mardi 22 septembre 2026

Argenteuil, cité Joliot-Curie, où en est la situation des sinistrés ?

« Ne laisser personne sans solution »

 

 

Il est bien difficile de savoir où l’on en est pour le relogement des locataires du numéro 1 de la rue Yves Farge brutalisés samedi matin par une explosion. Ont-ils tous trouvé un point de chute provisoire ? De sombres bruits circulent sur la question comme sur l'origine du sinistre ? Les réponses obtenues par les sinistrés rassemblés devant l'agence ABH de la cité ne semblent pas avoir rassuré. Nous ne sommes pas en mesure de préciser les inquiétudes, malgré les sources que nous avons dans la cité. Daniel, l'ami concerné m'a téléphoné. Il va bien. Il est hébergé chez un ami.

         Une chose qui n’a pas aidé a été l’absence de suite à l’information de samedi du maire d’Argenteuil dont en tout cas la ligne était claire : « Dans ces moments difficiles, notre priorité est d’être présents aux côtés des Argenteuillais, de les accompagner et de ne laisser personne sans solution. » Hier au soir, la diffusion d'une information de la Ville sur l'organisation de permanences d'écoute et d'accompagnement va permettre sans doute aux sinistrés d'obtenir davantage d'information sur ce qui les préoccupe en premier lieu, la question du retour dans les logements.

         Oui, ne laisser personne sans solution. Les habitants sinistrés sont des victimes dont le préjudice aujourd’hui est énorme. Les décisions proposées à ces locataires dans la peine doivent être à la hauteur des responsabilités des élus de la municipalité et des dirigeants d’AB Habitat. Dominique MARIETTE

 

lundi 21 septembre 2026

Le 29 septembre : contre l’austérité gouvernementale

Le 29 septembre : contre l’austérité gouvernementale

Le 29 septembre, les agents de la fonction publique sont appelés à la grève et à des manifestations par la majorité de leurs syndicats. Les pompiers, déjà mobilisés, ont annoncé s’y joindre et ils seront probablement suivis par d’autres catégories de travailleurs.

Publié le 16/09/2026

Hôpitaux, maisons de retraite, services départementaux de lutte contre les incendies, établissements scolaires et bien d’autres services utiles à la population manquent de personnel et finissent par être incapables de répondre aux besoins des usagers.

De plus, le blocage des salaires quasi continu depuis plus de dix ans a engendré une perte importante de pouvoir d’achat. Aujourd’hui, selon la CGT, 862 000 agents perçoivent un salaire de base inférieur au smic. L’État ou les collectivités comblent la différence par une indemnité dite différentielle, prime qui n’est pas incluse dans le calcul des retraites. Les salariés concernés par cette prime sont deux fois plus nombreux qu’en 2025.

Si on réactualisait leurs salaires en fonction de l’inflation officielle intervenue depuis 2000, la majorité des agents de la fonction publique en fin de carrière auraient un salaire brut majoré, selon leur métier, de 600 à plus de 1 000 euros environ.

Le nombre de salariés contractuels, et donc en situation de précarité, est en augmentation. En 2022, ils représentaient déjà 1,26 million d’agents. La plupart ont des salaires inférieurs de plusieurs centaines d’euros à celui des titulaires faisant le même travail. Ils subissent d’autant plus fortement la pression de la hiérarchie.

Cette situation, conséquence directe des décisions de l’État ou des collectivités territoriales, est identique dans le secteur privé où les patrons font aussi pression sur les salaires, réduisent le personnel et imposent une situation précaire à toujours plus de travailleurs.

Une réaction d’ensemble s’impose, non seulement dans le secteur public mais aussi dans le privé contre cette politique de l’État qui est aussi une politique patronale.

                                                           Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3033)

 

Israël : Netanyahou et ses crimes de guerre

 

Israël : Netanyahou et ses crimes de guerre

Alors que l’échéance électorale se rapproche, le Premier ministre israélien vient d’être visé par des révélations concernant son attitude lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

Publié le 16/09/2026

 


La politique de son gouvernement à l’égard des Palestiniens de Cisjordanie a ensuite été dénoncée dans un rapport de l’ONG israélienne des droits humains, B’Tselem.

Le journal de gauche Haaretz a révélé le 9 septembre que Netanyahou aurait été averti, par le président des Émirats arabes unis en personne, de l’incursion meurtrière du Hamas quelques jours avant qu’elle ait lieu. L’information a fait scandale en Israël et au-delà, sans être une véritable surprise. En octobre 2023, le quotidien Yedioth Aharonot avait déjà affirmé que Netanyahou aurait été averti de l’imminence de l’attaque par le chef du renseignement égyptien. À l’époque comme maintenant, Netanyahou a rejeté l’accusation. Nombre d’Israéliens n’en sont pas moins choqués, y compris parmi ceux qui l’ont soutenu dans sa politique guerrière qui prétendait avoir pour but l’éradication des militants du Hamas. Au-delà de cette accusation réitérée de négligence criminelle quant à la sécurité des habitants des kibboutz assassinés le 7 octobre, d’aucuns avancent même l’hypothèse d’une manipulation ourdie par le chef du Likoud pour trouver une occasion de lancer une guerre à mort contre les Palestiniens de Gaza.

Quoi qu’il en soit de ce que savait ou non Netanyahou, de ses raisonnements plus ou moins tortueux, une chose est sûre : le projet de guerre totale aux Palestiniens, ceux de Gaza comme ceux de Cisjordanie, comme aux Arabes officiellement citoyens israéliens, existe depuis longtemps, en particulier depuis la cohabitation avec Smotrich ou de Ben Gvir, deux ministres d’extrême droite dont c’est ouvertement le programme.

La publication, le 14 septembre, d’un rapport de l’ONG B’Tselem intitulé « Le projet d’élimination », confirme la réalité de cette politique en déclinant son application en Cisjordanie. En complément des quelque 250 pages de ce rapport, deux responsables de l’ONG ont mis en ligne une courte vidéo dénonçant « le démantèlement systématique de la vie palestinienne en Cisjordanie par Israël ». Images et chiffres à l’appui, les militants montrent comment le pouvoir israélien entend « détruire les conditions d’existence » des 3,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie, grâce aux intimidations, aux violences, aux meurtres, aux restrictions de déplacement et à l’étranglement de toute l’économie. La dépossession des terres, expropriées officiellement ou volées par les milices de colons, les déplacements forcés de villageois privés de maisons et de ressources, l’implantation accélérée de nouvelles colonies correspondent, pour B’Tselem, à une politique de nettoyage ethnique. Les militants enfin montrent à quel degré d’horreur cette politique a d’ores et déjà conduit les dirigeants israéliens à Gaza.

Se sachant soutenu, en dépit de quelques molles réserves, par les dirigeants des puissances occidentales, Netanyahou poursuit obstinément cette politique génocidaire et d’apartheid, ponctuée de conflits récurrents, qui entraîne les deux populations d’une même terre dans une guerre sans fin.

                                             Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3033)