Salaires :
l’argent existe pour les augmenter
Un des principaux problèmes du
monde du travail est celui du pouvoir d’achat. Le gouvernement, les candidats à
l’élection présidentielle et les journalistes sont bien obligés de le
reconnaître.
Publié le 02/09/2026

Mais tout est fait pour cacher au
maximum de travailleurs les raisons de la faiblesse des salaires et encore plus
les moyens d’y remédier. Depuis des années, le terme de coût du travail est
rentré dans le langage courant. Alors que cette expression en elle-même est un
mensonge. Le travail ne coûte pas, ni aux patrons, ni à la société. Au
contraire même, ce sont les salariés, par leur travail qui créent toutes les
richesses. Le travail rapporte, et même il rapporte énormément aux
capitalistes. De l’intérimaire à temps partiel à l’ingénieur mieux payé, tous
créent des richesses et permettent qu’elles circulent dans la société, qu’elles
soient utilisées, ou que ceux qui les produisent soient éduqués, nourris,
soignés. Ces richesses sont gigantesques, malgré la crise. Les centaines de
milliards de profits et de dividendes que toutes les grandes entreprises
encaissent chaque année le prouvent. Mais pour que la part qui revient aux
actionnaires, aux familles capitalistes déjà richissimes augmente encore et
toujours, il faut que celle qui revient aux salariés sous la forme de salaires
diminue. Et c’est ce qui se passe depuis des décennies, aboutissant à l’appauvrissement
des classes populaires. Chacun le ressent violemment dans sa vie. Bien des
travailleurs chiffrent même précisément ce qui leur manque en parlant du besoin
d‘une augmentation de 400 ou 500 euros par mois, comme on pouvait le lire dans
le journal Les Echos du 1er septembre. Mais pour les
capitalistes, il n’est pas question de céder sur les salaires, tant leur
écrasement est la condition indispensable à leur propre enrichissement.
Alors les responsables
politiques, aidés par les patrons de la grande distribution multiplient les
interviews pour expliquer comment on pourrait faire semblant d’augmenter les
salaires sans toucher aux profits.
Le Pen et une partie de la droite
proposent de « rapprocher le brut du net ». Cela voudrait juste dire réduire
les cotisations sociales, celles qui doivent servir à alimenter la Sécurité
sociale, l’assurance chômage et les retraites. Autant dire que ce que les
salariés gagneraient d’un côté, ils le perdraient de l’autre. Et les fortunes
des capitalistes ne seraient pas écornées.
D’autres évoquent l’idée d’une
augmentation de la TVA. Cet impôt est le plus injuste car chacun le paye quel
que soit son revenu. La TVA permet à l’État de prélever environ 210 milliards
par an dans les poches de la population, pendant que les impôts des entreprises
ne rapportent que 81 milliards à ce même État, et que le total des bénéfices
des plus grandes entreprises dépasse régulièrement la centaine de milliards.
Pour augmenter le pouvoir d’achat
des classes populaires, il faut une augmentation massive des salaires, et pour
cela contraindre les capitalistes à sortir l’argent de là où il est vraiment,
c’est-à-dire de leurs coffres.
Marion Ajar (Lutte ouvrière n°3031)
Les
prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-vendredi 4 septembre, de
17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;
-samedi 5 septembre, de 10
h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,
-et de 11 h à midi au
marché de la Colonie (sous réserve) ;
-dimanche 6 septembre, de
11h à midi au marché Héloïse (sous
réserve).