dimanche 11 octobre 2026

Lycées : une nouvelle grande manifestation prévue le 13 octobre

 

Contre le petit magicien Geffray, le mouvement continue

  


Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation a annoncé au journal télévisé qu’il allait débloquer des centaines de milliers d’heures supplémentaires et autoriser le recrutement de plusieurs centaines de contractuels supplémentaires pour pallier au manque d’enseignants.

         Sans la mobilisation des lycéens le gouvernement n’aurait même pas levé ce petit doigt. Mais beaucoup de jeunes se méfient de la réalité de ces annonces, comme celle de nommer 3 000 enseignants en renfort d’ici la semaine prochaine.

         Pas sûr que le gouvernement, qui joue de la carotte des promesses et du bâton de la police pour arrêter le mouvement de contestation des lycéens, réussisse à l’empêcher de s’étendre.

Gasoil : le gouvernement cause mais il n'a pas la main

 

Ce sont les trusts qui font la loi

 

Le Premier ministre Lecornu vient d’annoncer la mise sur le marché de 10 millions de barils de diesel à sortir des stocks stratégiques. En vendant aux distributeurs ce gasoil à prix coûtant, il espère voir les prix à la pompe baisser de 12 à 18 centimes.

         Il ne s’agit que d’un espoir car cela va dépendre du bon vouloir des distributeurs qui restent libres de fixer leurs prix et de l’évolution de la spéculation au niveau mondial. Les conducteurs ne sont pas du tout certains de bénéficier de la baisse annoncée.

         Lecornu s’applique à lui-même la vieille devise satirique des Shadoks : il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien, que d’arrêter et risquer que ce soit pire.

Octobre rose : dictature des trusts

 Octobre rose : dictature des trusts

Publié le 07/10/2026

Le laboratoire Astra Zeneca a demandé qu’un de ses médicaments ne soit plus remboursé par la Sécurité sociale. Il s’agit du Zoladex, prescrit dans le traitement de certains cancers du sein hormonodépendants et du cancer de la prostate.

Environ 4 000 patientes et autant de patients ont appris cette décision tardivement, et parfois fortuitement alors qu’elle doit prendre effet le 15 décembre. Aux malades et à leurs médecins de trouver un autre traitement ou de payer le prix fort : 86 euros la dose mensuelle pour les pharmaciens… et combien pour les clients ?

De toute façon, le laboratoire considère qu’il ne vendait pas son produit à un prix assez élevé quand il était remboursé. Alors, il rompt le contrat et se moque bien des conséquences pour les malades.

Quant aux ministres, ils s’affichent avec un petit ruban rose à la boutonnière en solidarité avec les malades d’un cancer du sein. Mais ils font preuve du même mépris pour eux que le trust du médicament.

                                                    S.M. (Lutte ouvrière n°3036)

Sanofi : à la santé des actionnaires

 Sanofi : à la santé des actionnaires

Après avoir vendu, début 2026, le site de Maisons-Alfort qui produisait le Lovenox, la direction de Sanofi a annoncé en septembre la cession de cette marque et de 19 autres produits au groupe allemand Cheplapharm.

Publié le 07/10/2026

Dans cette grande braderie, trois sites de production sont directement vendus : Ploërmel en France, Jurong à Singapour et Csanyikvölgy en Hongrie. En échange, Sanofi prend 26 % des parts de Cheplapharm. L’entreprise française de Big Pharma vivra des rentes de ce groupe et lui sous-traitera les coûts des futurs plans de restructuration. Les dirigeants de Sanofi, richissime multinationale qui a fait 8 milliards d’euros de bénéfices en 2025, se fichent de l’importance de ces traitements pour les malades comme de l’avenir des centaines de travailleurs qui les fabriquent : leur boussole, ce sont les profits du groupe et les dividendes des actionnaires.

Le cas du Lovenox est révélateur. Cet anticoagulant, lancé à la fin des années 1980, est indispensable dans le traitement des thromboses et est quotidiennement utilisé dans les hôpitaux. Il a fait la fortune de Sanofi pendant des années, aux frais des hôpitaux et des malades, grâce à des prix délirants protégés par son brevet, puis à sa situation de quasi-monopole sur le marché européen. Il est aujourd’hui tombé dans le domaine public et, depuis le Covid, il est concurrencé par des médicaments produits à moindre coût. Le résultat est que le Lovenox ne permet plus d’atteindre les marges indécentes exigées par les actionnaires. Alors qu’en 2025, l’ensemble des molécules cédées à Cheplapharm représentaient 1,2 milliard de chiffre d’affaires et rapportaient 500 millions d’euros, soit une rentabilité de plus de 40 %, les ventes sont désormais en baisse. Sanofi a perdu la moitié des parts du marché et préfère vendre avant que la dégringolade ne continue.

Cette vente rappelle que le but de Sanofi n’est pas de produire des médicaments mais des profits. En plus des cessions déjà prévues, les travailleurs des sites Sanofi de Tours, Aramon, Sisteron et Ambarès sont inquiets pour l’avenir : même s’ils restent dans le groupe Sanofi, leur production dépend des produits cédés à Cheplapharm.

Face aux attaques de ce rapace de la finance, la fédération CGT de la chimie ainsi que des responsables politiques de gauche voudraient s’en remettre à un partenariat public privé. Mais pour les travailleurs de Sanofi qui sont 100 000 dans le monde, l’urgence est de combattre les illusions dans l’action de l’État, et de préparer un plan de bataille contre les attaques du patron.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3036)

Argenteuil, conseil municipal, toujours et encore, la salle des fêtes Jean Vilar

 

Mais qu’est-ce qu’ils attendent pour s’en dépatouiller ?

 

 

Il serait temps que la municipalité se dépatouille de cette affaire Jean Vilar qu’elle a engagée aventureusement en 2016. En tout cas, le sujet a encore été abordé lors du conseil municipal de mardi dernier. Lors de celui-ci, le groupe PCF du conseil a défendu une motion sur la nécessité d’une rapide réhabilitation d’une salle fermée depuis 6 ans au détriment de la vie sociale, politique, et associative de la Ville.

         La réponse emberlificotée de la municipalité a donné une nouvelle preuve que non seulement elle n’est pas à l’aise mais qu’elle est très mauvais joueur. Très mauvais joueur, car elle pourrait reconnaître simplement et une fois pour toute qu’elle s’est trompée dans cette affaire en s’engageant dans un projet totalement calamiteux sur tous les plans.

         Pas très à l’aise, au vue de cette réponse qui a dû lui demander bien des efforts de rédaction pour répondre aux conseillers municipaux PCF et à leurs « camarades » (non cités mais suivez mon regard, le Comité Jean Vilar !). Il faut écouter et réécouter le podcast du conseil municipal sur argenteuil.fr/ pour essayer de comprendre ce qu’elle veut dire. Mais tout de même, elle peut y mettre toutes les nuances, toutes les circonlocutions possibles, l’idée centrale est claire. Salle de 2000 ou de 3000 personnes, elle est prête à envisager la transformation, donc la réhabilitation du complexe Jean Vilar.

         Qu’elle s’évite à l’avenir tant d’efforts lexicaux et de narration, et qu’elle dise enfin clairement aux habitants qu’elle va s’engager dare-dare dans les études nécessaires pour parvenir à la solution du problème. DM