trump s’y est refusé, déclarant, dimanche 20 septembre, comme pour justifier sa décision, que les Houthis auraient accepté de ne pas s’en prendre aux États-Unis.

Pour tenir compte de l’hostilité à la guerre d’une grande partie de la population américaine alors que les élections de mi-mandat ont lieu début novembre, Trump veut éviter d’engager de nouvelles opérations militaires. Il abandonne ainsi son allié saoudien après l’avoir mis dans une situation difficile. La reprise des combats au Yémen est en effet une conséquence directe du déclenchement par les États-Unis de la guerre contre l’Iran.

En se lançant dans cette aventure guerrière, Trump voulait réaffirmer la toute-puissance de l’impérialisme américain. La démonstration a tourné court car le régime iranien s’est maintenu. Il est même sorti renforcé de l’épreuve, en prenant le contrôle du détroit d’Ormuz, sans que Trump soit capable de l’empêcher pour le moment.

Cet échec et les imprévisibles revirements de Trump avaient incité l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie à conclure, au début du mois d’août, un pacte de défense visant à les rendre plus indépendants de leur allié traditionnel américain en prévoyant que « toute attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous ».

Ces manœuvres diplomatico-militaires préparent et annoncent de nouvelles escalades qui seront payées chèrement par les peuples de la région. Au Yémen, l’intensification des combats depuis la mi-septembre a déjà fait des centaines de morts et, selon l’ONU, plus de 110 000 déplacés dans un pays ravagé par la guerre depuis 2015 et plongé depuis des années dans une des pires crises humanitaires dans le monde.

Ce chaos de plus en plus généralisé aux conséquences dramatiques ne tient pas seulement à la personnalité de Trump et à ses choix aventureux. C’est la forme que prend aujourd’hui la domination de l’impérialisme, un système où une poignée de grandes puissances s’affrontent pour le pillage des richesses et qui est incapable d’offrir un autre avenir à l’humanité que l’aggravation des crises et des guerres.

                                                            Marc Rémy (Lutte ouvrière n°3034)

Argenteuil, quand la place de la Basilique se transformera en Forum

 

Chacun amenant son petit coussin comme de bien entendu


 

 


C’est avec un grand plaisir que j’ai assisté à un spectacle de danse donné par la troupe de la danseuse Marie-Claude Pietragalla. 40 minutes menées tambour battant sur une musique de jazz des années 1930. Le spectacle avait lieu dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Il était donné en extérieur, sur une estrade faisant face aux spectateurs assis sur les marches menant à l’édifice.

         Bien.

         Au-delà de cette satisfaction toute personnelle mais partagée par le public, voilà que j’ai eu une idée, « lumineuse » si vous en jugez ainsi.

         Un jour ou l’autre, les luttes du monde du travail vont reprendre, partout, et ici. En tout cas, nous le souhaitons.

         Lorsque ces mobilisations se développeront à nouveau, nous aurons besoin de nous réunion pour en discuter. Il y a bien sûr quelques salles sur la Ville qui démontreront leur utilité pour le public des travailleurs en mouvement, Le Figuier blanc, l’Atrium, et les salles du complexe Jean Vilar n’en doutons pas. Mais par beau temps, voilà une utilité pour cette place de la Basilique se transformant en Forum, les participants occupant en particulier les places des marches transformées tout simplement en gradins de ce Forum. DM

samedi 26 septembre 2026

Plan Lecornu : 54 milliards à voler dans les poches populaires

 Plan Lecornu : 54 milliards à voler dans les poches populaires

Le « Plan de redressement » du budget présenté au conseil des ministres du 1er octobre prévoit une économie de 54 milliards d’euros qui sera entièrement à la charge des travailleurs en activité ou retraités, des locataires, des malades.

Publié le 23/09/2026

Le Parlement pourra ensuite discuter savamment si les retraités doivent être ponctionnés par un gel de leurs pensions ou par la suppression de l’abattement de 10 % sur leurs impôts. Selon le Premier ministre Lecornu, ils devraient se consoler en se disant qu’ils ne seront pas les seuls à être mis à contribution. C’est même une grande liste de restrictions qui est annoncée, avec comme point commun de toucher les milieux populaires, d’un gel possible des APL à un rabotage envisagé des allocations familiales, d’un délai de carence imposé aux étrangers pour toucher certaines allocations, aux mesures déjà annoncées cet été contre la santé des travailleurs et pour taxer ceux en accident de travail ou en maladie professionnelle. L’énumération des attaques n’est peut-être pas terminée car il vient d’être question d’une baisse de 30 % du budget consacré à la prime de rentrée scolaire de l’an prochain.

Lecornu craint sans doute que son budget soit retoqué car il n’a pas de majorité. Une opposition plus sérieuse pourrait venir des 5,8 millions de travailleurs qui dépendent de l’État, travaillent dans une collectivité locale ou à l’hôpital public, auxquels il n’est promis aucune augmentation générale de salaires l’an prochain. Comme les travailleurs du secteur privé ne sont pas mieux lotis, tous sont en droit d’exiger une augmentation générale des salaires alors que les profits et les fortunes explosent. D’autant plus que l’État ne refuse rien au grand patronat quoi qu’il en coûte à son budget, au point de creuser encore le déficit malgré les sacrifices demandés à la population.

Au moment où le gouvernement détaille ces sacrifices, il annonce que la taxe instaurée en 2025 sur les profits des grandes entreprises, déjà une peccadille, va être ramenée de 7,5 à 5 milliards d’euros. Tout un symbole.

                                                            Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3034)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 26 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 27 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

Budget Lecornu : haro sur les retraités

 

Retraités, nous ne sommes pas morts. Rendons les coups !

 


Le gouvernement veut faire peser sur les retraités une partie des 54 milliards d’euros d’économies budgétaires qu’il projette.

         Les retraités touchant plus de 2 034 euros par mois n’auraient aucune augmentation pour compenser l’inflation ; ceux touchant entre 1 260 et 2 034 euros auraient une augmentation inférieure à 1,5 % ; seuls ceux touchant moins verraient leurs pensions augmenter de 1,5 %, ce qui est inférieur au 2,5 % d’augmentation officielle des prix et alors que tout le monde sait que cela va être pire dans les mois qui viennent.

         Par ailleurs les retraités touchant plus de 2 500 euros ne bénéficieraient plus de l’abattement fiscal de 10 % et beaucoup paieraient donc plus d’impôts.

         Récupérer quelques milliards sur le dos des retraités qui ont travaillé toute leur vie pour avoir de maigres pensions de retraite alors que les profits affluent par milliards vers le grand patronat, c’est juste ignoble !