“Des
moyens pour l’éducation” : une question politique
Des centaines de milliers de
lycéens poursuivent un mouvement commencé pour obtenir des moyens dignes de ce
nom dans les secteurs abandonnés de l’Éducation nationale.
Publié le 14/10/2026
Sans surprise, le manque de
moyens touche davantage les collèges et lycées des quartiers populaires, des
petites villes déjà frappées par le chômage et, tout particulièrement, les
lycées professionnels.
Le mouvement s’est depuis élargi
à toute la jeunesse, y compris étudiante, et aux travailleurs de l’Éducation.
Il a aussi élargi ses
revendications, tout en chiffrant à dix milliards d’euros l’augmentation
nécessaire du budget consacré à la jeunesse.
La question n’est pas de savoir
si cette somme suffirait à embaucher le personnel manquant et à le payer
correctement, à rénover ou construire les établissements scolaires, stades,
piscines et bibliothèques pour accueillir correctement quinze millions
d’élèves. En admettant, et en militant pour que le mouvement devienne
suffisamment puissant pour faire reculer le gouvernement, la question est de
savoir où ce dernier prendrait dix milliards ?
Il ne s’agit évidemment pas de
les prendre sur les budgets utiles, comme la santé, la protection sociale, le
logement populaire, les infrastructures urbaines etc.
Malgré la propagande réactionnaire
permanente, les jeunes en mouvement, qui ont tous des grands-parents, ne
peuvent pas croire que les retraites des travailleurs sont un privilège
exorbitant.
Il reste donc les budgets
consacrés, sous diverses formes, aux capitalistes, à commencer par les 270
milliards d’aides aux entreprises, qui tombent dans les coffres des plus
riches. Il faut y ajouter les 91 milliards versés aux banques pour payer la
dette de l’État, qui n’a certainement pas été creusée par la jeunesse et, last
but not least, les 70 milliards du budget militaire qui enrichissent les
Dassault et autres marchands de mort.
L’approfondissement du mouvement,
son élargissement populaire, le 17 octobre par exemple, pourraient donc se
faire sous le mot d’ordre : « Des fonds pour l’Éducation, pas pour les
milliardaires, pas pour les militaires ».
Un mot d’ordre qui, outre sa
logique comptable, conteste radicalement l’ordre social.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°3037)
Les prochaines permanences prévues à
Argenteuil :
-vendredi
16 octobre, de 17 h.15 à 17 heures 45, carrefour Babou (permanence raccourcie
pour se retrouver à 18 heures à la gare, départ de la manifestation) ;
-samedi
17 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,
-et de 11
h à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche
18 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.