mardi 1 septembre 2026

Argenteuil, éducation, une rentrée qui s’annonce difficile

Une École des quartiers populaires à défendre bec et ongles

  

Manifestation à Grenoble en septembre 2025

La rentrée des élèves commence aujourd’hui pour une nouvelle année scolaire. Selon les classes et les degrés, elle va s’échelonner tout au long de la semaine. Jour après jour, parents et élèves constateront les problèmes. Certains liés à la question de la « carte scolaire » sont déjà apparus sur la Ville, des collèges connaissant des effectifs pléthoriques. Je demeure aussi un militant de la CGT-éducation du Val d’Oise, vous pouvez me transmettre l’état de situations problématiques.

         Dans tous les cas, nous savons que la politique de l’État est celle de restrictions, actuelles et à venir. L’éducation dite nationale n’y échappe pas. Une difficulté vient s’y ajouter, celle du piratage de nombreuses données internet. Le ministère de l’Éducation est en première ligne, et l’Académie de Versailles à l’avant-garde au niveau des données piratées. Cela ne va pas être sans conséquence.

         La défense du service public d’éducation va être une priorité parmi nos combats à mener.

         Pour terminer, en incidente, où en est-on du dixième collège dont la construction à Argenteuil devrait être achevée depuis des années ?

         Bonne rentrée tout de même à tous. DM

 

lundi 31 août 2026

IA : spéculation et anarchie

 IA : spéculation et anarchie

Mi-août, Nvidia et ChatGPT se sont mis d’accord pour financer la construction du plus grand centre de données au monde. Ce centre est en cours de construction aux États-Unis dans l’Ohio.

Publié le 26/08/2026

 

Nvidia a mis sur la table une garantie de 105 milliards de dollars, tandis que ChatGPT s’est engagé à le louer pendant vingt ans. Il abritera plus de 1,5 million de puces, bien évidemment fournies par Nvidia. Pour les alimenter, il faudra construire une centrale électrique dont la puissance sera équivalente à ce que consomment six millions de foyers américains !

Avec la bulle spéculative de l’IA, des capitalistes de tout horizon trouvent facilement des fonds pour construire des centres de données un peu partout sur la planète. Leur objectif est d’en louer l’accès aux entreprises du secteur au meilleur prix, si toutefois la bulle ne finit pas par exploser. En attendant, peu leur importent les conséquences pour les populations locales ou pour le climat. Dans l’Oise, 300 personnes se sont mobilisées mi-août contre l’installation de deux centres de données. Le promoteur met en avant un investissement de 4 milliards d’euros et 150 emplois, mais les riverains dénoncent ces « radiateurs géants » qui se nourrissent de quantités astronomiques d’eau et d’électricité – ils dévoreraient quatre fois ce que les habitants des dix communes avoisinantes consomment. Selon la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de l’Oise, ils sont aussi susceptibles de laisser s’échapper les polluants éternels contenus dans les liquides de refroidissement nécessaires à leur fonctionnement.

En France, l’implantation des data centers a été facilitée par la récente loi de « simplification de la vie économique ». Plus de 500 data centers devraient être en service d’ici 2030, pour 69 milliards d’euros d’investissements. Leur consommation électrique pourrait atteindre 40 TWh, soit la consommation électrique annuelle moyenne d’environ neuf millions de ménages, l’équivalent de la production de cinq à six réacteurs nucléaires.

Dans les pays pauvres, la course aux datas centers est encore plus choquante. France 24 rapportait, il y a peu, le cas d’un township en bordure du Cap en Afrique du Sud, où les habitants sont quotidiennement confrontés à des pénuries d’eau potable et d’électricité, et où la construction de deux nouveaux centres, approuvée sans études préalables sur leur impact ni consultation des riverains, menace un peu plus leur accès à ces denrées vitales. En Afrique subsaharienne, 600 millions de personnes habitent dans des bidonvilles et n’ont qu’un accès limité ou épisodique à l’électricité et à l’eau, mais des entreprises trouvent des milliards pour y construire des centres de données et faire fonctionner leurs millions de puces.

L’intelligence artificielle est sans aucun doute un immense progrès technique. Mais la priorité de la classe capitaliste, c’est le profit, quitte à assoiffer les pauvres, à les priver d’électricité, et à faire chauffer un peu plus la planète.

                                                              Serge Benham (Lutte ouvrière n°3030)

Volkswagen : la saignée d’emplois s’approfondit

 

Les licenciements d’un côté, les profits de l’autre

  


Oliver Blume, dirigeant de Volkswagen, a commencé sa tournée dans une demi-douzaine d’usines du groupe, pour justifier la suppression de 50 000 postes d’ici 2030, s’ajoutant aux 50 000 suppressions déjà prévues. Quatre sites au moins sont menacés de fermeture, et les syndicats comptent un total de 140 000 emplois sur la sellette.

         Sur le site principal de Wolfsburg (Basse-Saxe), face à 10 000 salariés, Blume a tâché de faire pleurer sur les difficultés de l’industrie automobile allemande face à la concurrence chinoise et aux taxes américaines. Il a été beaucoup moins bavard sur les 3 milliards d’euros de bénéfice déjà réalisés par le groupe aux deux premiers trimestres 2026.

Disneyland Paris : les conditions de travail tuent

 

Un nombre d’accidents du travail qui ne cesse d’augmenter

  

Derrière une certaine magie, le travail des prolétaires

Euro Disney, qui gère Disneyland Paris, vient d’être reconnu coupable de la mort d'un technicien électrocuté dans le parc il y a 10 ans. La direction parlait d'un accident malheureux, triste... alors que sa mort était due au sous-effectif des équipes de maintenance, au manque d'entretien du matériel et aux conditions de travail dégradées.

         Des ouvriers payent de leur vie les économies que font les grands patrons. Il faut ôter le pouvoir de nuire à ces criminels.