Des problèmes
jamais réglés, des problèmes qui devront l’être
Près d’un tiers des 360
conducteurs du dépôt d’Argenteuil étaient en grève vendredi dernier. Des
militants FO et Unsa étaient présents sur le piquet de grève. Les bus ne
sortaient pas. Les syndicats demandent une réouverture des Négociations Annuelles
Obligatoires. Un minable 0,6 % est seulement proposé pour cette année.
Les
conducteurs dénoncent aussi la vétusté du matériel. Hier, la Commission Santé,
Sécurité et Conditions de Travail a fait une opération de vérification des bus
à la sortie et de nombreux bus n'ont pas pu sortir. La grève n'était que pour
vendredi mais un syndicaliste m'a dit que les bus ne pourraient pas sortir
demain car il faut l'aval du Commission Santé, Sécurité et Conditions de
Travail, et que ce serait pour lundi. Des conducteurs sont aussi mécontents
contre le projet de la direction de faire des services de 8h15 alors que
maintenant la durée maximum est plutôt plus basse.
Le
dépôt d'Argenteuil fait partie d'une délégation de Service Public avec le dépôt
de Montesson dont les travailleurs n’ont pas fait grève vendredi. Le contrat de
5 ans devait arriver à échéance en fin d'année et a été prolongé d’un an. Bien
sûr le sentiment est que ça s'est dégradé depuis 5 ans et que c'était mieux du
temps du délégataire Transdev. Les primes n'ont pas été remises en cause mais
ils ont perdu l'intéressement qui était de plus de 3000 euros. Il y avait déjà
eu 2 semaines de grève sur les salaires en mai 2024.
Un
élément qui fait sourire mais qui n’est pas du tout drôle. Sur les nouveaux bus
qui doivent être mis prochainement en service, il y a un hic : il n’est
pas possible d’utiliser correctement le rétroviseur droit essentiel pourtant.
Bref,
grève en 2024, et cette mobilisation vendredi dernier qui sonne comme un coup
de semonce. Correspondant LO