mardi 8 septembre 2026

L’État et ses serviteurs : Rachida Dati, sans souci

Magistral comme démonstration !

 


Justice des riches, justice des pauvres, et coups de pouce

Rachida Dati a réintégré la magistrature, quelques semaines avant d’être jugée pour corruption et trafic d’influence. L’affaire traîne depuis 2019, ce qui ne l’a pas empêchée entre-temps de devenir ministre. Elle retrouve aujourd’hui son corps d’origine, et le salaire qui va avec.

         Quand elle comparaîtra devant ses juges, ils pourront au moins se saluer entre collègues.

 

Argenteuil, canicules, construction, sols argileux, quelle situation, quelles conséquences dans la Ville ?

 

Dans un premier temps, un état nécessaire à établir

 

Une capture d'écran ancienne d'une telle fente 

Nous avons abordé ces jours derniers la question des conséquences sur la santé et la mortalité des cinq périodes de canicule subies par les habitants depuis début juin. Il faut que la population en connaisse le bilan le plus rapidement possible.

         Mais il y aurait un second bilan à faire. Une habitante de la Colonie alerte : « Mon pavillon a subi de vrais impacts des périodes de sécheresse. Des fentes sont très visibles à l’extérieur. Il y a eu un craquement net une nuit ». D’où son inquiétude et les démarches qu’elle vient d’engager.

         Comme des éponges, les sols argileux gonflent avec la pluie et se rétractent en période de sécheresse. Argenteuil a un risque important en la matière. Sols argileux, eaux souterraines abondantes, et cette sécheresse qu’elle partage avec bien d’autres lieux.

         Il serait intéressant de recenser tous les habitants concernés. Une démarche de prise en compte d’un état de « catastrophe naturelle sécheresse » pour les évènements de 2026 va-t-elle être engagée ? La Ville d’Argenteuil a-t-elle déclaré, ou pas encore, un état de sinistre sécheresse ? En 2025, contrairement à d’autres communes, telle celle de Cormeilles-en-Parisis, elle avait vu sa demande de sinistre rejetée par l’État. Mais nous sommes en 2026, où les conditions de la sécheresse ont eu une toute autre ampleur que l’an passé. Une affaire donc à suivre de très près. DM

lundi 7 septembre 2026

Exploitation, salaires, condition ouvrière, c’est la guerre entre deux classes. Jean-Pierre Mercier sur LCI hier dimanche – 2 min 58

Carburants : Total racket

 Carburants : Total racket

La flambée du prix des carburants est directement liée à l’explosion des bénéfices des compagnies pétrolières, à l’image de TotalEnergies, qui a annoncé 11milliards de profits sur le premier semestre 2026.

Publié le 02/09/2026

 


Les profits sont réalisés sur tous les métiers du pétrole, de l’extraction au raffinage, au trading et à la distribution.

Le cours du baril de pétrole brut, qui variait entre 60 et 70dollars avant la guerre en Iran, a grimpé entre avril et juin autour de 110dollars. Après une baisse momentanée en juillet, il a remonté et atteignait 92dollars le 31août. Cela a fait exploser les profits des activités dextraction de Total dans le monde entier.

Ensuite, le trading, qui consiste à spéculer sur les produits pétroliers, a par exemple permis à Totsa, la filiale de Total basée en Suisse, de réaliser des profits insensés en raison de la guerre : un milliard d’euros, rien que pour le mois de mars.

Mais, derrière la flambée du prix, en particulier du gazole, il y a l’explosion des marges des raffineries. Alors qu’habituellement, l’écart entre le prix du pétrole brut et celui du gazole est autour de 10 centimes d’euros par litre, il a atteint en août 40 à 50 centimes. Selon le journal Les Échos, « les marges des raffineurs ont donc quadruplé. En France, elles représentent désormais entre 15 % et 20 % du prix de gazole, presque autant que la matière première pétrolière. »

S’ajoute enfin la marge des distributeurs. Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, ose se présenter comme un bienfaiteur pour avoir plafonné le prix du SP95-E10 à 1,99euro et celui du diesel à 2,25euros dans ses stations-service. Mais ce geste lui a permis de gagner, selon lui, 3 % de parts de marché sur ses concurrents et de faire sa communication à bon compte.

L’explosion de ses profits est telle que les mécanismes d’optimisation fiscale ne lui permettront pas en 2027 d’être à nouveau exonéré de toute imposition sur les bénéfices. « TotalEnergies en 2026 va payer l’impôt sur les sociétés puisque, à cause du détroit d’Ormuz, on fait des profits, y compris en France » a affirmé Pouyanné. Mais il a aussitôt menacé de supprimer le plafonnement des prix dans ses stations si d’aventure, il subissait la taxe sur les superprofits énergétiques.

Pour paraphraser les Tontons flingueurs, les capitalistes, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

                                                 Christian Bernac (Lutte ouvrière n°3031)

Surchauffe dans les transports en communs comme à la T2C de Clermont-Ferrand

 

Une grève salutaire

 

 

La grève commencée le 1er septembre dans les Transports en commun clermontois (T2C) continue. 

         Les salariés dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, les emplois menacés qu'entraineraient inexorablement la baisse du budget de cinq millions d'euros. 

         Que ce soit la métropole, le SMTC (Syndicat mixte des transports en commun) ou la T2C, toutes les directions nient les craintes des salariés. Elles accepteraient d'en discuter... s'ils reprennent le travail. 

         Les travailleurs, qui se réunissent en Assemblée générale tous les jours, leur ont répondu... en reconduisant la grève jusqu'à lundi.